Confirmation 16 janvier 2026
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | CA Aix-en-Provence, ch. 4 7, 16 janv. 2026, n° 21/18450 |
|---|---|
| Juridiction : | Cour d'appel d'Aix-en-Provence |
| Numéro(s) : | 21/18450 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Autre |
| Date de dernière mise à jour : | 6 février 2026 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
COUR D’APPEL D’AIX-EN-PROVENCE
Chambres sociales
Antenne des Milles
[Adresse 13]
[Adresse 13]
[Localité 4]
Chambre 4-7
Ordonnance n° 2026/M005
ORDONNANCE D’INCIDENT
DU 16 JANVIER 2026
Rôle N° RG 21/18450 – N° Portalis DBVB-V-B7F-BITOQ
[K] [J]
C/
SCP [R][M] [16]
SCP [12]
Société AGS-CGEA DES BOUCHES DU RHONE*
[F] [E]
[20] S.A.S
[P] [O]
[11] S.A.S
[U] [C]
[14] S.A.S.
Copie exécutoire délivrée aux avocats des parties ce jour par RPVA et par courrier
APPELANT
Monsieur [K] [J], demeurant [Adresse 2]
représenté par Me Philippe BRUZZO de la SELAS SELAS BRUZZO DUBUCQ, avocat au barreau d’AIX-EN-PROVENCE, plaidant par Me Hugues SENLECQ de la SELAS ADEQUATION, avocat au barreau de DUNKERQUE
INTIMES
SCP [R][M] [16] représentée par Me [R] [M], en qualité de liquidateur judiciaire de la société [19], demeurant [Adresse 8]
représenté par Me Gaël SOURBE de la SCP BAUFUME ET SOURBE, avocat au barreau de LYON, plaidant par Me Amira GRAGUEB CHATTI et Me Jérôme COCHET de la SCP BEAM – LAMARTINE CONSEILS, avocat au barreau de LYON
SCP [12], représentée par Me [I] [T], pris en qualité de liquidateur de la société [19], demeurant [Adresse 6]
représenté par Me Gaël SOURBE de la SCP BAUFUME ET SOURBE, avocat au barreau de LYON, plaidant par Me Amira GRAGUEB CHATTI et Me Jérôme COCHET de la SCP BEAM – LAMARTINE CONSEILS, avocat au barreau de LYON
Association AGS CGEA DE [Localité 18] association loi 1901 prise en la personne de son représentant en exercice Mr [H] dûment habilité, demeurant [Adresse 17]
représentée par Me Stéphanie BESSET-LE CESNE de la SELARL BLCA AVOCATS, avocat au barreau de MARSEILLE
Monsieur [F] [E], demeurant [Adresse 15]
représenté par Me Emmanuelle BAUFUME de la SCP BAUFUME ET SOURBE, avocat au barreau de LYON, plaidant par Me Amira GRAGUEB CHATTI et Me Jérôme COCHET de la SCP BEAM – LAMARTINE CONSEILS, avocat au barreau de LYON
[20] S.A.S., prise en lapersonne de son représentant légal domicilié es qualié au siège social sis, demeurant [Adresse 15]
représenté par Me Emmanuelle BAUFUME de la SCP BAUFUME ET SOURBE, avocat au barreau de LYON, plaidant par Me Amira GRAGUEB CHATTI et Me Jérôme COCHET de la SCP BEAM – LAMARTINE CONSEILS, avocat au barreau de LYON
Monsieur [P] [O], demeurant [Adresse 7]
représenté par Me Emmanuelle BAUFUME de la SCP BAUFUME ET SOURBE, avocat au barreau de LYON, plaidant par Me Amira GRAGUEB CHATTI et Me Jérôme COCHET de la SCP BEAM – LAMARTINE CONSEILS, avocat au barreau de LYON
S.A.S [11] , prise en la personne de son représentant légal domicilié es qualité au siège social sis, demeurant [Adresse 3]
représenté par Me Emmanuelle BAUFUME de la SCP BAUFUME ET SOURBE, avocat au barreau de LYON, plaidant par Me Amira GRAGUEB CHATTI et Me Jérôme COCHET de la SCP BEAM – LAMARTINE CONSEILS, avocat au barreau de LYON
Monsieur [U] [C], demeurant [Adresse 9]
