Confirmation 6 septembre 2025
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Sur la décision
| Référence : | CA Paris, pôle 1 ch. 11, 6 sept. 2025, n° 25/04797 |
|---|---|
| Juridiction : | Cour d'appel de Paris |
| Numéro(s) : | 25/04797 |
| Importance : | Inédit |
| Décision précédente : | Tribunal de grande instance de Meaux, 4 septembre 2025 |
| Dispositif : | Irrecevabilité |
| Date de dernière mise à jour : | 5 novembre 2025 |
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Sur les parties
| Parties : | LE PREFET DE POLICE |
|---|
Texte intégral
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
COUR D’APPEL DE PARIS
L. 742-1 et suivants du Code de l’entrée et du séjour
des étrangers et du droit d’asile
ORDONNANCE DU 06 SEPTEMBRE 2025
(1 pages)
Numéro d’inscription au répertoire général et de décision : B N° RG 25/04797 – N° Portalis 35L7-V-B7J-CL4LC
Décision déférée : ordonnance rendue le 04 septembre 2025, à 15h40, par le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Meaux
Nous, Marie-Anne Baulon, président de chambre à la cour d’appel de Paris, agissant par délégation du premier président de cette cour, assistée de Sophie Capitaine, greffière au prononcé de l’ordonnance,
APPELANT :
M. [V] [T] [H]
né le 19 février 1994 à [Localité 1], de nationalité argentin
RETENU au centre de rétention : Mesnil Amelot 2
Informé le 05 septembre 2025 à 14h35, de la possibilité de faire valoir ses observations sur le caractère manifestement irrecevable de son appel, en application des dispositions de l’article R 743-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile
INTIMÉ :
LE PREFET DE POLICE
Informé le 05 septembre 2025 à 14h35, de la possibilité de faire valoir ses observations sur le caractère manifestement irrecevable de l’appel, en application des dispositions de l’article R 743-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
MINISTÈRE PUBLIC, avisé de la date et de l’heure de l’audience
ORDONNANCE : contradictoire
— Vu l’ordonnance du 04 septembre 2025 du magistrat du siège du tribunal judiciaire de Meaux ordonnant la jonction de la procédure introduite par la requête du préfet de police de Paris enregistré sous le N° RG 25/03472 et celle introduite par le recours de M. [V] [T] [H] enregistrée sous le N° RG 25/03470, rejetant les moyens de nullité, déclarant le recours de M. [V] [T] [H] recevable, rejetant le recours de M. [V] [T] [H], déclarant la requête du préfet de police de Paris recevable et la procédure régulière, rejetant la mesure d’assignation à résidence et ordonnant la prolongation de la rétention de M. [V] [T] [H] au centre de rétention administrative n°2 du [2], ou dans tout autre centre ne dépendant pas de l’administration pénitentiaire, pour une durée de vingt six jours à compter du 04 septembre 2025 ;
— Vu l’appel interjeté le 05 septembre 2025, à 10h43, par M. [V] [T] [H] ;
— Vu les observations de l’intéressé reçues le 5 septembre 2025 à 16h40 ;
SUR QUOI,
L’article L.743-23 alinéa 2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile autorise le rejet sans audience des déclarations d’appel contre une décision rendue par le juge des libertés et de la détention dans le cas prévu à l’article L. 741-10 c’est à dire lorsqu’il y a contestation par l’étranger de la décision de placement en rétention dès lors que les éléments fournis à l’appui de la déclaration d’appel ne permettent pas de mettre fin à la rétention administrative ou que rien de nouveau n’est présenté depuis la décision du préfet.
En l’espèce, la cour rejette donc la déclaration d’appel, sans débat, sur le fondement de l’article L 743-23 2° du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dès lors qu’aucune circonstance nouvelle de fait ou de droit n’est intervenue depuis le placement en rétention administrative ou son renouvellement, et que les éléments fournis à l’appui de la demande ne permettent manifestement pas de justifier qu’il soit mis fin à la rétention, étant observé que’le préfet n’étant pas tenu de de faire état dans sa décision de tous les éléments de la situation personnelle de l’intéressé dès lors que les motifs positifs qu’il retient suffisent à justifier le placement en rétention, étant observé que ce moyen n’expose aucun argument pertinent de contestation de la motivation retenue par le premier juge aucun domicile effectif, certain et stable n’étant justifié, l’interessé s’est soustrait à une décision de refus d’entrére sur le territoire français, aucune d’une disproportion n’est caractérisée, aucune mesure moins coercitive n’étant applicable en l’absence de garantie'; enfin s’agissant du moyen stereoptypé tiré d’un défaut de copie actualisée du registre en procédure, moyen dont le conseil s’est désisté en première instance ce qui révèle l’absence de sérieux dudit moyen, il convient de constater que la copie de registre figurant en procédure ne souffre d’aucune critique, les autres arguments n’expose aucun élément pertinent de contestation de la motivation retenue par le premier juge, qui a, à bon droit, fait application des dispositions de l’article L 743-11 du ceseda, pour l’un, et constaté l’inopérance pour le second.
La procédure ne faisant apparaître aucune irrégularité affectant la légalité de la decision, il y a lieu de constater que la déclaration d’appel fait l’objet d’un rejet sans audience.
PAR CES MOTIFS,
REJETONS la déclaration d’appel,
ORDONNONS la remise immédiate au procureur général d’une expédition de la présente ordonnance.
Fait à [Localité 3] le 06 septembre 2025 à 11h40
LE GREFFIER, LE PRÉSIDENT,
REÇU NOTIFICATION DE L’ORDONNANCE ET DE L’EXERCICE DES VOIES DE RECOURS :
Pour information :
L’ordonnance n’est pas susceptible d’opposition.
Le pourvoi en cassation est ouvert à l’étranger, à l’autorité administrative qui a prononcé le maintien en zone d’attente ou la rétention et au ministère public.
Le délai de pourvoi en cassation est de deux mois à compter de la notification.
Le pourvoi est formé par déclaration écrite remise au secrétariat greffe de la Cour de cassation par l’avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation constitué par le demandeur.
Notification effectuée aux parties par LRAR ou télécopie et/ou courriel.
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