Conseil d'État, 7ème - 2ème chambres réunies, 6 mars 2025, 498497
CE
Annulation 6 mars 2025

Arguments

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  • Accepté
    Erreur de droit sur la condition d'urgence

    La cour a estimé que la condition d'urgence doit en principe être regardée comme satisfaite dans le cadre d'une demande de suspension d'un refus de renouvellement d'une autorisation de séjour, ce qui constitue une erreur de droit de la part du juge des référés.

  • Accepté
    Urgence liée à la situation personnelle

    La cour a reconnu que l'urgence justifie la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte de manière grave et immédiate à la situation du requérant, ce qui est le cas ici.

  • Rejeté
    Droit à l'assistance juridique

    La cour a rejeté cette demande en raison du rejet de la demande principale de suspension, considérant qu'il n'y a pas lieu de faire droit à cette demande de frais.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État a été saisi en cassation par M. A après le rejet par le juge des référés du tribunal administratif de Nantes de sa demande de suspension de la décision du préfet de Maine-et-Loire refusant le renouvellement de son autorisation provisoire de séjour. M. A invoquait l'urgence et des violations des articles L. 425-10 et L. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Le Conseil d'État casse l'ordonnance pour erreur de droit, considérant que la condition d'urgence était présumée satisfaite dans ce cas. Il rejette ensuite la demande de suspension, estimant que les moyens invoqués ne créaient pas de doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée.

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Résumé de la juridiction

Commentaires3

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Sur la décision

Référence :
CE, 7e et 2e ch. réunies, 6 mars 2025, n° 498497, Lebon T.
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 498497
Importance : Mentionné aux tables du recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Précédents jurisprudentiels : A rapprocher :
., pour l'application de cette présomption à une APS au titre de la protection temporaire, CE, 29 janvier 2024, M. Haidt, n° 471605, à mentionner aux Tables.
Dispositif : Satisfaction partielle
Date de dernière mise à jour : 20 mars 2025
Identifiant Légifrance : CETATEXT000051303917
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2025:498497.20250306
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