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Sur la décision
| Référence : | TJ Paris, jaf sect. 2 cab 1, 18 mai 2026, n° 24/38604 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 24/38604 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce pour altération définitive du lien conjugal |
| Date de dernière mise à jour : | 27 mai 2026 |
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Texte intégral
TRIBUNAL
JUDICIAIRE
DE [Localité 1]
■
AFFAIRES
FAMILIALES
JAF section 2 cab 1
N° RG 24/38604 -
N° Portalis 352J-W-B7I-C6INU
N° MINUTE :
JUGEMENT
rendu le 18 mai 2026
Art. 237 et suivants du code civil
DEMANDERESSE
Madame [P] [D] épouse [Q]
[Adresse 1]
[Localité 2]
Ayant pour conseil Me Lorraine CHRETIEN, Avocat, #A0025
DÉFENDEUR
Monsieur [N] [K] [Q]
[Adresse 2]
[Localité 3]
Ayant pour conseil Me Marième DIOP, Avocat, #A0403
LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
Caroline KIENER
LE GREFFIER
Pauline PAPON
Copies exécutoires envoyées le
à
Copies certifiées conformes envoyées le
à
DÉBATS : A l’audience tenue le 16 Mars 2026, en chambre du conseil
JUGEMENT : prononcé rendu publiquement, contradictoire, en premier ressort et susceptible d’appel
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Le juge aux affaires familiales, statuant publiquement, par mise à disposition au greffe, par jugement contradictoire et susceptible d’appel, après débats hors la présence du public, et après en avoir délibéré conformément à la loi,
DECLARE les juridictions françaises applicables et la loi française applicable au divorce et aux obligations alimentaires et la loi sénégalaise au régime matrimonial des parties ;
Vu l’ordonnance de non-conciliation en date du 3 décembre 2020,
PRONONCE en application des articles 237 et 238 du code civil le divorce de :
Madame [P] [D]
née le [Date naissance 1] 1992, à [Localité 4]
ET
Monsieur [N] [Q]
né le [Date naissance 2] 1991 à [Localité 5] (Sénégal),
mariés le [Date mariage 1] 2019 à [Localité 6] (Sénégal) ;
ORDONNE la mention du présent jugement dans les conditions énoncées à l’article 1082 du code de procédure civile, en marge de l’acte de mariage, de l’acte de naissance de chacun des époux ;
RAPPELLE que seul le dispositif du jugement pourra être reproduit pour la transcription de la décision dans un acte authentique ou un acte public ;
DIT n’y avoir lieu à statuer sur les demandes de « donner acte » ou d’application de dispositions prévues de plein droit par la loi ;
DIT qu’en ce qui concerne leurs biens le présent jugement prendra effet dans les rapports entre époux à compter du 13 novembre 2024 ;
RAPPELLE que chaque époux perd l’usage du nom de son conjoint ;
RAPPELLE que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort, accordés par un époux envers son conjoint pendant l’union, sauf volonté contraire de l’époux qui les a consentis ;
RENVOIE les parties à procéder à l’amiable aux opérations de compte, liquidation et partage de leur régime matrimonial et, en cas de litige, à saisir le juge aux affaires familiales par assignation en partage selon les règles définies aux articles 1360 et suivants du code de procédure civile ;
DEBOUTE Madame [P] [D] de sa demande de prestation compensatoire ;
ATTRIBUE le droit au bail du domicile conjugal, [Adresse 1] à [Localité 7] à Madame [P] [D] ;
CONSTATE que les deux parents exercent conjointement l’autorité parentale sur les trois enfants ;
RAPPELLE que l’exercice en commun de l’autorité parentale implique que les parents ont les mêmes droits et devoirs à l’égard de l’enfant et doivent notamment :
* prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l’orientation scolaire, l’éducation religieuse et le changement de résidence de l’enfant,
* s’informer réciproquement, dans le souci d’une indispensable communication entre les parents, sur l’organisation de la vie de l’enfant (vie scolaire, sportive, culturelle, traitements médicaux, loisirs, vacances…),
* permettre les échanges entre l’enfant et l’autre parent dans le respect de vie de chacun,
* respecter l’image et la place de l’autre parent auprès de l’enfant,
* communiquer, se concerter et coopérer dans l’intérêt de l’enfant,
* se communiquer leurs adresses et coordonnées respectives ;
RAPPELLE que tout changement de résidence de l’un des parents dès lors qu’il modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale doit faire l’objet d’une information préalable et en temps utile de l’autre parent ; qu’en cas de désaccord le parent le plus diligent saisi le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu’exige l’intérêt de l’enfant ;
RAPPELLE qu’à l’égard des tiers, chacun des parents est réputé agir avec l’accord de l’autre quand il fait seul un acte usuel de l’autorité parentale relativement à la personne de l’enfant ;
FIXE la résidence des enfants au domicile de la mère ;
DIT que le droit de visite et d’hébergement de Monsieur [N] [Q] s’exercera à l’amiable à l’égard des enfants, et à défaut de meilleur accord, selon les modalités suivantes :
