Non-lieu à statuer 23 mars 2026
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TA Guyane, 23 mars 2026, n° 2600620 |
|---|---|
| Juridiction : | Tribunal administratif de Guyane |
| Numéro : | 2600620 |
| Type de recours : | Excès de pouvoir |
| Dispositif : | Non-lieu |
| Date de dernière mise à jour : | 31 mars 2026 |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 mars 2026, M. A… B… demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet de la Guyane, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, de le convoquer dans un délai de cinq jours afin de déposer sa demande de titre de séjour en tant que bénéficiaire de la protection subsidiaire ;
2°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté de voir son dossier traité dans un délai raisonnable dès lors que, bénéficiaire de la protection subsidiaire depuis le 30 mai 2025, il n’a pu déposer sa demande de titre de séjour sur la plateforme Administration numérique pour les étrangers France qui lui indique constamment un message d’erreur selon lequel il ne serait pas bénéficiaire de la protection subsidiaire et que les services de l’Etat en Guyane refusent de trouver une solution à sa situation ;
- il est également porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit fondamental des réfugiés ou bénéficiaires de la protection subsidiaire de bénéficier d’une carte de séjour pluriannuelle d’une durée maximale de quatre ans ;
- l’urgence est caractérisée dès lors que l’absence de possibilité de déposer sa demande de titre de séjour le place dans une situation précaire anormalement longue durant laquelle il peut être interpelé par les autorités compétentes qui peuvent prendre à son encontre une mesure d’éloignement pouvant avoir des conséquences lourdes et immédiates sur sa vie ;
- la mesure sollicitée est utile dès lors que l’obtention d’un rendez-vous en préfecture lui permettra de faire examiner sa demande de titre de séjour et de se voir délivrer un récépissé avec autorisation de travail, de sorte qu’il sera temporairement mis un terme à sa situation précaire ;
- elle ne fait obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative.
La requête a été communiquée au préfet de la Guyane qui a produit des pièces enregistrées le 18 mars 2026.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. ».
M. B…, ressortissant haïtien né en 1978, a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire par une décision du directeur général de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides du 31 mai 2025. Depuis cette date, M. B… tente en vain de déposer sa demande d’admission au séjour au titre de l’asile sur la plateforme Administration numérique pour les étrangers en France. Par la présente requête, M. B… demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de la Guyane de le convoquer afin de déposer sa demande de titre de séjour en tant que bénéficiaire de la protection subsidiaire.
Il résulte de l’instruction que le préfet de la Guyane a adressé le 18 mars 2026 à M. B… une convocation lui fixant un rendez-vous le 31 mars 2026 à 14h00 pour l’enregistrement de sa demande d’admission au séjour. Dans ces conditions, les conclusions présentées par M. B… aux fins d’injonction sont devenues sans objet. Il n’y a donc plus lieu d’y statuer et l’exception de non-lieu à statuer opposée en défense doit être accueillie.
Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative par M. B…, qui n’a pas eu recours au ministère d’avocat et ne justifie pas avoir exposé des frais spécifiques à l’occasion de l’instance, ne peuvent être accueillies.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’injonction de la requête.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B… est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A… B… et au ministre de l’intérieur.
Copie sera adressée pour information au préfet de la Guyane.
Rendue publique par mise à disposition au greffe le 23 mars 2026.
Le juge des référés,
Signé
O. GUISERIX
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière en Cheffe,
Ou par délégation la greffière,
Signé
M-Y. METELLUS
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Hébergement ·
- Justice administrative ·
- Urgence ·
- Expulsion ·
- Centre d'accueil ·
- Associations ·
- Juge des référés ·
- Droit d'asile ·
- Immigration ·
- Force publique
- Parcelle ·
- Commune ·
- Justice administrative ·
- Délibération ·
- Maire ·
- Conseil municipal ·
- Vente ·
- Juridiction administrative ·
- Affichage ·
- Bornage
- Tribunaux administratifs ·
- Justice administrative ·
- Pays ·
- Lieu de résidence ·
- Compétence du tribunal ·
- Union européenne ·
- Juridiction administrative ·
- Conseil d'etat ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Territoire français ·
- Étudiant ·
- Justice administrative ·
- Pays ·
- Aide juridictionnelle ·
- Départ volontaire ·
- Liberté fondamentale ·
- Stipulation ·
- Étranger ·
- Résidence
- Mayotte ·
- Justice administrative ·
- Sécurité sociale ·
- Directeur général ·
- Commissaire de justice ·
- Recours administratif ·
- Titre ·
- Conclusion ·
- Désistement d'instance ·
- Ordonnance
- Imposition ·
- Magasin ·
- Justice administrative ·
- Surface principale ·
- Propriété ·
- Impôt ·
- Taxes foncières ·
- Commerce ·
- Cotisations ·
- Contribuable
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Justice administrative ·
- Urgence ·
- Famille ·
- Juge des référés ·
- Recours administratif ·
- Refus d'autorisation ·
- Commissaire de justice ·
- Commission ·
- Suspension ·
- Education
- Immigration ·
- Justice administrative ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Directeur général ·
- Bénéfice ·
- Aide juridictionnelle ·
- Évaluation ·
- Parlement européen ·
- Parlement
- Justice administrative ·
- Extraction ·
- Juge des référés ·
- Prison ·
- Urgence ·
- Intervention ·
- Ordre des avocats ·
- Outre-mer ·
- International ·
- Police
Sur les mêmes thèmes • 3
- Justice administrative ·
- Police ·
- Juge des référés ·
- Liberté ·
- Urgence ·
- Autorisation provisoire ·
- Tribunal judiciaire ·
- Expulsion ·
- Éloignement ·
- Commissaire de justice
- État de santé, ·
- Ressortissant ·
- Pays ·
- Stipulation ·
- Résidence ·
- Certificat ·
- Immigration ·
- Vie privée ·
- Convention internationale ·
- Refus
- Justice administrative ·
- Séjour des étrangers ·
- Titre ·
- Délivrance ·
- Carte de séjour ·
- Ressortissant ·
- Droit d'asile ·
- Stipulation ·
- Accord ·
- Vie commune
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.