Confirmation 6 mars 2025
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Toulouse, j l d, 4 mars 2025, n° 25/00560 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/00560 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Maintien de la mesure de rétention administrative |
| Date de dernière mise à jour : | 5 mai 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
COUR D’APPEL DE [Localité 5]
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TOULOUSE
Vice-président
ORDONNANCE PRISE EN APPLICATION DES DISPOSITIONS DU CODE D’ENTRÉE ET DE SÉJOUR DES ETRANGERS
(demande de 2ème prolongation)
_______________________________________________________________________________________
N° de MINUTE N° RG 25/00560 – N° Portalis DBX4-W-B7J-T3OH
Le 04 Mars 2025
Nous, Jacques MARTINON,,vice-président désigné par le président du tribunal judiciaire de TOULOUSE, assisté de Marine GUILLOU, greffier ;
En présence de [Z] [U] [G], interprète en arabe, serment préalablement prêté ;
Statuant en audience publique ;
Vu les articles L742-1 à L742-3, L742-4, R743-1 à R743-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Vu notre saisine par requête de M. LE PREFET DE L’AVEYRON reçue le 03 Mars 2025 à 16H24, concernant :
Monsieur [L] [D]
né le 24 Mai 1994 à [Localité 4] (ALGÉRIE) (ALGER)
de nationalité Algérienne
Vu la précédente ordonnance du Vice-président du Tribunal judiciaire territorialement compétent en date du 07 février 2025 ordonnant la prolongation du maintien en rétention administrative de l’intéressé confirmée par la décision de la cour d’appel de TOULOUSE en date du 11 février 2025;
Vu l’ensemble des pièces de la procédure ;
Monsieur le Préfet sus-désigné ayant été avisé de la date et de l’heure de l’audience ;
Le conseil de l’intéressé ayant été avisé de la date et de l’heure de l’audience ;
Attendu que l’intéressé et son conseil ont pu prendre connaissance de la requête et de ses pièces annexes ;
************
Ouï les observations du représentant de la Préfecture qui a sollicité la prolongation de la mesure de rétention administrative ;
Ouï les observations de l’intéressé ;
Ouï les observations de Me Lisa JOULIE, avocat au barreau de TOULOUSE ;
************
SUR CE :
Selon l’article L 742-4 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le juge des libertés peut être à nouveau saisi aux fins de prolongation du maintien en rétention au-delà de trente jours dans les cas suivants :
1° En cas d’urgence absolue ou de menace d’une particulière gravité pour l’ordre public ;
2° Lorsque l’impossibilité d’exécuter la décision d’éloignement résulte de la perte ou de la destruction des documents de voyage de l’intéressé, de la dissimulation par celui-ci de son identité ou de l’obstruction volontaire faite à son éloignement ;
3° Lorsque la décision d’éloignement n’a pu être exécutée en raison :
— du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l’intéressé ou lorsque la délivrance des documents de voyage est intervenue trop tardivement pour procéder à l’exécution de la décision d’éloignement,
— de l’absence de moyens de transport.
L’article L741-3 du même code dispose qu’un étranger ne peut être maintenu en rétention administrative que pour le temps strictement nécessaire à son départ. L’administration doit exercer toute diligence à cet effet.
Dès lors que le maintien en rétention ne se conçoit que s’il existe des perspectives raisonnables d’éloignement, il convient de se demander non seulement si la préfecture a effectué les diligences nécessaires mais également si les diligences ont une chances d’aboutir dans un délai ne dépassant pas la durée légale de la rétention.
En l’espèce, le préfet a saisi les autorités algériennes le 3/01/25, avec présentation au consulat de [Localité 3] le 15/01/25 avec transmission des empreintes le 03/02/25.
Il ressort des éléments chronologiques ci-dessus rappelés que l’administration a accompli, et contrairement à ce que soutient son conseil, ce dès le placement en rétention, toutes diligences utiles, nécessaires et suffisantes pour parvenir à l’éloignement de l’intéressé.
Au stade actuel de la mesure de rétention administrative, aucune information ne permet d’affirmer avec certitude que l’éloignement ne pourrait pas avoir lieu avant que soit épuisé l’ensemble de la durée légale maximale de rétention administrative de 90 jours dès lors que les restrictions de voyage sont susceptibles d’évoluer de manière quotidienne, étant rappelé que les perspectives raisonnables d’éloignement doivent s’entendre comme celles qui peuvent être réalisées dans le délai maximal de la rétention applicable à l’intéressé.
