Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TA Bastia, 3 oct. 2025, n° 2500860 |
|---|---|
| Juridiction : | Tribunal administratif de Bastia |
| Numéro : | 2500860 |
| Type de recours : | Plein contentieux |
| Dispositif : | Satisfaction totale |
| Date de dernière mise à jour : | 13 novembre 2025 |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée au greffe du tribunal le 4 juin 2025, la société anonyme d’économie mixte locale (SAEML) du port de plaisance de Toga, représenté par Me Crety, avocat, demande au juge des référés :
1°) de condamner M. B… A… à lui payer une provision de 2 004 euros assortie des intérêts moratoires au taux légal à compter du 10 avril 2025 ;
2°) de mettre à la charge de M. A… une somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle exploite le port de plaisance de Toga en qualité de concessionnaire des communes de Ville-di-Pietrabugno et Bastia ; qu’à ce titre, elle gère l’attribution des anneaux du plan d’eau portuaire et le recouvrement du produit correspondant ;
- M. A… est propriétaire d’un navire à moteur dénommé « Daurade rose » immatriculé BIC8002, amarré sur l’emplacement n° 479 dans le cadre d’un forfait annuel depuis le 1er mai 2024 ;
- à ce jour, la redevance due par M. A… n’a pas été acquittée malgré la mise en demeure qui lui a été adressée ;
- M. A… est redevable d’une somme de 2 004 euros correspondant à la redevance due pour l’exercice 2024-2025 ;
- le juge des référés peut légalement accorder une provision correspondant à la totalité de la créance dès lors que l’obligation dont se prévaut le demandeur n’est pas sérieusement contestable, ce qui est bien le cas en l’espèce.
La requête a été communiquée à M. A…, qui n’a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
L’instruction a été clôturée à la date du 15 septembre 2025 à 12H00.
Par une décision du 26 août 2024, la présidente du tribunal a désigné M. Alfonsi, président honoraire, pour exercer les fonctions de juge des référés.
Vu :
- le code civil ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. La société anonyme d’économie mixte locale (SAEML) du port de plaisance de Toga demande au juge des référés de condamner M. B… A…, propriétaire d’un navire à moteur dénommé « Daurade rose » immatriculé BIC8002, amarré au port de plaisance de Toga depuis le 1er mai 2024, à lui payer une provision de 2 004 euros, augmentée des intérêts moratoires au taux légal à compter du 10 avril 2025, correspondant à la redevance due à raison de l’occupation par son bateau de l’emplacement n° 479 pour l’exercice 2024-2025.
2. Aux termes de l’article R.541-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés peut, même en l’absence d’une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l’a saisi lorsque l’existence de l’obligation n’est pas sérieusement contestable (…) ».
3. Aux termes de l’article L.2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques : « Toute occupation ou utilisation du domaine public d’une personne publique mentionnée à l’article L.1 donne lieu au paiement d’une redevance (…) ». Il est constant, en l’espèce, que M. A… n’a pas acquitté la redevance due à raison du maintien de son bateau à l’emplacement n° 479 pour l’exercice 2024-2025. Le montant de la somme qui lui est réclamée par la SAEML du port de plaisance de Toga correspondant au montant exact de la redevance due en vertu du tarif en vigueur, la créance dont se prévaut la société requérante doit être regardée comme présentant un caractère non sérieusement contestable tant dans son principe que dans son montant.
4. Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de condamner M. A… à payer à la SAEML du port de plaisance de Toga la somme réclamée de 2 004 euros.
Sur les intérêts :
5. Aux termes de l’article 1344-1 du code civil : « La mise en demeure de payer une obligation de somme d’argent fait courir l’intérêt moratoire, au taux légal, sans que le créancier soit tenu de justifier d’un préjudice ». Il est constant que M. A… a été mis en demeure de payer la somme mentionnée au point 4 par lettre recommandée du 8 avril 2025. La SAEML du port de plaisance de Toga est donc fondée à demander que cette dernière somme soit augmentée des intérêts au taux légal à compter du 10 avril 2025.
Sur les conclusions tendant à l’application de l’article L.761-1 du code de justice administrative :
6. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de M. A… une somme de 1 000 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE
Article 1er : M. B… A… est condamné à payer à la société anonyme d’économie mixte locale du port de plaisance de Toga une somme de 2 004 euros. Ladite somme portera intérêts au taux légal à compter du 10 avril 2025.
Article 2 : M. A… paiera à la société anonyme d’économie mixte locale du port de plaisance de Toga une somme de 1 000 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société anonyme d’économie mixte locale du port de plaisance de Toga et à M. B… A….
Fait à Bastia, le 3 octobre 2025.
Le juge des référés,
Signé
J.-F. ALFONSI
La République mande au préfet de Haute Corse en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Une greffière,
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Territoire français ·
- Police ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Départ volontaire ·
- Menaces ·
- Interdiction ·
- Ordre public ·
- Ordre ·
- Territoire national
- Justice administrative ·
- Commune ·
- Juge des référés ·
- Préjudice ·
- Pôle emploi ·
- Travail ·
- Titre ·
- Conclusion ·
- Contrats ·
- Attestation
- Justice administrative ·
- Vie privée ·
- Délai ·
- Annulation ·
- Territoire français ·
- Commissaire de justice ·
- Astreinte ·
- Science économique ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Justice administrative ·
- Carte de séjour ·
- Aide juridictionnelle ·
- Police ·
- Urgence ·
- Retrait ·
- Bénéfice ·
- Commissaire de justice ·
- Juge des référés ·
- Décision administrative préalable
- Justice administrative ·
- Urgence ·
- Juge des référés ·
- Admission exceptionnelle ·
- Demande ·
- Étranger ·
- Dysfonctionnement ·
- Commissaire de justice ·
- Délai ·
- Ressortissant
- Enseignement supérieur ·
- Justice administrative ·
- Bretagne ·
- Éducation nationale ·
- Commissaire de justice ·
- Avis ·
- Stage ·
- Professeur ·
- Enseignement secondaire ·
- Légalité externe
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Justice administrative ·
- Territoire français ·
- Commissaire de justice ·
- Assurance privée ·
- Erreur ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Autorisation provisoire ·
- Immigration ·
- Carte de séjour
- Justice administrative ·
- Urgence ·
- Suspension ·
- Juge des référés ·
- Légalité ·
- Décision implicite ·
- Commissaire de justice ·
- Titre ·
- Demande ·
- Exécution
- Territoire français ·
- Illégalité ·
- Pays ·
- Justice administrative ·
- Obligation ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Identité ·
- Vie privée ·
- Destination
Sur les mêmes thèmes • 3
- Résidence universitaire ·
- Logement ·
- Expulsion ·
- Justice administrative ·
- Juge des référés ·
- Renouvellement ·
- Contestation sérieuse ·
- Étudiant ·
- Urgence ·
- Règlement intérieur
- Visa ·
- Directive (ue) ·
- Recours administratif ·
- Justice administrative ·
- Cameroun ·
- Commission ·
- Sérieux ·
- Refus ·
- Administration ·
- Décision implicite
- Tribunaux administratifs ·
- Justice administrative ·
- Commissaire de justice ·
- Fonctionnaire ·
- Hôpitaux ·
- Département ·
- Juridiction administrative ·
- Maladie professionnelle ·
- Conseil d'etat ·
- Affectation
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.