Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Strasbourg, j l d, 23 févr. 2026, n° 26/01470 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 26/01470 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Maintien de la mesure de rétention administrative |
| Date de dernière mise à jour : | 14 mars 2026 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
Tribunal judiciaire
de [Localité 1]
— -------------
[Adresse 1]
[Adresse 2]
[Localité 2]
— -------------
Juge des Libertés et de la Détention
Ordonnance statuant sur la troisième prolongation
d’une mesure de rétention administrative
N° RG 26/01470 – N° Portalis DB2E-W-B7K-OFM6
Le 23 Février 2026
Devant Nous, Judith HAZIZA, juge des libertés et de la détention au tribunal judiciaire de Strasbourg, statuant en qualité de magistrat du siège en audience publique, au palais de justice, assistée de Isabelle SARBACH, Greffier,
Vu les articles L.614-1 et suivants, L. 742-1 et suivants, R 743-1 et suivants et R 741-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Vu le jugement rendu le 20 novembre 2023 par la chambre correctionnelle du Tribunal Judiciaire de Colmar prononçant à l’encontre de Monsieur [D] [W] une interdiction définitive du territoire français, à titre de peine complémentaire ;
Vu la décision de placement en rétention administrative prise le 24 décembre 2025 par M. [J] [E] à l’encontre de M. [D] [W], notifiée à l’intéressé le même jour à 09h34 ;
Vu l’ordonnance rendue le 29 décembre 2025 par le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Strasbourg prolongeant la rétention administrative de Monsieur [D] [W] pour une durée de vingt-six jours, décision confirmée par le premier président de la cour d’appel de Colmar le 30 décembre 2025 ;
Vu l’ordonnance rendue le 23 janvier 2026 par le juge des libertés et de la détention du tribunal Judiciaire de Strasbourg prolongeant la rétention administrative de Monsieur [D] [W] pour une durée de trente, décision confirmée par le premier président de la cour d’appel de Colmar le 26 janvier 2026 ;
Vu la requête de M. [J] [E] datée du 21 Février 2026, reçue le 21 février 2026 à 14h26 au greffe du tribunal, tendant à la prolongation pour une durée de trente jours supplémentaires, la rétention de :
M. [D] [W]
né le 15 Février 1997 à [Localité 3] ALGERIE de nationalité Algérienne
Vu l’extrait individualisé du registre prévu par l’article L 744-2 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Vu l’avis d’audience à la préfecture et au parquet par courrier électronique en date du 22 février 2026 ;
Après avoir, en audience publique, rappelé à la personne retenue, absente, les droits qui lui sont reconnus par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, puis entendu en leurs observations, moyens et arguments :
— Me Raphaël NISAND, avocat de permanence au barreau de Strasbourg désigné d’office à la demande de la personne retenue pour l’assister ;
— M. [D] [W], non comparant ;
— Maître Beril MOREL, agissant pour le compte du cabinet CENTAURE Avocats, avocat représentant la préfecture ;
MOTIFS DE LA DÉCISION
Attendu qu’en application de l’article L. 742-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le magistrat du siège du tribunal judiciaire peut, dans les mêmes conditions qu’à l’article L. 742-1, être à nouveau saisi aux fins de prolongation du maintien en rétention au-delà de soixante jours, dans les cas suivants :
1° En cas d’urgence absolue ou de menace pour l’ordre public ;
2° Lorsque l’impossibilité d’exécuter la décision d’éloignement résulte de la perte ou de la destruction des documents de voyage de l’intéressé, de la dissimulation par celui-ci de son identité ou de l’obstruction volontaire faite à son éloignement ;
3° Lorsque la décision d’éloignement n’a pu être exécutée en raison :
a) du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l’intéressé ou lorsque la délivrance des documents de voyage est intervenue trop tardivement pour procéder à l’exécution de la décision d’éloignement ;
b) de l’absence de moyens de transport;
