Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Troyes, ch. réf., 18 nov. 2025, n° 25/00511 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/00511 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Désigne un expert ou un autre technicien |
| Date de dernière mise à jour : | 1 février 2026 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TROYES
CHAMBRE CIVILE
ORDONNANCE DE REFERE
DU 18 NOVEMBRE 2025
Ordonnance du :
18 NOVEMBRE 2025
N° RG 25/00511 – N° Portalis DBWV-W-B7J-FJRV
Syndicat des copropriétaires [Adresse 3]
c/
E.U.R.L. A. [Z] ETANCHEITE
Grosse le
à
DEMANDERESSE
Syndicat des copropriétaires [Adresse 3], dont le siège social est sis [Adresse 4]
représentée par Maître David SCRIBE de la SCP SCRIBE-BAILLEUL-SOTTAS, avocats au barreau de l’AUBE
DEFENDERESSE
E.U.R.L. A. [Z] ETANCHEITE, dont le siège social est sis [Adresse 7]
non comparante
* * * * * * * * * *
L’affaire a été appelée et plaidée à l’audience du 14 Octobre 2025 tenue par :
— Madame Abigail LAFOUCRIERE, Juge du tribunal judiciaire, statuant en référé,
assistée de Madame Julia MARTIN, Greffière, présente lors des débats, et de Monsieur Jean-Guy MARCHAL, Greffier, en charge de la mise à disposition.
A l’issue des débats, l’affaire a été mise en délibéré. Il a été indiqué que l’ordonnance serait rendue par mise à disposition au greffe le 18 Novembre 2025, date à laquelle la décision dont la teneur suit a été rendue.
EXPOSE DU LITIGE
Suivant devis signé le 6 juillet 2015, le SYNDICAT DES COPROPRIETAIRES [Adresse 2] [Adresse 5] a confié à l’EURL A. [Z] ETANCHEITE la réalisation de divers travaux sur la toiture des immeubles dépendant de la copropriété.
Par un rapport de visite du 24 avril 2019, la société EGITEC a relevé la présence de traces d’infiltration dans diverse parties du logement d’une copropriétaire et préconisé une prestation de recherche de fuite par fumigène afin de localiser les points d’infiltration.
Par un procès-verbal de constatation dressé le 11 juillet 2025, l’expert amiable a estimé que le sinistre était dû à un défaut d’étanchéité autour de la souche de la cheminée causé par décollement des relevés d’étanchéité.
Par un procès-verbal de constat dressé le 20 juin 2025, Maître [G], commissaire de justice, a relevé la présence de désordres au sein de l’appartement 78 ainsi qu’un défaut d’étanchéité des cheminées situées en aplomb des appartement 77 et 78.
Par exploit de commissaire de justice du 26 août 2025, le SYNDICAT DES COPROPRIETAIRES [Adresse 2] [Adresse 5], représenté par son syndic en exercice la société SAS SACCLO, a assigné l’EURL A. [Z] ETANCHEITE à comparaître devant le président du tribunal judiciaire de TROYES, statuant en référé, aux fins de voir ordonner une mesure d’expertise judiciaire sur le fondement de l’article 145 du code de procédure civile.
À l’audience du 14 octobre 2025, le SYNDICAT DES COPROPRIETAIRES [Adresse 3], représenté par avocat, maintient ses demandes.
L’EURL A. [Z] ETANCHEITE, quoique régulièrement convoquée, n’a pas comparu à l’audience et n’était pas représentée ; la présente ordonnance sera donc réputée contradictoire.
L’affaire a été mise en délibéré par mise à disposition au greffe au 18 novembre 2025.
MOTIFS
Sur la demande d’expertise
L’article 145 du code de procédure civile dispose que « s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé. ».
La mesure demandée est de l’intérêt du SYNDICAT DES COPROPRIETAIRES [Adresse 3] en ce que celui-ci entend voir établir la nature et la cause des désordres affectant les travaux réalisés par l’EURL A. [Z] ETANCHEITE – décrits par le rapport de visite du 24 avril 2019, le procès-verbal de constatation du 11 juillet 2025 et le procès-verbal de constat du 20 juin 2025 -, analyser les causes de ceux-ci et réunir les éléments d’appréciation des responsabilités ainsi que les éléments permettant l’évaluation du montant de son préjudice de façon contradictoire.
