Cour de cassation, Chambre civile 3, 20 octobre 2016, 15-18.051, Inédit
CA Rennes
Infirmation partielle 18 février 2015
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CA Rennes
Infirmation 18 février 2015
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CASS
Cassation partielle 20 octobre 2016
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CASS
Rejet 20 octobre 2016

Arguments

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  • Rejeté
    Violation de la clause de concours du bailleur

    La cour a estimé que la seule violation de la clause de concours ne constitue pas une faute grave justifiant la résiliation par la clause résolutoire.

  • Accepté
    Accord sur les éléments essentiels du bail

    La cour a jugé que les parties étaient d'accord sur les éléments essentiels du bail, confirmant ainsi l'existence d'un bail commercial.

Résumé par Doctrine IA

La Mutuelle EOVI-MCD, successeur de la Mutuelle nationale MCD, forme un pourvoi contre un arrêt de la cour d'appel de Rennes qui a reconnu l'existence d'un bail commercial entre elle et la société Chauss’mini maxi, EURL, malgré l'absence d'écrit. La Mutuelle invoque un moyen unique de cassation, articulé en six branches, se fondant sur les articles 1134 du code civil (dans sa rédaction antérieure à l'ordonnance du 10 février 2016) et L. 145-1 du code de commerce, ainsi que sur les articles 1715, 1316-1, 1316-3, 1316-4 et 1341 du code civil, arguant que la preuve d'un bail commercial verbal ne peut être apportée que par écrit et que l'accord des parties sur les éléments essentiels du bail n'était pas caractérisé. La Cour de cassation casse partiellement l'arrêt de la cour d'appel en retenant que la cour d'appel a violé les textes susvisés en refusant de déclarer acquise la clause résolutoire pour violation de la clause de concours du bailleur à l'acte de cession, alors que la convention excluait l'appréciation judiciaire de la gravité des faits en stipulant une clause de résiliation de plein droit. Les troisième et cinquième branches du moyen, qui ne sont pas de nature à entraîner la cassation, ne sont pas examinées. La cause et les parties sont renvoyées devant la cour d'appel de Rennes, autrement composée, pour être jugées conformément à la décision de la Cour de cassation.

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Sur la décision

Référence :
Cass. 3e civ., 20 oct. 2016, n° 15-18.051
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 15-18.051
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Rennes, 18 février 2015, N° 14/00055
Textes appliqués :
Article 1134 du code civil, dans sa rédaction antérieure à celle issue de l’ordonnance du 10 février 2016.

Article L. 145-41 du code commerce.

Dispositif : Cassation
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000033300090
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2016:C301124
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Sur les parties

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