Cour de cassation, Chambre criminelle, 13 octobre 2020, 19-82.479, Inédit
CA Nîmes 28 février 2019
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CASS
Cassation 13 octobre 2020

Arguments

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  • Accepté
    Absence de faits précis dans les propos

    La cour a estimé que les propos incriminés constituaient une opinion critique sur la gestion de la ville et l'action de la police municipale, et non des faits précis, ce qui a conduit à la cassation de la décision de la cour d'appel.

  • Accepté
    Liberté d'expression

    La cour a jugé que la cour d'appel avait méconnu le principe de la liberté d'expression en considérant que les propos constituaient une diffamation, alors qu'ils relevaient d'un débat d'idées.

Résumé par Doctrine IA

La Cour de cassation a été saisie d'un pourvoi formé par Mme B... contre un arrêt de la cour d'appel de Nîmes qui l'avait condamnée pour diffamation publique envers une administration publique et des fonctionnaires, ainsi que pour injure publique envers un fonctionnaire. La prévenue avait publié un texte sur un site internet critiquant la gestion de la ville de Beaucaire et l'action de sa police municipale.

La défense invoquait la violation de l'article 29 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, arguant que les propos tenus n'étaient que l'expression d'une opinion générale et non l'imputation de faits précis. Elle invoquait également l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme, soutenant que les propos relevaient de la libre discussion des questions d'intérêt général et ne dépassaient pas les limites admissibles de la liberté d'expression.

La Cour de cassation casse l'arrêt attaqué, considérant que les propos incriminés constituaient une opinion critique émise sur un ton ironique par une opposante politique, et non l'imputation de faits précis susceptibles d'être prouvés. Elle estime que la cour d'appel a méconnu le sens et la portée de la loi sur la liberté de la presse en déclarant la prévenue responsable de diffamation. La cassation est prononcée sans renvoi.

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Sur la décision

Référence :
Cass. crim., 13 oct. 2020, n° 19-82.479
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 19-82.479
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Nîmes, 28 février 2019
Textes appliqués :
Article 29, alinéa 1er, de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.
Dispositif : Cassation sans renvoi
Date de dernière mise à jour : 14 décembre 2021
Identifiant Légifrance : JURITEXT000042464366
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2020:CR01688
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Sur les parties

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