Rejet 17 décembre 2024
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TA Cergy-Pontoise, 17 déc. 2024, n° 2418075 |
|---|---|
| Juridiction : | Tribunal administratif de Cergy-Pontoise |
| Numéro : | 2418075 |
| Type de recours : | Excès de pouvoir |
| Dispositif : | Rejet |
| Date de dernière mise à jour : | 30 mai 2025 |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 décembre 2024, Mme A B, représentée par Me Etman, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous afin de lui remettre un récépissé de dépôt de demande de titre de séjour ou une autorisation provisoire de séjour de six mois avec une autorisation de travail, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 30 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
— la condition d’urgence est présumée remplie, dès lors qu’il s’agit d’un refus de renouvellement de titre de séjour, qu’en l’absence de régularité de séjour sur le territoire, elle risque de ne pas valider son année universitaire, faute de pouvoir réaliser son stage obligatoire de fin d’année ;
— il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d’aller et venir, en méconnaissance des stipulations de l’article 5 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et à l’article 2 du protocole additionnel n°4 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ; et à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
— la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
— le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
— le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Lamy, vice-président, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ».
2. L’intervention du juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, est subordonnée à la réunion de deux conditions tenant, d’une part, à une situation d’urgence justifiant l’intervention du juge dans les plus brefs délais, et, d’autre part, à l’existence d’une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
3. Pour justifier de la situation d’urgence au sens des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, Mme B fait valoir que l’irrégularité de son séjour sur le territoire français fait obstacle à la poursuite de ses études, dès lors qu’elle doit effectuer un stage obligatoire pour valider son année qui débute le 2 décembre 2024 et qui peut être reporté au plus tard le 18 décembre 2024. Toutefois, il résulte de l’instruction qu’elle n’établit par aucune pièce versée au dossier le délai dont elle dispose pour débuter son stage. Par ailleurs, elle s’est elle-même placée dans la situation d’urgence qu’elle invoque, dès lors que sa carte de séjour temporaire a expiré depuis le 15 novembre 2022. Dans ces conditions, Mme B ne justifie d’aucune situation d’urgence particulière impliquant qu’une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise par le juge des référés dans un délai de quarante-huit heures. Par suite, la condition d’urgence particulière exigée par les dispositions précitées de l’article L. 521-2 du code de justice administrative ne peut être regardée comme satisfaite.
3. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée dans toutes ses conclusions, selon la procédure prévue par l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mma B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Fait à Cergy, le 17 décembre 2024.
Le juge des référés,
signé
E. Lamy
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
No 24180752
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Eures ·
- Territoire français ·
- Justice administrative ·
- Illégalité ·
- Algérie ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Assignation à résidence ·
- Destination ·
- Étranger
- Justice administrative ·
- Recours ·
- Auteur ·
- Manche ·
- Commissaire de justice ·
- Délai ·
- Urbanisme ·
- Décentralisation ·
- Certificat de dépôt ·
- Aménagement du territoire
- Justice administrative ·
- Commissaire de justice ·
- Désistement ·
- L'etat ·
- Aide juridictionnelle ·
- Titre ·
- Procès ·
- Décision implicite ·
- Sous astreinte ·
- Astreinte
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Justice administrative ·
- Urgence ·
- Admission exceptionnelle ·
- Demande ·
- Juge des référés ·
- Titre ·
- Étranger ·
- Commissaire de justice ·
- Ressortissant ·
- Décision administrative préalable
- Centre hospitalier ·
- Consorts ·
- Préjudice ·
- Justice administrative ·
- Titre ·
- Hospitalisation ·
- Faute commise ·
- Taux légal ·
- Hôpitaux ·
- Assurance maladie
- Fonction publique territoriale ·
- Justice administrative ·
- Gestion ·
- Commune ·
- Désistement ·
- Recours gracieux ·
- Commissaire de justice ·
- Donner acte ·
- Décision implicite ·
- Conseil municipal
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Justice administrative ·
- Urgence ·
- Aide juridictionnelle ·
- Légalité ·
- Suspension ·
- Sérieux ·
- Juge des référés ·
- Titre ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers
- Adulte ·
- Sécurité sociale ·
- Handicapé ·
- Contentieux ·
- Allocation ·
- Justice administrative ·
- Commissaire de justice ·
- Juridiction ·
- Terme ·
- Compétence
- Garde des sceaux ·
- Politique ·
- Jeunesse ·
- Ville ·
- Sécurité ·
- Décret ·
- Protection ·
- Contrats ·
- Service ·
- Ministère
Sur les mêmes thèmes • 3
- Épouse ·
- Préjudice ·
- Tierce personne ·
- Victime ·
- Déficit fonctionnel temporaire ·
- Consolidation ·
- Titre ·
- Déficit fonctionnel permanent ·
- Indemnisation ·
- Assistance
- Justice administrative ·
- Sous astreinte ·
- Regroupement familial ·
- Injonction ·
- Commissaire de justice ·
- Désistement ·
- Annulation ·
- Conclusion ·
- Décision implicite ·
- Retard
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Justice administrative ·
- Immigration ·
- Motif légitime ·
- Parlement européen ·
- Commissaire de justice ·
- Canal ·
- Tiré ·
- Condition
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.