Que si le juge ordonne la prolongation de la rétention, celle-ci court à compter de l’expiration de la précédente période de rétention et pour une nouvelle période d’une durée maximale de trente jours; que la durée maximale de la rétention n’excède alors pas quatre-vingt-dix jours;
Attendu, en l’espèce, que M. [W] est placé au centre de rétention administrative depuis le 24 décembre 2025, en vue d’exécuter une peine d’interdiction définitive du territoire français prononcée en 2023 par le tribunal correctionnel de Colmar;
Attendu qu’il est établi que le comportement de M. [W] constitue une menace pour l’ordre public au sens des dispositions légales précitées, en ce sens que l’intéressé a été condamné à quatre reprises depuis 2022, dont trois fois à des peines d’emprisonnement ferme, notamment pour des faits de vol aggravé et de violences; qu’il a, en particulier, été condamné le 20 novembre 2023 par le tribunal correctionnel de Colmar à la peine de 15 mois d’emprisonnement pour des faits de vol par effraction, outre une peine d’interdiction définitive du territoire français; que M. [W] est sorti de sa dernière incarcération le 24 décembre 2025, soit très récemment;
Attendu, en outre, que la Préfecture justifie de diligences actives à l’égard des autorités algériennes et reste dans l’attente d’une réponse de leurs parts; que si les relations diplomatiques entre la France et l’Algérie restent conflictuelles, il n’est pas possible de considérer que dans le mois qui vient, la situation n’évoluera pas, étant observé que les auditions consulaires ont récemment repris dans certains départements;
Qu’en l’état de ces éléments, il convient de faire droit à la demande de troisième prolongation de la Préfecture;
PAR CES MOTIFS
DÉCLARONS la requête de M. [J] [E] recevable et la procédure régulière;
ORDONNONS une troisième prolongation de la rétention de Monsieur [D] [W] pendant une durée maximale de trente jours supplémentaires dans des locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire ;
DISONS avoir informé l’intéressé que la présente décision est susceptible d’appel devant le premier président de la cour d’appel de [Localité 4] dans les 24 heures à compter du prononcé de la présente ordonnance par déclaration motivée faite ou remise par tous moyens au greffe de la cour d’appel et que le recours n’est pas suspensif, conformément aux articles R 743-10 et R 743-11 du CESEDA.
Prononcé publiquement au tribunal judiciaire de Strasbourg, le 23 février 2026 à h .
Le greffier, Le juge des libertés et de la détention,
qui ont signé l’original de l’ordonnance.
Pour information de la personne retenue:
— La présente ordonnance est susceptible d’appel devant le premier président de la cour d’appel de [Localité 4] dans les 24 heures de son prononcé. Le délai d’appel qui expirerait normalement un samedi, un dimanche ou un jour férié ou chômé, est prorogé jusqu’au premier jour ouvrable suivant. Le premier président est saisi par une déclaration écrite motivée, transmise par tout moyen au greffe de la cour d’appel de [Localité 4], par courriel à l’adresse [Courriel 1]. Cet appel n’est pas suspensif. L’intéressé est maintenu à disposition de la justice jusqu’à l’audience qui se tiendra à la cour d’appel.
— Vous pouvez, pendant toute la durée de votre rétention, demander l’assistance d’un interprète, d’un avocat ainsi que d’un médecin, et communiquer avec votre consulat ou toute personne de votre choix.
— Vous avez également le droit de contacter toute organisation et nationale, internationale ou non gouvernementale compétente pour visiter les lieux de rétention, notamment :
• le Contrôleur général des lieux de privation de liberté ([Adresse 3] ; www.cglpl.fr ; tél. : [XXXXXXXX01] ; fax : 01.42.38.85.32) ;
• le Défenseur des droits ([Adresse 4] ; tél. : [XXXXXXXX02]) ;
• France Terre d’Asile ([Adresse 5] ; tél. : [XXXXXXXX03]) ;
• Forum Réfugiés Cosi ([Adresse 6] ; tél. : [XXXXXXXX04]) ;
• Médecins sans frontières – MSF ([Adresse 7] ; tél. : [XXXXXXXX05]).
