Cour d'appel de Paris, Pôle 5 - chambre 8, 20 octobre 2020, n° 18/27314
TCOM Paris 9 novembre 2018
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CA Paris
Confirmation 20 octobre 2020

Arguments

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  • Rejeté
    Fautes contractuelles dans la levée de l'option

    La cour a jugé que Perfectis n'a pas commis de faute en proposant un prix fondé sur des comptes arrêtés mais non certifiés, et que l'exclusion des bons de souscription d'actions ne constitue pas une faute.

  • Rejeté
    Comportement déloyal de Perfectis

    La cour a estimé que la levée de l'option par Perfectis n'était pas fautive et que Quasard n'a pas démontré qu'elle avait cherché à céder ses titres.

  • Rejeté
    Procédure abusive

    La cour a jugé que la méprise de Quasard sur ses droits ne caractérise pas un abus du droit d'ester en justice.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a confirmé le jugement du Tribunal de commerce de Paris qui avait débouté la SARL Quasard Participations de ses demandes de réparation pour préjudice subi suite à la non-acquisition de ses actions par la société FCPR Perfectis II, dans le cadre d'un pacte d'actionnaires. La question juridique centrale résidait dans l'existence de fautes contractuelles de Perfectis lors de la levée de l'option d'achat des titres de Quasard Participations, notamment sur le prix de cession basé sur des comptes non certifiés et l'exclusion des bons de souscription d'actions. La Cour a jugé que Perfectis n'avait pas commis de faute en proposant un prix basé sur les comptes les plus récents au moment de la levée de l'option, bien que ceux-ci n'aient été certifiés que postérieurement. La Cour a également estimé que Perfectis n'était pas tenue d'acquérir les actions après le rapport de l'expert, la levée de l'option étant devenue caduque suite à la saisine de l'expert par Quasard Participations. Enfin, la Cour a rejeté l'argument de Quasard Participations selon lequel Perfectis aurait agi de mauvaise foi en empêchant la vente des titres à un tiers, soulignant les restrictions contractuelles à la cession des titres. La demande de Perfectis pour une indemnisation pour procédure abusive a également été rejetée. La Cour a donc confirmé le jugement de première instance dans son intégralité et a condamné Quasard Participations à payer 5.000 euros à Perfectis au titre de l'article 700 du code de procédure civile en cause d'appel, ainsi qu'aux dépens d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 5 - ch. 8, 20 oct. 2020, n° 18/27314
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 18/27314
Décision précédente : Tribunal de commerce / TAE de Paris, 9 novembre 2018, N° 2017037525
Dispositif : Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
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