Cour d'appel de Dijon, Chambre sociale, 20 septembre 2018, n° 16/00899
CPH Chaumont 9 juin 2016
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CA Dijon
Infirmation 20 septembre 2018

Arguments

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  • Accepté
    Absence de preuve de la faute grave

    La cour a jugé que l'employeur n'a pas prouvé que l'ordinateur analysé était utilisé exclusivement par le salarié et que les données extraites provenaient uniquement de son identifiant sécurisé, rendant ainsi le licenciement dépourvu de cause réelle et sérieuse.

  • Rejeté
    Discrimination syndicale

    La cour a estimé que la désignation du salarié comme représentant syndical avait été annulée et que l'absence de sanctions contre d'autres salariés ne prouve pas la discrimination alléguée.

  • Accepté
    Injustification de la mise à pied conservatoire

    La cour a jugé que la mise à pied conservatoire étant injustifiée, le salarié a droit au paiement de son salaire pour la période concernée.

  • Accepté
    Droit à l'indemnité conventionnelle

    La cour a confirmé que le salarié, au regard de son ancienneté, a droit à une indemnité conventionnelle de licenciement.

  • Accepté
    Droit à l'indemnité compensatrice de préavis

    La cour a jugé que le salarié a droit à une indemnité compensatrice de préavis, étant donné que le licenciement a été déclaré sans cause réelle et sérieuse.

  • Accepté
    Obligation de remboursement des indemnités de chômage

    La cour a statué que l'employeur doit rembourser à Pôle emploi les indemnités de chômage versées au salarié, conformément à la législation en vigueur.

Résumé par Doctrine IA

La cour d'appel de Dijon a infirmé le jugement du conseil de prud'hommes de Chaumont du 9 juin 2016. Elle a jugé que le licenciement de M. A X par la société Arcelormittal Manois était dépourvu de cause réelle et sérieuse. La cour a condamné la société à verser à M. X différentes sommes, dont 18 000 euros à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, 1 313,06 euros brut à titre de rappel de salaire pour mise à pied conservatoire injustifiée, 4 175,75 euros à titre d'indemnité conventionnelle de licenciement, etc. La cour a également ordonné à la société de remettre au salarié certains documents et de rembourser à Pôle emploi les indemnités de chômage versées à M. X dans la limite de quatre mois. La société a été condamnée à payer 1 000 euros au salarié au titre des frais irrépétibles et à supporter les dépens de première instance et d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Dijon, ch. soc., 20 sept. 2018, n° 16/00899
Juridiction : Cour d'appel de Dijon
Numéro(s) : 16/00899
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Chaumont, 9 juin 2016, N° 15/00004
Dispositif : Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code du travail
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