Conseil d'État, 1ère et 2ème sous-sections réunies, 23 juillet 2003, 254837
TA Nantes 19 février 2003
>
TA Nantes 27 mars 2003
>
CE
Annulation 23 juillet 2003

Arguments

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  • Accepté
    Erreur de droit sur la recevabilité de la demande

    Le Conseil d'Etat a jugé que les décisions de préemption n'avaient pas épuisé tous leurs effets, ce qui justifiait la demande de suspension.

  • Accepté
    Doute sérieux quant à la légalité de la décision de préemption

    Le Conseil d'Etat a reconnu que l'absence de projet justifiait un doute sérieux sur la légalité de la décision de préemption.

  • Rejeté
    Absence d'urgence justifiant la suspension

    Le Conseil d'Etat a estimé que l'urgence n'était pas justifiée, car les propriétaires avaient renoncé à l'aliénation de ces parcelles.

  • Accepté
    Droit à remboursement des frais

    Le Conseil d'Etat a condamné la communauté urbaine à verser une somme à la société pour couvrir ses frais, conformément à la législation.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en cassation, annule partiellement les ordonnances du juge des référés du tribunal administratif de Nantes qui avaient rejeté les demandes de suspension de l'exécution des décisions de préemption prises par la communauté urbaine de Nantes concernant quatre parcelles. La SOCIETE ATLANTIQUE TERRAINS contestait ces décisions de préemption. Le Conseil d'État juge que l'accord amiable sur le prix d'une parcelle ne rend pas la demande de suspension sans objet, car la décision de préemption continue de faire obstacle à la vente (erreur de droit). Concernant les autres parcelles, bien que les propriétaires aient renoncé à leur aliénation, les décisions de préemption n'ont pas épuisé tous leurs effets, car elles empêchent toujours la signature des actes de vente (erreur de droit). Sur le fond, le Conseil d'État suspend l'exécution de la décision de préemption de la parcelle ZB n° 62, car l'urgence est présumée pour l'acquéreur évincé et un moyen invoqué paraît créer un doute sérieux sur la légalité de la décision (absence de projet justifiant la préemption). Pour les autres parcelles, l'urgence n'est pas démontrée, car les propriétaires ont renoncé à la vente, et la demande de suspension est rejetée. La communauté urbaine de Nantes est condamnée à verser 2 000 euros à la SOCIETE ATLANTIQUE TERRAINS au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 1re et 2e ss-sect. réunies, 23 juil. 2003, n° 254837, Lebon T.
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 254837
Importance : Mentionné aux tables du recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Décision précédente : Tribunal administratif de Nantes, 27 mars 2003
Précédents jurisprudentiels : [RJ1] Rappr. 13 novembre 2002, M. Hourdin, n° 248851, à publier
Section, 26 février 2003, M. et Mme Bour et autres, n° 231558, à publier.
Identifiant Légifrance : CETATEXT000008198649
Identifiant européen : ECLI:FR:CESSR:2003:254837.20030723

Sur les parties

Texte intégral

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Conseil d'État, 1ère et 2ème sous-sections réunies, 23 juillet 2003, 254837