Conseil d'État, 1ère et 4ème chambres réunies, 22 octobre 2018, 412057
TA Bordeaux
Annulation 20 octobre 2015
>
CAA Bordeaux
Annulation 2 mai 2017
>
CE
Annulation 22 octobre 2018
>
CAA Bordeaux
Annulation 25 février 2020

Arguments

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  • Accepté
    Erreur de droit sur la caducité de l'autorisation d'exploitation

    Le Conseil d'État a estimé que la cour administrative d'appel avait entaché son arrêt d'erreur de droit en ne recherchant pas si le projet de cession gardait son objet, indépendamment de la caducité du contrat.

  • Accepté
    Droit à l'indemnisation des frais de justice

    Le Conseil d'État a décidé de mettre à la charge du département une somme en raison de la décision favorable rendue en faveur de la société.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en cassation, a annulé l'arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux qui avait rejeté la demande de la société EHPAD Ma Résidence d'annuler l'arrêté constatant la caducité partielle de son autorisation d'extension. La société contestait l'arrêté du directeur général de l'agence régionale de santé d'Aquitaine et du président du conseil général de la Gironde, qui avait constaté la caducité de l'autorisation d'extension de l'EHPAD suite à la caducité du contrat de vente du fonds de commerce de la société Home du Château Cadouin. Le Conseil d'État a jugé que la cour administrative d'appel avait commis une erreur de droit en considérant que l'accord donné à la cession de l'autorisation d'exploitation était subordonné à l'existence d'un contrat entre les parties, sans examiner si le projet de cession gardait son objet malgré la caducité du contrat. En vertu des articles L. 313-1 et L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles, l'autorisation de cession ne dépend pas de l'existence d'un contrat de cession et peut perdre son objet si elle ne peut plus produire d'effets. Le Conseil d'État a renvoyé l'affaire à la cour administrative d'appel de Bordeaux et a ordonné au département de la Gironde de verser 3 000 euros à la société EHPAD Ma Résidence au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 1re et 4e ch. réunies, 22 oct. 2018, n° 412057, Lebon T.
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 412057
Importance : Mentionné aux tables du recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Décision précédente : Cour administrative d'appel de Bordeaux, 2 mai 2017, N° 15BX04061, 15BX04063
Précédents jurisprudentiels : [RJ1] Rappr, pour une cessation d'activité entraînant la caducité de l'autorisation, CE, 24 juillet 1981, Ministre de la santé c/ Société Nouvelle clinique Beausoleil, n° 25526, T. pp. 598-870-921
CE, Section, 26 juillet 1985, Société Nouvelle clinique Beausoleil, n° 46236, p. 31.
Identifiant Légifrance : CETATEXT000037513358
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2018:412057.20181022

Sur les parties

Texte intégral

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