représenté par Me Emmanuelle BAUFUME de la SCP BAUFUME ET SOURBE, avocat au barreau de LYON, plaidant par Me Amira GRAGUEB CHATTI et Me Jérôme COCHET de la SCP BEAM – LAMARTINE CONSEILS, avocat au barreau de LYON
S.A.S [14], prise en la personne de son représentant légal domicilié es qualité au siège social sis, demeurant [Adresse 5]
représenté par Me Emmanuelle BAUFUME de la SCP BAUFUME ET SOURBE, avocat au barreau de LYON, plaidant par Me Amira GRAGUEB CHATTI et Me Jérôme COCHET de la SCP BEAM – LAMARTINE CONSEILS, avocat au barreau de LYON
*-*-*-*-*
Nous, Caroline CHICLET, magistrat de la mise en état de la Chambre 4-7 de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, assistée de Agnès BAYLE, Greffier,
Après débats à l’audience du 28 Novembre 2025 à laquelle le greffier était Monsieur Kamel BENKHIRA, ayant indiqué à cette occasion aux parties que l’incident était mis en délibéré, avons rendu le 16 Janvier 2026 , l’ordonnance suivante :
EXPOSE DU LITIGE :
Le 29 décembre 2021, le salarié a interjeté appel à l’encontre de la Sas [10], aux droits de laquelle vient désormais la société [19], d’un jugement prononcé par le conseil de prud’hommes d’Aix-en-Provence le 29 novembre 2021.
La société [19] a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Marseille le 30 mai 2024 avec conversion en liquidation judiciaire le 9 septembre 2024.
La Scp [R] [M][1]t représentée par Maitre [R] [M] et la Scp [12] représentée par Maitre [I] [T], désignées ès qualités de co-liquidateurs, sont intervenus volontairement en cause d’appel.
L’AGS CGEA de [Localité 18], mise en cause par l’appelant le 13 janvier 2025, a constitué avocat en cause d’appel le 16 janvier 2025.
Par actes des 3 et 4 avril 2025, l’AGS a fait citer en intervention forcée les gérants de la société [19], à savoir les société [11], [14] et [20] ainsi que les gérants personnes physiques de ces dernières, à savoir MM. [E], [O] et [C], afin de les voir jugés responsables de fautes de gestion détachables de leurs fonctions à l’origine de l’infraction de travail dissmulé invoquée par le salarié et de se voir déclarer inopposable cette créance.
Par des conclusions d’incident remises au greffe et notifiées le 27 juin 2025, les gérants de la société [19] ont soulevé devant le conseiller de la mise en état une exception d’incompétence de la chambre sociale de la cour d’appel au profit du tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence.
Vu les conclusions d’incident de l’AGS remises au greffe et notifiées le 1er septembre 2025 ;
Vu les conclusions du salarié remises au greffe et notifiées le 3 septembre 2025;
Les parties ont été entendues ou appelées à l’audience d’incidents du vendredi 28 novembre 2025 à 8h45.
MOTIFS :
L’exception d’incompétence ayant été soulevée in limine litis dans les conclusions au fond (remises au greffe et notifiée le 26 juin 2025) et d’incident, elle est déclarée recevable.
La question de la responsabilité personnelle du gérant de la personne morale employeur à raison d’une éventuelle faute de gestion détachable de ses fonctions en lien avec un prétendu travail dissimulé ressortit à la compétence des juridictions non pénales, et donc de la cour statuant sur l’appel d’un jugement prud’homal, lorsque cette question est soulevée par le salarié ou l’AGS à l’occasion d’un litige de droit du travail.
