Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TGI Paris, juge des libertés et de la détention, 3 mars 2018, n° 18/00795 |
|---|---|
| Juridiction : | Tribunal de grande instance de Paris |
| Numéro(s) : | 18/00795 |
Texte intégral
|
T R I B U N A L D E GRANDE I N S T A N C E D E P A R I S ■ |
|
|
J.L.D. N° RG : 18/00795 |
ORDONNANCE SUR DEMANDE DE SECONDE PROLONGATION DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE (Articles L.551-1 et suivants du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile) |
Devant nous, Madame Myriam CADART, vice-présidente au tribunal de grande instance de Paris, régulièrement désignée par ordonnance de roulement à compter du 28 août 2017 et du tableau de service de permanence des samedi 03 mars 2018 et dimanche 04 mars 2018, en raison de l’empêchement des magistrats du service du juge des libertés et de la détention, légitimement absents ou requis à d’autres fonctions dans la juridiction, assistée de Madame Aurélie PAYET, greffier ;
Vu les dispositions des articles L. 551-1 et suivants du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Vu l’extrait individualisé du registre prévu par l’article L.553-1 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Vu l’obligation de quitter le territoire français en date du 9 mai 2017, notifiée le 10 mai 2017 à Yonne ;
Vu la décision écrite motivée en date du 1er février 2018 par laquelle le préfet a maintenu l’intéressé dans les locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire à compter du 1er février 2018
Attendu que par décision écrite motivée en date du 3 février 2018, le juge des libertés et de la détention de Paris a maintenu l’intéressé dans les locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire jusqu’au 03 Mars 2018 à 15h29 ;
Attendu que le préfet n’est pas en mesure d’assurer le rapatriement de l’intéressé vers son pays d’origine avant le 03 Mars 2018
Vu la requête de l’Administration aux fins de prolongation de la rétention administrative réceptionnée par le greffe du Juge des Libertés et de la Détention le 3 mars 2018 ;
Monsieur le préfet, Monsieur le procureur de la République, Monsieur le chef du centre de rétention et l’intéressé ont été avisés dès réception de la requête, de la date et de l’heure de la présente audience par le greffier ;
Avons fait comparaître devant nous,
[…]
né le […] à OUJDA
de nationalité Marocaine,
Sans domicile connu
Après l’avoir avisé de son droit de choisir un avocat ou d’en demander un qui lui sera désigné d’office, en présence de Maître X Y son conseil commis d’office ;
Après lui avoir rappelé les droits qui lui sont reconnus pendant la période de rétention (possibilité de demander l’assistance d’un interprète, d’un conseil ou d’un médecin, de communiquer avec son consulat et avec une personne de son choix) et l’avoir informé des possibilités et des délais de recours contre toutes décisions le concernant ;
En l’absence du procureur de la République avisé ;
Après avoir entendu Maître Octave DUMONT, du cabinet ABSIL-CARMINATI-Z-A, représentant la préfecture du Val de Marne, et le conseil de l’intéressé sur le fond ;
L’intéressé a déclaré : Je vous confirme mon identité et ma nationalité. Je suis en France depuis l’âge de 13ans. J’ai pas été régularisé. À mes 18ans, je me suis retrouvé tout seul. Personne n’a pu m’aider. J’ai 31 ans. J’ai été en contacte avec le Pont d’accès aux droits. Cela fait longtemps. J’ai été à l’école jusqu’en 3e CAP cuisine. Je ne l’ai pas mon CAP. Je n’ai aps pu continuer mes études parce que je n’étais pas régularisé. J’ai trouvé des pettis boulots au noir.