* en période scolaire : les fins de semaines paires, du vendredi sortie des classes au ldimanche soir 18h,
* pendant les petites vacances scolaires :la première moitié des vacances scolaire les années paires et la seconde moitié des vacances scolaires les années impaires,
* pendant les vacances scolaires d’été : la première moitié des vacances que ce soit les années paires ou impaires ;
DIT que les horaires des vacances, pour chercher et ramener les enfants, sont à définir librement entre les parents ou, à défaut d’accord, sont fixés à 10 heures le matin et à 19 heures le soir ;
PRECISE que :
— la moitié des vacances scolaires est décomptée à partir de la date officielle des vacances, le premier jour à 09 heures, soit habituellement le samedi, et se terminant le dernier jour à 19 heures, soit habituellement le dimanche,
— les dates de vacances à prendre en considération sont celles de l’Académie dont dépend l’établissement scolaire fréquenté par les enfants ;
DIT que le droit de visite et d’hébergement s’étend aux jours fériés précédant ou suivant les fins de semaine considérées ;
DIT que le titulaire du droit de visite devra prendre ou faire prendre les enfants et les ramener ou les faire ramener par une personne digne de confiance (parent, allié ou personne dûment mandatée par le titulaire du droit de visite) au lieu de leur résidence habituelle ou à l’école ;
DIT qu’à défaut pour le titulaire du droit de visite et d’hébergement d’avoir exercé ses droits dans la première heure pour les fins et les milieux de semaine, et dans la première journée pour les vacances, il sera réputé y avoir renoncé pour la totalité de la période considérée ;
DIT que si Monsieur [N] [Q] n’exerce pas le droit de visite et d’hébergement, il devra assumer les frais de garde relatifs aux enfants pendant ce droit de visite et d’hébergement ;
DEBOUTE Madame [P] [D] de sa demande de fixation d’un délai de prévenance pour l’exercice du droit de visite de fin de semaine ;
DIT que Monsieur [Q] devra prévenir Madame [D], un mois à l’avance pour les petites vacances scolaires et deux mois à l’avance pour les vacances scolaires d’été de son souhait d’exercer effectivement son droit de visite et d’hébergement, et qu’à défaut, il sera réputé avoir renoncé à l’exercice de ce droit ;
INDIQUE que les parents ont le devoir, en cas de changement de résidence, de se communiquer leur nouvelle adresse ;
DEBOUTE Monsieur [N] [Q] de sa demande relative à la diminution du montant de la contribution du père à l’entretien et à l’éducation des enfants ;
CONDAMNE Monsieur [N] [Q] à verser à Madame [P] [D] la somme de 220 euros par mois et par enfant au titre de sa contribution à l’entretien et l’éducation des enfants [O], [Z] [Q], née le [Date naissance 3] 2020 à [Localité 8], [B] [Q], née le [Date naissance 4] 2021 à [Localité 9], [M] [Q], né le [Date naissance 5] 2023 à [Localité 1], [Localité 10] ;
DIT que la contribution à l’entretien et l’éducation des enfants sera versée par l’intermédiaire de l’organisme des prestations familiales à Madame [P] [D] ;
RAPPELLE que jusqu’à la mise en place de l’intermédiation par l’organisme débiteur des prestations familiales, le parent débiteur doit verser la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant directement entre les mains du parent créancier ;
PRECISE que la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants est due au-delà de la majorité des enfants sur justification que les enfants ne peuvent subvenir eux-mêmes à leurs besoins, notamment en raison de la poursuite d’études ;
DIT que cette justification devra intervenir si les enfants poursuivent des études au plus tard le 30 novembre de l’année scolaire en cours ; si les enfants ne poursuivent pas d’études, cette justification devra intervenir au plus tard à la fin de chaque trimestre annuel soit le 31 mars, 30 juin, 30 septembre et 31 décembre de chaque année ;
DIT qu’elle cessera d’être due si les enfants viennent à subvenir eux-mêmes à leurs besoins en disposant de ressources au moins égales à la moitié du SMIC mensuel ou si les enfants sont personnellement bénéficiaires du RSA ;
DIT que la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants est indexée sur l’indice publié par l’INSEE des prix à la consommation, hors tabac, des ménages urbains dont le chef de famille est ouvrier ou employé, série France entière (www.insee.fr) ;
RAPPELLE que la présente décision est, de droit, exécutoire à titre provisoire, en ses dispositions relatives aux enfants ;
CONDAMNE Madame [P] [D] aux dépens ;
REJETTE toutes autres demandes plus amples ou contraires:
DIT que la présente décision sera signifiée par commissaire de justice à l’initiative de la partie la plus diligente à son adversaire.
Fait à [Localité 1], le 18 Mai 2026
Pauline PAPON Caroline KIENER
Greffier Vice-présidente
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