Dans ces conditions, il est justifié d’ordonner la prolongation de rétention pour une durée de TRENTE JOURS.
PAR CES MOTIFS :
Statuant publiquement en premier ressort, par décision assortie de l’exécution provisoire,
Prolongeons le placement de Monsieur [L] [D] dans les locaux du Centre de Rétention Administrative, ne dépendant pas de l'[1],
Disons que l’application de ces mesures prendra fin au plus tard à l’expiration d’un délai de TRENTE JOURS à compter de l’expiration du précédent délai de VINGT-SIX JOURS imparti par l’ordonnance prise le 07 février 2025 par le Vice-président du Tribunal judiciaire territorialement compétent.
Le greffier
Le 04 Mars 2025 à
Le Vice-président
Les parties soussignées ont reçu notification de la présente décision.
Disons avoir informé l’étranger des possibilités et des délais de recours contre toutes les décisions le concernant.
Rappelons que cette décision est susceptible d’appel dans un délai de 24 heures à compter de son prononcé par déclaration motivée transmise par tous moyens au greffe de la Cour d’appel de [Localité 5] et de manière privilégiée sur la boîte structurelle [Courriel 2] en l’absence de télécopieur disponible.
signature de l’intéressé
signature de l’interprète
Préfecture avisée par mail
avocat avisé par mail
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Clause resolutoire ·
- Dette ·
- Loyer ·
- Locataire ·
- Commandement de payer ·
- Bail ·
- Expulsion ·
- Résiliation ·
- Paiement ·
- Délais
- Loyer ·
- Contentieux ·
- Protection ·
- Assignation ·
- Dette ·
- Résiliation du bail ·
- Clause resolutoire ·
- Commandement de payer ·
- Exécution provisoire ·
- Sociétés
- Commissaire de justice ·
- Tribunal judiciaire ·
- Adresses ·
- Expulsion ·
- Bailleur ·
- Épouse ·
- Commandement ·
- Loyer ·
- Congé pour vendre ·
- Débiteur
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Vacances ·
- Enfant ·
- Parents ·
- Droit de visite ·
- Contribution ·
- Résidence ·
- Débiteur ·
- Hébergement ·
- Justification ·
- Aide juridictionnelle
- Loyer ·
- Clause resolutoire ·
- Locataire ·
- Expulsion ·
- Commandement de payer ·
- Résiliation du bail ·
- Paiement ·
- Commissaire de justice ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Délai
- Enfant ·
- Parents ·
- Vacances ·
- Divorce ·
- Contribution ·
- Pensions alimentaires ·
- Médiation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Créanciers ·
- Résidence
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Silicium ·
- Faute inexcusable ·
- Risque ·
- Employeur ·
- Sécurité sociale ·
- Poussière ·
- Maladie professionnelle ·
- Rente ·
- Victime ·
- Sociétés
- Lésion ·
- Accident du travail ·
- Médecin ·
- Certificat médical ·
- Recours ·
- Sécurité sociale ·
- Assesseur ·
- État ·
- Mesure d'instruction ·
- Certificat
- Hospitalisation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Centre hospitalier ·
- Adresses ·
- Contrainte ·
- Trouble ·
- Avis ·
- République ·
- Menace de mort ·
- Appel
Sur les mêmes thèmes • 3
- Devis ·
- Crédit affecté ·
- Facture ·
- Contrat de crédit ·
- Titre ·
- Pièces ·
- Ardoise ·
- Bâtiment ·
- Prêt ·
- Liquidation judiciaire
- Tourisme ·
- Location ·
- Enregistrement ·
- Ville ·
- Déclaration préalable ·
- Meubles ·
- Annonce ·
- Amende civile ·
- Tribunal judiciaire ·
- Amende
- Droit de la famille ·
- Commissaire de justice ·
- Divorce ·
- Cameroun ·
- Mariage ·
- Acte ·
- Tribunal judiciaire ·
- Jugement ·
- Conjoint ·
- Date ·
- Partage
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.