Cour de Cassation, Assemblée plénière, du 23 janvier 2004, 03-13.617, Publié au bulletin
TGI Pontoise 24 avril 2001
>
CA Versailles 6 février 2003
>
CASS
Rejet 23 janvier 2004

Arguments

Le contenu a été généré à l’aide de l’intelligence artificielle. Pensez à vérifier son exactitude.

Signaler une erreur.
  • Rejeté
    Inapplicabilité de la loi interprétative

    La cour a jugé que l'application immédiate de la loi heurterait le principe d'équité et ne répondait pas à un motif d'intérêt général, justifiant ainsi le rejet de la demande.

  • Rejeté
    Rétroactivité des dispositions législatives

    La cour a confirmé que, même si des lois peuvent être rétroactives, cela doit être justifié par des motifs impérieux d'intérêt général, ce qui n'était pas le cas ici.

Résumé par Doctrine IA

La Cour de Cassation, en Assemblée Plénière, rejette le pourvoi de la SCI Le Bas Noyer contre un arrêt de la cour d'appel de Versailles qui avait refusé d'appliquer la loi du 11 décembre 2001 modifiant les articles L. 145-33 et L. 145-38 du Code de commerce, dans un litige de révision de loyer commercial avec la société Castorama. La SCI contestait la décision de la cour d'appel qui, en se fondant sur la jurisprudence antérieure à la loi et sur l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme, avait jugé que le loyer révisé ne pouvait excéder la valeur locative, même sans modification matérielle des facteurs locaux de commercialité. La Cour de Cassation confirme que l'application immédiate de la loi nouvelle, qualifiée d'interprétative, ne se justifie pas par des motifs impérieux d'intérêt général et pourrait porter atteinte au principe d'équité et au droit à un procès équitable, en influençant le dénouement judiciaire des litiges en cours. Elle considère que la loi n'avait pas pour but de répondre à un intérêt général mais visait à contrecarrer une jurisprudence défavorable aux bailleurs, et que son application rétroactive serait contraire au principe de prééminence du droit.

Le contenu a été généré à l’aide de l’intelligence artificielle. Pensez à vérifier son exactitude.

Résumé de la juridiction

Commentaires11

Augmentez la visibilité de votre blog juridique : vos commentaires d’arrêts peuvent très simplement apparaitre sur toutes les décisions concernées. 
1Commentaire de la décision n° 2018-700 QPC du 13 avril 2018, Société Technicolor [Report en avant des déficits des entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés…
Conseil Constitutionnel · 26 septembre 2018

2Rétroactivité de la loi, principe de prééminence du droit et notion de procès équitable - Droit et liberté fondamentaux | Dalloz ActualitéAccès limité
Dalloz · 12 juillet 2018

3Entrée en vigueur de la réforme de la réforme du droit des contratsAccès limité
EFL Actualités · 25 avril 2018
Testez Doctrine gratuitement
pendant 7 jours
Démarrer
Vous avez déjà un compte ?Connexion

Sur la décision

Référence :
Cass., 23 janv. 2004, n° 03-13.617, Bull. 2004 Ass. plén. N° 2 p. 2
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 03-13617
Importance : Publié au bulletin
Publication : Bulletin 2004 A. P. N° 2 p. 2
Décision précédente : Cour d'appel de Versailles, 6 février 2003
Précédents jurisprudentiels : EN SENS CONTRAIRE : Chambre civile 3, 2002-02-27, Bulletin 2002, III, n° 53, p. 46 (rejet).
Textes appliqués :
Code de commerce L145-38

Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales art. 6.1

Loi 2001-1168 2001-12-11

Dispositif : Rejet.
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000007044449
Lire la décision sur le site de la juridiction

Sur les parties

Texte intégral

Extraits similaires à la sélection

Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.

Inscrivez-vous gratuitement pour imprimer votre décision
Cour de Cassation, Assemblée plénière, du 23 janvier 2004, 03-13.617, Publié au bulletin