L’exception d’incompétence de la cour au profit du tribunal correctionnel est par conséquent rejetée.
PAR CES MOTIFS :
Le magistrat de la mise en état ;
Déclare l’exception d’incompétence soulevée par les gérants de la société [19] en liquidation recevable ;
Rejette cette exception d’incompétence ;
Laisse les dépens de l’incident à la charge des gérants de la société [19].
LA GREFFIÈRE LE MAGISTRAT DE LA MISE EN ETAT
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Prêt d'argent, crédit-bail , cautionnement ·
- Prêt - demande en remboursement du prêt ·
- Contrats ·
- Déchéance du terme ·
- Sociétés ·
- Résiliation judiciaire ·
- Prêt ·
- Intérêt ·
- Crédit ·
- Mise en demeure ·
- Banque ·
- Adresses ·
- Électronique
- Dommages causés par l'action directe d'une personne ·
- Responsabilité et quasi-contrats ·
- Évasion ·
- Polynésie française ·
- Air ·
- Prévoyance sociale ·
- Associations ·
- Date ·
- Vol ·
- Demande ·
- Mise en état ·
- Gendarmerie
- Relations du travail et protection sociale ·
- Risques professionnels ·
- Tribunal judiciaire ·
- Délai ·
- Consultation ·
- Sociétés ·
- Maladie professionnelle ·
- Observation ·
- Employeur ·
- Date ·
- Charges ·
- Victime
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Relations du travail et protection sociale ·
- Relations individuelles de travail ·
- Licenciement ·
- Employeur ·
- Sms ·
- Faute grave ·
- Garde ·
- Enfant ·
- Temps de travail ·
- Cause ·
- Jugement ·
- Carolines
- Contrat tendant à la réalisation de travaux de construction ·
- Contrats ·
- Sociétés ·
- Demande ·
- Additionnelle ·
- Titre ·
- Préjudice ·
- Condamnation ·
- Facture ·
- Malfaçon ·
- Solde ·
- In solidum
- Relations du travail et protection sociale ·
- Relations individuelles de travail ·
- Travail ·
- Technique ·
- Employeur ·
- Heures supplémentaires ·
- Discrimination ·
- Technicien ·
- Licenciement ·
- Salarié ·
- Avertissement ·
- Acte
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Relations du travail et protection sociale ·
- Relations individuelles de travail ·
- Transport ·
- Salarié ·
- Sociétés ·
- Employeur ·
- Licenciement ·
- Harcèlement moral ·
- Indemnité ·
- Salaire ·
- Contrat de travail ·
- Contrats
- Harcèlement moral ·
- Sociétés ·
- Fait ·
- Obligations de sécurité ·
- Demande ·
- Agression physique ·
- Travail ·
- Intérimaire ·
- Reclassement ·
- Physique
- Relations du travail et protection sociale ·
- Représentation des intérêts des salariés ·
- Expertise ·
- Cabinet ·
- Sociétés ·
- Coûts ·
- Tribunal judiciaire ·
- Chose jugée ·
- Caducité ·
- Contestation ·
- Demande ·
- Tarifs
Sur les mêmes thèmes • 3
- Contrats ·
- Canalisation ·
- Eaux ·
- Vice caché ·
- Vendeur ·
- Vente ·
- Acquéreur ·
- Polyéthylène ·
- Tuyau ·
- Garantie ·
- Concept
- Forage ·
- Sociétés ·
- Exploitation ·
- Possession ·
- Aveu judiciaire ·
- Échange ·
- Stock ·
- Fournisseur ·
- Irrigation ·
- Action
- Droits attachés à la personne ·
- Droit des personnes ·
- Garde à vue ·
- Interprète ·
- Notification ·
- Ordonnance ·
- Tribunal judiciaire ·
- Éloignement ·
- Visioconférence ·
- Alimentation ·
- Procès-verbal ·
- Fins
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.