Tribunal administratif de Pau, Chambre 1, 8 novembre 2024, n° 2202040
TA Bordeaux 8 septembre 2022
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TA Pau
Annulation 8 novembre 2024

Arguments

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  • Accepté
    Qualité pour agir de l'association

    La cour a reconnu que l'association avait un intérêt à agir contre l'arrêté en raison de son objet social et de l'impact potentiel de l'arrêté sur les espèces protégées.

  • Accepté
    Illégalité de l'arrêté

    La cour a jugé que l'arrêté avait été pris en méconnaissance des dispositions de l'article L. 414-4 du code de l'environnement, qui impose une évaluation des incidences pour les activités susceptibles d'affecter un site Natura 2000.

  • Accepté
    Nécessité d'abroger l'arrêté

    La cour a ordonné au préfet d'abroger l'arrêté dans un délai de deux mois, considérant que son maintien portait atteinte à l'ordre juridique.

  • Accepté
    Réglementation de la pêche professionnelle

    La cour a enjoint au préfet de prendre les mesures nécessaires pour s'assurer que la pêche ne porte pas atteinte aux objectifs de conservation des espèces protégées.

Résumé par Doctrine IA

Dans cette décision, l'association Défense des milieux aquatiques (ADMA) demande l'annulation d'un arrêté préfectoral de 2009 réglementant la pêche des poissons migrateurs dans le bassin de l'Adour, ainsi que l'abrogation de cet arrêté et l'interdiction de la pêche commerciale tant que les évaluations d'incidences Natura 2000 ne sont pas réalisées. Les questions juridiques portent sur la légalité de l'arrêté au regard des directives européennes et du code de l'environnement, notamment en ce qui concerne la protection des espèces menacées. La juridiction conclut que l'arrêté a été pris en méconnaissance des obligations d'évaluation des incidences, annule le refus d'abrogation de l'arrêté et enjoint le préfet d'abroger l'arrêté dans un délai de deux mois, ainsi que de prendre des mesures pour protéger les espèces concernées.

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Sur la décision

Référence :
TA Pau, ch. 1, 8 nov. 2024, n° 2202040
Juridiction : Tribunal administratif de Pau
Numéro : 2202040
Type de recours : Excès de pouvoir
Décision précédente : Tribunal administratif de Bordeaux, 8 septembre 2022, N° 2004733
Dispositif : Satisfaction partielle
Date de dernière mise à jour : 30 mai 2025

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Règlement (UE) 1380/2013 du 11 décembre 2013 relatif à la politique commune de la pêche
  2. Règlement (UE) 2019/1241 du 20 juin 2019 relatif à la conservation des ressources halieutiques et à la protection des écosystèmes marins par des mesures techniques
  3. Directive Habitats - Directive 92/43/CEE du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages
  4. Décret n°94-157 du 16 février 1994
  5. Code de justice administrative
  6. Code rural
  7. Code de l'environnement
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