La mesure, qui respecte par ailleurs les droits des parties, sera par conséquent ordonnée.
Sur les demandes accessoires
La partie défenderesse à une demande d’expertise ordonnée sur le fondement de l’article 145 du code de procédure civile ne peut être considérée comme la partie perdante au sens de l’article 696 du même code. Chaque partie conservera donc la charge de ses propres dépens.
PAR CES MOTIFS
Nous, Abigail LAFOUCRIERE, juge du tribunal judiciaire de TROYES, statuant en référé publiquement par ordonnance mise à disposition au greffe, en premier ressort, réputée contradictoire, assortie de plein droit de l’exécution provisoire,
ORDONNONS une expertise confiée à Monsieur [F] [H], demeurant [Adresse 8] : [XXXXXXXX01] Mèl : [Courriel 10], expert inscrit sur la liste de la cour d’appel de [Localité 11] ;
Avec pour mission, parties présentes ou dûment convoquées :
1) d’aller sur les lieux [Adresse 2] [Adresse 6] à [Localité 12] et entendre les parties, leurs conseils présents ou appelés ;
2) de se faire remettre tous documents et pièces utiles ;
3) d’établir un historique succinct des éléments du litige en indiquant notamment les intervenants aux travaux concernés par le ou les désordres faisant l’objet de l’expertise, en dressant l’inventaire des pièces contractuelles utiles à l’instruction du litige ;
4) de décrire les travaux réalisés ; de préciser si lesdits travaux ont fait l’objet d’une réception et, dans l’affirmative, de préciser si la réception est intervenue avec ou sans réserves et de donner les éléments permettant de déterminer la date de réception, ou, dans la négative, de préciser si l’ouvrage était en état d’être reçu et le cas échéant, à quelle date ; de dire si les travaux ont été réalisés dans les règles de l’art, conformément aux conventions des parties, aux normes et règlements en vigueur ;
5) pour chaque désordre, défaut et malfaçon affectant les travaux réalisés :
• le décrire en indiquant sa nature ;
• en rechercher les causes et donner son avis sur le point de savoir :
si le désordre provient d’une erreur de conception, d’un vice de construction, d’un vice de matériaux, d’une malfaçon dans leur mise en œuvre, d’une négligence dans l’entretien ou l’exploitation des ouvrages ou de toute autre cause ;si le désordre constitue une simple défectuosité, une malfaçon ou un vice grave, en précisant s’il est susceptible de nuire à la solidité de l’ouvrage ou de le rendre impropre à sa destination ;le cas échéant, si le désordre était ou non apparent à la réception et s’il a fait ou non l’objet de réserves ;
6) de décrire, chiffrer et estimer la durée des travaux propres à y remédier en y joignant si nécessaire les devis de plusieurs entreprises ;
7) de fournir tous éléments permettant de caractériser les éventuelles responsabilités encourues et le préjudice éventuellement subi, en déterminant éventuellement les éléments propres aux préjudices de jouissance et de dépréciation de l’immeuble ;
DISONS que l’expert exécutera sa mission conformément aux dispositions de l’article 263 du code de procédure civile et pourra s’adjoindre tout sapiteur de son choix ;
DISONS que le SYNDICAT DES COPROPRIETAIRES [Adresse 3] devra consigner à la régie du tribunal, dans le délai d’un mois à compter de ce jour, une provision de 3 000 euros à valoir sur la rémunération de l’expert, et qu’à défaut la désignation de l’expert sera caduque ;
DISONS que l’expert, en concertation avec les parties définira un calendrier prévisionnel de ses opérations à l’issue de la première réunion d’expertise et qu’il actualisera le calendrier en tant que de besoin, notamment en fixant un délai aux parties pour procéder aux extensions de mission nécessaires ;
DISONS que dans les trois mois de sa saisine, l’expert indiquera aux parties et au juge chargé du contrôle des expertises le montant prévisible de sa rémunération définitive, notamment au regard de l’intérêt du litige, afin que soit éventuellement fixée une provision complémentaire dans les conditions de l’article 280 du code de procédure civile ;