Sur le fond :
Attendu que l’impossibilité d’exécuter la mesure d’éloignement résulte :
— de la perte ou de la destruction des documents de voyage de l’intéressé
— de la dissimulation de son identité
— de l’obstruction volontaire faite par l’intéressé à son éloignement
Attendu que l’autorité préfectorale justifie avoir effectué, pendant la première période de prolongation de la rétention administrative, les démarches nécessaires pour déterminer l’identité et la nationalité exactes de l’intéressé et pour obtenir un laissez-passer afin de mettre à exécution la mesure de reconduite à la frontière;
Qu’il convient en conséquence d’ordonner la prolongation du maintien en rétention administrative de l’intéressé pour une durée de 15 jours supplémentaires ;
PAR CES MOTIFS
Statuant en audience publique, en premier ressort et contradictoirement,
— ORDONNONS la prolongation du maintien de […] dans les locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire, pour une durée maximale de 15 jours, soit jusqu’au 18 mars 2018 à 15h29
Fait à Paris, le 03 Mars 2018, à 12h11
Le greffier Le Juge des libertés et de la détention
Reçu copie de la présente ordonnance et notification de ce qu’elle est susceptible d’un appel non suspensif devant le Premier Président de la Cour d’Appel, dans un délai de 24 heures de son prononcé, par une déclaration motivée transmise au greffe du service des étrangers de la Cour d’Appel, par tous moyens, dont le n° de télécopieur est : 01.44.32.78.05.
L’intéressé Le conseil de l’intéressé Le représentant du préfet
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Ad hoc ·
- Mineur ·
- Administrateur ·
- Victime d'infractions ·
- Enfant ·
- Indemnisation de victimes ·
- Constat ·
- Fonds de garantie ·
- Infractions pénales ·
- Homologation
- Canal d'amenée ·
- Commune ·
- Vanne ·
- Astreinte ·
- Eaux ·
- Liquidation ·
- Arbre ·
- Exécution ·
- Jugement ·
- Procès-verbal
- Sociétés ·
- Rétractation ·
- Ordonnance ·
- Conseil ·
- Preuve ·
- Urgence ·
- Secret professionnel ·
- Concurrence déloyale ·
- Commerce ·
- Motif légitime
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Volonté de s'inscrire dans le sillage d'autrui ·
- Empreinte de la personnalité de l'auteur ·
- Protection au titre du droit d'auteur ·
- Clientèle identique ou similaire ·
- Interchangeabilité des produits ·
- Cessation des actes incriminés ·
- Élément du domaine public ·
- Imitation de la publicité ·
- Modèle de sac de couchage ·
- Investissements réalisés ·
- Situation de concurrence ·
- Concurrence parasitaire ·
- Caractère fonctionnel ·
- Concurrence déloyale ·
- Couleur des produits ·
- Imitation du produit ·
- Notoriété du produit ·
- Protection du modèle ·
- Copie quasi-servile ·
- Liberté du commerce ·
- Effort de création ·
- Succès commercial ·
- Produit phare ·
- Originalité ·
- Parasitisme ·
- Préjudice ·
- Banalité ·
- Sac ·
- Pistache ·
- Sociétés ·
- Loisir ·
- Droits d'auteur ·
- Produit ·
- Contrefaçon ·
- Brevet ·
- Concurrence
- Associé ·
- Intérêt de retard ·
- Pénalité ·
- Plus-value ·
- Mauvaise foi ·
- Préjudice ·
- Faute ·
- Administration fiscale ·
- Redressement fiscal ·
- Action
- Centre commercial ·
- Construction ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Commandement de payer ·
- Radiation ·
- Publicité foncière ·
- Péremption ·
- Sociétés civiles ·
- Droit réel ·
- Publicité
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Testament ·
- Associations cultuelles ·
- Legs ·
- Olographe ·
- Particulier ·
- Volonté ·
- Caducité ·
- Interprétation ·
- Incompatible ·
- Ministère public
- Serment ·
- Substitut du procureur ·
- Juré ·
- Ministère public ·
- Épouse ·
- Droite ·
- Réquisition ·
- Minute ·
- Acte ·
- Procès-verbal
- Jonction ·
- Épouse ·
- Veuve ·
- Avocat ·
- Mise en état ·
- Défaillant ·
- Instance ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Associations ·
- Lien
Sur les mêmes thèmes • 3
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Détention ·
- Prolongation ·
- Liberté ·
- Administration pénitentiaire ·
- Service ·
- Notification ·
- Ordonnance ·
- Police
- Liquidation judiciaire ·
- Magasin ·
- Lot ·
- Banque populaire ·
- Mandataire judiciaire ·
- Criée ·
- Hypothèque conventionnelle ·
- Sauvegarde ·
- Redressement ·
- Banque
- Etablissement public ·
- Hospitalisation ·
- Santé ·
- Hôpitaux ·
- Réparation ·
- Police ·
- Privation de liberté ·
- Trésor ·
- Préjudice ·
- Liberté
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.