Conseil d'État, 4 mars 2022, 462048, Inédit au recueil Lebon
CE
Rejet 4 mars 2022

Arguments

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  • Rejeté
    Atteinte grave et immédiate aux intérêts des associations

    La cour a estimé que les associations ne justifient pas de l'urgence à suspendre le décret, n'apportant pas de preuves suffisantes d'un effet dissuasif réel sur les demandes de subventions.

  • Autre
    Doute sérieux quant à la légalité du décret

    La cour a noté qu'il n'était pas nécessaire de statuer sur ce moyen, étant donné le rejet de la demande pour absence d'urgence.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en premier ressort par la Ligue des droits de l'Homme et d'autres associations, a rejeté leur demande de suspension de l'exécution du décret n° 2021-1947 du 31 décembre 2021 relatif au contrat d'engagement républicain des associations et fondations bénéficiant de subventions publiques ou d'un agrément de l'État. Les associations requérantes invoquaient l'urgence de la suspension en raison d'une atteinte grave et immédiate à leurs intérêts, arguant que le décret avait un effet dissuasif sur leurs demandes de subventions et risquait d'entraîner leur disparition en raison de leur dépendance aux financements publics. Elles soulevaient également un doute sérieux quant à la légalité du décret, estimant qu'il méconnaissait la liberté d'association et d'expression, ainsi que le droit à un recours effectif, protégés par la Constitution, la Convention européenne des droits de l'homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et le droit européen et international. Le Conseil d'État a estimé que les requérantes n'avaient pas démontré l'urgence de la suspension, notant que le décret n'avait pas eu d'effet dissuasif manifeste sur les demandes de subventions ni induit une diminution significative des ressources des associations. De plus, le Conseil constitutionnel avait déjà écarté le grief de méconnaissance de la liberté d'association en énonçant une réserve d'interprétation. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire de statuer sur la légalité du décret, et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

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Vulpi Avocats - Chronique de jurisprudence · 26 avril 2022
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Sur la décision

Référence :
CE, 4 mars 2022, n° 462048
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 462048
Type de recours : Excès de pouvoir
Date de dernière mise à jour : 4 juillet 2025
Identifiant Légifrance : CETATEXT000045393171
Identifiant européen : ECLI:FR:CEORD:2022:462048.20220304
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Sur les parties

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