— ASSFAM – Groupe SOS Solidarités est à votre disposition, sans formalité, pour vous aider dans l’exercice effectif de vos droits, aux heures d’accueil précisées par le règlement intérieur.
— Vous pouvez aussi demander, à tout moment, qu’il soit mis fin à votre rétention par simple requête, motivée et signée, adressée au juge des libertés et de la détention par tout moyen, accompagnée de toutes les pièces justificatives.
Reçu le 23 février 2026, dans une langue comprise, notification de la présente ordonnance avec remise d’une copie intégrale, information du délai d’appel et des modalités d’exercice de cette voie de recours, ainsi que le rappel des droits en rétention.
La personne retenue, présente par visioconférence,
Copie intégrale de la présente ordonnance a été transmise par l’intermédiaire d’un moyen de télécommunication comportant un accusé de réception, le 23 février 2026, à l’avocat du M. [J] [E], absent au prononcé de la décision.
Copie intégrale de la présente ordonnance a été transmise par l’intermédiaire d’un moyen de télécommunication comportant un accusé de réception, le 23 février 2026, à l’avocat de la personne retenue, absent au prononcé de la décision.
La présente décision a été adressée le 23 Février 2026 par courrier électronique à Madame le procureur de la République.
Le greffier,
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Adresses ·
- Caducité ·
- Citation ·
- Contentieux ·
- Protection ·
- Motif légitime ·
- Juge ·
- Audience ·
- Procédure civile
- Tribunal judiciaire ·
- Citation ·
- Motif légitime ·
- Caducité ·
- International ·
- Adresses ·
- Audience ·
- Fond ·
- Siège social ·
- Sociétés
- Commissaire de justice ·
- Clause resolutoire ·
- Tribunal judiciaire ·
- Loyer ·
- Commandement de payer ·
- Trouble manifestement illicite ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Adresses ·
- Bailleur ·
- Dépôt
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Relations du travail et protection sociale ·
- Représentation des intérêts des salariés ·
- Construction ·
- Expertise ·
- Sociétés ·
- Matériel ·
- Polynésie française ·
- Accès ·
- Retard ·
- Difficulté d'approvisionnement ·
- Approvisionnement ·
- Demande
- Logement ·
- Action ·
- Service ·
- Commandement de payer ·
- Clause resolutoire ·
- Loyer ·
- Bailleur ·
- Résiliation ·
- Expulsion ·
- Quittance
- Contentieux ·
- Société anonyme ·
- Loyer ·
- Protection ·
- Bail ·
- Tribunal judiciaire ·
- Commandement de payer ·
- Charges ·
- Jugement ·
- Dette
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Délais ·
- Exécution ·
- Clause resolutoire ·
- Commandement ·
- Logement social ·
- Dette ·
- Expulsion ·
- Ordonnance ·
- Demande ·
- Sociétés
- Véhicule ·
- Bilan ·
- Conformité ·
- Vente ·
- Contrôle technique ·
- Préjudice de jouissance ·
- Consommateur ·
- Corrosion ·
- Expertise ·
- Prix
- Liquidateur ·
- Sommation ·
- Consorts ·
- Loyer ·
- Lot ·
- Adresses ·
- Action en responsabilité ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Qualités ·
- Titre
Sur les mêmes thèmes • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Adresses ·
- Caducité ·
- Recours ·
- Fausse déclaration ·
- Motif légitime ·
- Comparution ·
- Assesseur ·
- Pénalité ·
- Délai
- Tribunal judiciaire ·
- Adresses ·
- Assesseur ·
- Contentieux ·
- Désistement ·
- Sécurité sociale ·
- Saisine ·
- Organisation judiciaire ·
- Aide sociale ·
- Organisation
- Aide ·
- Honoraires ·
- Activité ·
- Assurance maladie ·
- Tribunal judiciaire ·
- Santé ·
- Calcul ·
- Épidémie ·
- Montant ·
- Décret
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.