DISONS que préalablement au dépôt de son rapport, l’expert adressera aux parties, le cas échéant par voie électronique uniquement, un document de synthèse présentant ses conclusions provisoires et destiné à provoquer leurs observations ; qu’il devra fixer la date limite de dépôt des observations qui lui seront adressées et rappellera qu’il n’est pas tenu de répondre aux observations transmises après cette date limite et rappellera la date de dépôt de son rapport ;
DISONS que l’expert devra déposer son rapport en double exemplaire au greffe de la juridiction, accompagné des pièces jointes (qui pourront être transmises sur un support numérique), dans le délai de 6 mois à compter du jour où il aura été saisi de sa mission ; qu’il en adressera une copie, idéalement par voie électronique, à chaque partie, accompagnée de sa demande de rémunération ;
RAPPELONS que l’expert joindra au dépôt du rapport d’expertise sa demande de rémunération et que les parties disposeront alors de 15 jours pour formuler auprès du juge du contrôle des expertises leurs observations sur cette demande ;
DESIGNONS le juge chargé du contrôle des expertises de ce tribunal à effet de suivre l’exécution de cette mesure d’instruction ;
DISONS qu’en cas de difficultés, l’expert ou les représentants des parties en référeront immédiatement au juge chargé du contrôle des expertises au besoin à l’adresse suivante : [Courriel 9] ;
DISONS que chaque partie conservera la charge de ses propres dépens.
LE GREFFIER LE PRÉSIDENT
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Vol ·
- Véhicule ·
- Garantie ·
- Méditerranée ·
- Domicile ·
- Assureur ·
- Contrat d'assurance ·
- Habitation ·
- Procédure civile ·
- Prétention
- Assistance ·
- Assureur ·
- Assurances ·
- Société anonyme ·
- Mise en état ·
- Ès-qualités ·
- Tribunal judiciaire ·
- Franchise ·
- Intérêt à agir ·
- Incident
- Commandement de payer ·
- Loyer ·
- Bailleur ·
- Paiement ·
- Locataire ·
- Clause pénale ·
- Ordures ménagères ·
- Reputee non écrite ·
- Titre ·
- Contentieux
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Algérie ·
- Divorce ·
- Commissaire de justice ·
- Obligation alimentaire ·
- Mariage ·
- Partage ·
- Régimes matrimoniaux ·
- Tribunal judiciaire ·
- Jugement ·
- Signification
- Responsabilité et quasi-contrats ·
- Lentille ·
- Lunette ·
- Facture ·
- Mutuelle ·
- Dépense de santé ·
- Verre ·
- Titre ·
- Chirurgie ·
- Optique ·
- Charges
- Adresses ·
- Décès ·
- Contentieux ·
- Protection ·
- Rétablissement personnel ·
- Curatelle ·
- Juge des tutelles ·
- Commission de surendettement ·
- Rétablissement ·
- Dessaisissement
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Enfant ·
- Pologne ·
- Education ·
- Contribution ·
- Entretien ·
- Commissaire de justice ·
- Débiteur ·
- Autorité parentale ·
- Pensions alimentaires ·
- Mariage
- Garde à vue ·
- Personnes ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Prolongation ·
- Tribunal judiciaire ·
- République ·
- Police judiciaire ·
- Adresses ·
- Éloignement
- Locataire ·
- Loyer ·
- Expulsion ·
- Commissaire de justice ·
- Délai ·
- Clause ·
- Commandement de payer ·
- Paiement ·
- Bailleur ·
- Dette
Sur les mêmes thèmes • 3
- Hospitalisation ·
- Consentement ·
- Trouble ·
- Tribunal judiciaire ·
- Santé publique ·
- Certificat médical ·
- Hôpitaux ·
- Tiers ·
- Établissement ·
- Santé
- Tribunal judiciaire ·
- Portugal ·
- Désistement d'instance ·
- Adresses ·
- Action ·
- Siège social ·
- Audience ·
- Conforme ·
- Saisie ·
- Siège
- Hospitalisation ·
- Santé publique ·
- Tribunal judiciaire ·
- Centre hospitalier ·
- Suspensif ·
- Adresses ·
- Trouble ·
- Notification ·
- Établissement ·
- Surveillance
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.