Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Versailles, ch. des réf., 13 mai 2025, n° 25/00164 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/00164 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Désigne un expert ou un autre technicien |
| Date de dernière mise à jour : | 5 juin 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Sur les parties
| Avocat(s) : | |
|---|---|
| Parties : | MUTUELLE ASSURANCE DES COMMERCANTS ET INDUSTRIELS DE FRANCE ET DES CADRES ET SALARIES DE L' INDUSTRIE ET DU COMMERCE ( MACIF ) |
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE VERSAILLES
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
13 MAI 2025
N° RG 25/00164 – N° Portalis DB22-W-B7J-SWMT
Code NAC : 54G
AFFAIRE : [E] [C] C/ Mutuelle MACIF, [J] [U] divorcée [Z], [M] [O]
DEMANDEUR
Monsieur [E] [C], né le 17 Mars 1988 à [Localité 6] (ALLEMAGNE), demeurant [Adresse 5]
représenté par Me Michèle DE KERCKHOVE, avocat au barreau de VERSAILLES, vestiaire : 26
DEFENDEURS
MUTUELLE ASSURANCE DES COMMERCANTS ET INDUSTRIELS DE FRANCE ET DES CADRES ET SALARIES DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE (MACIF), société d’assurance mutuelle à cotisations variables, entreprise régie par le code des assurances, immatriculée au RCS de [Localité 7] sous le numéro 781 452 511, dont le siège social est situé [Adresse 1] à [Localité 8], prise en la personne de son représentant légal domicilié en cette qualité audit siège (assureur de M. [C] – réf. sinistre : 232855863)
représentée par Me Franck LAFON, avocat au barreau de VERSAILLES, vestiaire : 618, Me Sandrine ZAYAN, avocat au barreau de PARIS
Madame [J] [U] divorcée [Z], née le 15 Mai 1970 à [Localité 10], demeurant [Adresse 2]
représentée par Me Anne-sophie CHEVILLARD-BUISSON, avocat au barreau de VERSAILLES, vestiaire : 441
Monsieur [M] [O], demeurant [Adresse 4]
représenté par Me Alexandre OPSOMER, avocat au barreau de VERSAILLES, vestiaire : 481
Débats tenus à l’audience du : 01 Avril 2025
Nous, Gaële FRANÇOIS-HARY, Première Vice-Présidente, assistée de Virginie BRUN, Greffière,
Après avoir entendu les parties comparantes ou leur conseil, à l’audience du 01 Avril 2025, l’affaire a été mise en délibéré au 13 Mai 2025, date à laquelle l’ordonnance suivante a été rendue :
EXPOSE DU LITIGE
Par acte notarié en date du 8 juin 2023, monsieur [C] a acquis de madame [U] une maison sise au [Adresse 3] dans les Yvelines.
Le 2 août 2023, monsieur [C] a été victime d’un dégât des eaux qui a inondé le rez-de-chaussée de sa maison. Il a déclaré ce sinistre auprès de son assureur, la MACIF.
Après avoir fait réaliser divers constats par des commissaires de justice, il s’est également tourné vers son voisin monsieur [O] dont l’assureur a indiqué ne pas vouloir intervenir en l’absence de rapport établissant l’origine des désordres et les travaux à réaliser.
Par acte de commissaire de justice en date du 27 janvier 2025, monsieur [C] a assigné madame [J] [U], monsieur [M] [O] et la société MACIF en référé devant le tribunal judiciaire de Versailles aux fins de voir ordonner une expertise judiciaire sur le fondement de l’article 145 du code de procédure civile.
Les défendeurs ont formulé protestations et réserves.
La décision a été mise en délibéré au 13 mai 2025.
MOTIFS
Sur la demande d’expertise
L’article 143 du code de procédure civile dispose que « Les faits dont dépend la solution du litige peuvent, à la demande des parties ou d’office, être l’objet de toute mesure d’instruction légalement admissible. »
L’article 232 du code de procédure civile ajoute que « Le juge peut commettre toute personne de son choix pour l’éclairer par des constatations, par une consultation ou par une expertise sur une question de fait qui requiert la lumière d’un technicien. »
Aux termes de l’article 145 du code de procédure civile : « S’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé. ».
En l’espèce, la mesure demandée est légalement admissible ; le litige potentiel a un objet et un fondement suffisamment caractérisés ; la prétention du demandeur n’est pas manifestement vouée à l’échec ; le demandeur, dont les allégations ne sont pas imaginaires et présentent un certain intérêt, justifie, notamment par le constat de Commissaire de justice et les rapports d’expertise amiable, du caractère légitime de sa demande.
En conséquence, il sera fait droit à la demande dans les conditions détaillées au dispositif.
Sur les dépens
Les dépens seront à la charge du demandeur.
