CJUE, n° C-26/13, Arrêt de la Cour, Árpád Kásler et Hajnalka Káslerné Rábai contre OTP Jelzálogbank Zrt, 30 avril 2014
CJUE, Demande (JO) 21 janvier 2013
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CJUE, Conclusions de l'avocat général 12 février 2014
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CJUE, Arrêt 30 avril 2014
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CJUE, Arrêt (sommaire) 30 avril 2014

Arguments

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  • Accepté
    Clause abusive dans un contrat de consommation

    La cour a jugé que la clause en question ne peut être considérée comme faisant partie de l'objet principal du contrat et qu'elle crée un déséquilibre au détriment des emprunteurs, ce qui la rend abusive.

  • Accepté
    Exigence de clarté dans les clauses contractuelles

    La cour a estimé que les clauses doivent être rédigées de manière à ce que le consommateur puisse comprendre les implications économiques, ce qui n'était pas le cas ici.

  • Accepté
    Substitution d'une clause abusive

    La cour a jugé que le juge national peut substituer une disposition de droit national à caractère supplétif pour maintenir le contrat malgré la suppression de la clause abusive.

Résumé par Doctrine IA

La décision de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) du 30 avril 2014 concerne l'interprétation de la directive 93/13/CEE sur les clauses abusives dans les contrats entre professionnels et consommateurs. Les emprunteurs hongrois contestent une clause de leur contrat de prêt en devise étrangère, arguant qu'elle est abusive en raison de l'écart entre le cours d'achat et le cours de vente. La CJUE a été saisie de trois questions préjudicielles, notamment sur la qualification de cette clause comme définissant l'objet principal du contrat et sur la possibilité pour le juge national de substituer une disposition de droit national en cas de clause abusive. La Cour a conclu que la clause en question ne relève pas de l'objet principal si elle ne fixe pas une prestation essentielle, que l'exigence de clarté s'étend à la transparence des mécanismes de conversion, et que le juge peut substituer une disposition nationale si le contrat ne peut subsister sans la clause abusive.

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Sur la décision

Référence :
CJUE, Cour, 30 avr. 2014, C-26/13
Numéro(s) : C-26/13
Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 30 avril 2014.#Árpád Kásler et Hajnalka Káslerné Rábai contre OTP Jelzálogbank Zrt.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Kúria.#Directive 93/13/CEE – Clauses abusives dans les contrats conclus entre un professionnel et un consommateur – Articles 4, paragraphe 2, et 6, paragraphe 1 – Appréciation du caractère abusif des clauses contractuelles – Exclusion des clauses relatives à l’objet principal du contrat ou à l’adéquation du prix ou de la rémunération pourvu qu’elles soient rédigées de manière claire et compréhensible – Contrats de crédit à la consommation libellés dans une devise étrangère – Clauses relatives aux cours de change – Écart entre le cours d’achat, applicable au déblocage du prêt, et le cours de vente, applicable à son remboursement – Pouvoirs du juge national en présence d’une clause qualifiée d’‘abusive’ – Substitution de la clause abusive par une disposition de droit national à caractère supplétif – Admissibilité.#Affaire C-26/13.
Date de dépôt : 21 janvier 2013
Précédents jurisprudentiels : arrêt OSA, C-351/12, EU:C:2014:110
Crédito ( C-618/10, EU:C:2012:349
Invitel, C-472/10, EU:C:2012:242, point 22, et RWE Vertrieb, C-92/11, EU:C:2013:180
Perenič, C-453/10, EU:C:2012:144
Shirley, C-279/12, EU:C:2013:853
Solution : Renvoi préjudiciel
Identifiant CELEX : 62013CJ0026
Identifiant européen : ECLI:EU:C:2014:282
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Directive Clauses abusives - Directive 93/13/CEE du 5 avril 1993 concernant les clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs
  2. Code civil
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