CEDH, Cour (première section), KOUFAKI ET ADEDY c. GRÈCE, 7 mai 2013, 57665/12;57657/12
CEDH, Recevabilité 7 mai 2013

Arguments

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  • Rejeté
    Violation du droit au respect des biens

    La Cour a estimé que les mesures litigieuses ne constituent pas une privation de propriété, mais une ingérence légale dans la jouissance du droit au respect des biens, justifiée par la nécessité d'assainir les finances publiques.

  • Rejeté
    Violation du principe de proportionnalité

    La Cour a jugé que les réductions salariales, bien que permanentes, ne créent pas une charge excessive sur la requérante, compte tenu du contexte de crise économique.

  • Rejeté
    Violation du droit au respect des biens

    La Cour a considéré que les mesures étaient justifiées par un but d'utilité publique et qu'elles ne constituaient pas une privation de propriété.

  • Rejeté
    Violation du principe de proportionnalité

    La Cour a jugé que les mesures, bien que généralisées, étaient nécessaires pour l'assainissement des finances publiques et ne constituaient pas une charge excessive.

Résumé par Doctrine IA

La décision concerne deux requêtes introduites devant la Cour européenne des droits de l'homme par une avocate grecque et une organisation syndicale représentant des fonctionnaires. Les requérantes se plaignent de la baisse des salaires et des pensions opérée par les lois grecques nos 3833/2010, 3845/2010 et 3847/2010. La Cour estime que les mesures litigieuses ne constituent pas une privation de propriété, mais plutôt une ingérence dans le droit au respect des biens. Elle considère que l'ingérence était prévue par la loi et poursuivait un but légitime d'utilité publique, à savoir faire face à la crise économique et financière en Grèce. La Cour estime également que les mesures étaient proportionnées au but poursuivi et ne constituaient pas une charge excessive pour les requérantes. Elle conclut donc que les requêtes sont irrecevables.

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Sur la décision

  • Rapport introductif de la loi n° 3833/2010
  • Loi n° 3845/2010
  • Loi n° 4024/2011
Référence :
CEDH, Cour (Première Section), 7 mai 2013, n° 57665/12;57657/12
Numéro(s) : 57665/12, 57657/12
Type de document : Recevabilité
Date d’introduction : 31 août 2012
Jurisprudence de Strasbourg : Blanco Callejas c. Espagne (déc.), no 64100/00, 18 juin 2002
James et autres c. Royaume-Uni, arrêt du 21 février 1986, série A no 98, p. 32, §§ 46 et 51
Draon c. France [GC], no 1513/03, §§ 70-72, 6 octobre 2005
Frimu et 4 autres requêtes c. Roumanie (déc.), nos 45312/11, 45581/11, 45583/11, 45587/11 et 45588/11, §§ 40 et 42, 7 février 2012
Jahn et autres c. Allemagne [GC], no 46720/99, 72203/01 et 72552/01, § 91, CEDH 2005-VI
Hasani c. Croatie (déc.), no 20844/09, 30 septembre 2010
Huc c. Roumanie et Allemagne (déc.), no 7269/05, § 64, 1er décembre 2009
Jankovic c. Croatie (déc.), no 43440/98, CEDH 2000-X
J.A. Pye (Oxford) Ltd c. Royaume-Uni, no 44302/02, § 45, 15 novembre 2005
Khoniakina c. Géorgie, no 17767/08, § 70, 19 juin 2012
Kjartan Ásmundsson c. Islande, no 60669/00, § 40, CEDH 2004-IX
Kuna c. Allemagne, (déc.), no 52449/99, CEDH-2001
Maggio et autres c. Italie, nos 46286/09, 52851/08, 53727/08, 54486/08 et 56001/08, § 55, 31 mai 2011
Maurice c. France [GC], no 11810/03, §§ 67-71 et 79, CEDH 2005-IX
Mihaies et Sentes c. Roumanie, (déc.), nos 44232/11 et 44605/11, § 19, 6 décembre 2011
O'Reilly et autres c. Irlande (déc.), no 54725/00, 28 février 2002
Panfile c. Roumanie (déc.), 13902/11, § 18, 20 mars 2012
Pentiacova et autres c. Moldova (déc.), no 14462/03, 4 janvier 2005
Skorkiewicz c. Pologne (déc.), no 39860/98, 1er juin 1999
Stummer c. Autriche [GC], no 37452/02, § 82, 7 juillet 2011
Terazzi S.r.l. c. Italie, no 27265/95, 17 octobre 2002
Valkov et autres c. Bulgarie, no 2033/04, 19125/04, 19475/04, 19490/04, 19495/04, 19497/04, 24729/04, 171/05 et 2041/05, §§ 88 et 92, 25 octobre 2011
Wieczorek c. Pologne, no 18176/05, § 61, 8 décembre 2009
Zvolský et Zvolská c. République tchèque, no 46129/99, § 67 in fine, CEDH 2002-IX
Niveau d’importance : Importance moyenne
Opinion(s) séparée(s) : Non
Conclusion : Irrecevable
Identifiant HUDOC : 001-120092
Identifiant européen : ECLI:CE:ECHR:2013:0507DEC005766512
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Constitution du 4 octobre 1958
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