PAR CES MOTIFS
Nous, Gaële FRANCOIS-HARY, Première Vice-Présidente au Tribunal judiciaire de Versailles, statuant par ordonnance mise à disposition au greffe, contradictoire et en premier ressort :
Ordonnons une expertise,
Commettons pour y procéder M. [V] [L], expert, inscrit sur la liste de la Cour d’appel de Versailles, avec mission de :
* convoquer et entendre les parties, assistées, le cas échéant, de leurs conseils, et recueillir leurs observations à l’occasion de l’exécution des opérations ou de la tenue des réunions d’expertise,
* se faire remettre toutes les pièces utiles à l’accomplissement de sa mission,
* se rendre sur les lieux et en faire la description,
* relever et décrire les désordres affectant l’immeuble litigieux, allégués dans l’assignation et résultant des pièces produites,
* en détailler les causes et fournir tous éléments permettant à la juridiction de déterminer à quels fournisseurs ou intervenants ces désordres sont imputables, dans quelle proportion,
* dire si les désordres constatés existaient antérieurement à la vente intervenue ou si s’ils sont intervenus postérieurement,
* dans l’hypothèse où les désordres existaient antérieurement à la vente, dire s’ils étaient cachés ou apparents, ou s’ils pouvaient être décelés par un acquéreur non averti et si celui-ci pouvait en apprécier la portée,
* donner tous éléments de nature à apprécier la connaissance que le demandeur était susceptible d’avoir antérieurement à la vente,
* indiquer les conséquences de ces désordres quant à la solidité, l’habitabilité, l’esthétique du bâtiment, et, plus généralement quant à l’usage qui peut en être attendu ou quant à la conformité à sa destination,
* évaluer, notamment au vu de devis communiqués par les parties, les solutions et travaux nécessaires pour remédier tant aux désordres qu’aux dommages conséquents et en chiffrer le coût,
* préciser et évaluer les préjudices et coûts induits par ces désordres et par les solutions possibles pour y remédier,
* rapporter toutes autres constatations utiles à l’examen des prétentions des parties,
* mettre, en temps utile, au terme des opérations d’expertise, par le dépôt d’un pré-rapport, les parties en mesure de faire valoir, dans le délai qu’il leur fixera, leurs observations qui seront annexées au rapport,
Disons que l’expert pourra, si besoin est, se faire assister de tout sapiteur de son choix,
Fixons à 4000 euros TTC le montant de la provision à valoir sur la rémunération de l’expert, qui sera versé par le demandeur, au plus tard le 8 juillet 2025, entre les mains du régisseur d’avance de recettes de cette juridiction, sous peine de caducité,
Rappelons que le règlement peut être effectué par virement bancaire (en demandant le RIB à l’adresse mail : [Courriel 9] ) ou soit par chèque à l’ordre de la Régie d’avances et recettes du Tribunal Judiciaire Versailles, accompagné de la copie exécutoire de la décision,
Impartissons à l’expert, pour le dépôt du rapport d’expertise, un délai de 8 mois à compter de l’avertissement qui lui sera donné par le greffe du versement de la provision,
Disons qu’en cas de refus ou d’empêchement de l’expert, il sera procédé à son remplacement par le magistrat chargé du contrôle des expertises qui est par ailleurs chargé de la surveillance des opérations d’expertise,
Disons que les dépens seront à la charge du demandeur.
Prononcé par mise à disposition au greffe le TREIZE MAI DEUX MIL VINGT CINQ par Gaële FRANÇOIS-HARY, Première Vice-Présidente, assistée de Virginie BRUN, Greffière, lesquelles ont signé la minute de la présente décision.
La Greffière La Première Vice-Présidente
Virginie BRUN Gaële FRANÇOIS-HARY
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Comités ·
- Maladie professionnelle ·
- Employeur ·
- Faute inexcusable ·
- Reconnaissance ·
- Avis ·
- Travail ·
- Sociétés ·
- Salariée ·
- Tribunal judiciaire
- Victime ·
- Préjudice ·
- Provision ·
- Déficit ·
- Expertise ·
- Tribunal judiciaire ·
- Mission ·
- Commissaire de justice ·
- Assurance maladie ·
- Véhicule
- Nom commercial ·
- Véhicule ·
- Réparation ·
- Conversion ·
- Tribunal judiciaire ·
- Resistance abusive ·
- Commissaire de justice ·
- Dommages et intérêts ·
- Demande ·
- Partie
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Indemnité d'immobilisation ·
- Bénéficiaire ·
- Sociétés ·
- Tribunal judiciaire ·
- Promesse unilatérale ·
- Vente ·
- Notaire ·
- Référé ·
- Condition suspensive ·
- Provision
- Expertise ·
- Tribunal judiciaire ·
- Notaire ·
- Vente ·
- Partie ·
- Adresses ·
- Demande ·
- Malfaçon ·
- Commissaire de justice ·
- Délai
- Tribunal judiciaire ·
- Notification ·
- Suspensif ·
- Hospitalisation ·
- Recours ·
- Siège ·
- Santé publique ·
- Délai ·
- Mainlevée ·
- Ordonnance
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Urbanisme ·
- Cadastre ·
- Commune ·
- Tribunal judiciaire ·
- Coopération intercommunale ·
- Parcelle ·
- Trouble manifestement illicite ·
- Remise en état ·
- Plan ·
- Destination
- Adresses ·
- Commissaire de justice ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Compagnie d'assurances ·
- Expertise ·
- Tribunal judiciaire ·
- Immeuble ·
- Expert ·
- Partie ·
- Demande
- Crédit-bail ·
- Cabinet ·
- Machine ·
- Adresses ·
- Locataire ·
- Laser ·
- Codébiteur ·
- Tribunal judiciaire ·
- Équipement médical ·
- Dette
Sur les mêmes thèmes • 3
- Éloignement ·
- Droit d'asile ·
- Prolongation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Conflit armé ·
- Ressortissant ·
- Situation politique ·
- République ·
- Séjour des étrangers ·
- Courriel
- Injonction de payer ·
- Tribunal judiciaire ·
- Opposition ·
- Paiement ·
- Débiteur ·
- Signification ·
- Adresses ·
- Facture ·
- Créance ·
- Jugement
- Relations du travail et protection sociale ·
- Risques professionnels ·
- Lésion ·
- Arrêt de travail ·
- Accident du travail ·
- Tribunal judiciaire ·
- Employeur ·
- Sociétés ·
- Clémentine ·
- Certificat médical ·
- Salariée ·
- Certificat
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.