Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Bordeaux, juge libertes detention, 6 nov. 2024, n° 24/03487 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 24/03487 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Maintien de la mesure de soins psychiatriques |
| Date de dernière mise à jour : | 5 mai 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
COUR D’APPEL DE [Localité 1]
TRIBUNAL JUDICIAIRE
DE [Localité 1]
N° RG 24/03487 – N° Portalis DBX6-W-B7I-ZYAU
N° Minute : 24/02157
ORDONNANCE DU 06 Novembre 2024
A l’audience publique du 06 Novembre 2024, devant Nous, Marie PESSIS, magistrat du siège du Tribunal judiciaire de Bordeaux, assistée de Jennifer POUQUET,
siégeant au Centre Hospitalier Spécialisé Psychiatrique CHARLES PERRENS, dans une salle spécialement aménagée sur l’emprise de l’établissement et répondant aux exigences de l’article L 3211-12-2 du code de la santé publique,
DANS L’INSTANCE ENTRE :
REQUÉRANT :
Monsieur le PREFET DE LA GIRONDE
régulièrement avisé, non comparant,
DÉFENDEUR :
M. [J] [I]
né le 10 Juillet 1989
actuellement hospitalisé au Centre Hospitalier Spécialisé CHARLES PERRENS régulièrement convoqué, comparant assisté de Me Gabrielle CHAVANT, avocat au barreau de BORDEAUX, avocat commis d’office,
MINISTÈRE PUBLIC :
Madame le Vice-Procureur de la République régulièrement avisée, non comparante,
****
Vu le code de santé publique, et notamment ses articles L. 3211-1, L. 3211-2-1, L. 3211-2-2, L. 3211-12-1, L. 3211-12-2, L. 3213-1 à L. 3213-11, R. 3211-7 à R. 3211-18, R. 3211-24 à R. 3211-26 et R. 3213-1 à R. 3213-3 ;
Vu l’arrêté municipal du 29/10/2024 du maire de la commune de [Localité 3] ordonnant l’admission provisoire de Monsieur [J] [I] en hôpital psychiatrique par application des dispositions de l’article L.3213-2 du code de la Santé publique
Vu l’arrêté du 30/10/2024 du Préfet de la Gironde ordonnant la mise en œuvre de soins psychiatriques en faveur de Monsieur [J] [I] sous la forme d’une hospitalisation complète au Centre Hospitalier Spécialisé de Charles Perrens, par application des dispositions de l’article L.3213-1 du code de la Santé publique
Vu la requête du Préfet de la Gironde enregistrée au Greffe le 04/11/2024 et les pièces jointes,
Vu l’avis du Ministère public,
Vu le procès-verbal de l’audience du 06/11/2024
Vu la comparution de Monsieur [J] [I] et ses explications à l’audience au terme desquelles il ne se dit pas opposé à la poursuite de la mesure d’hospitalisation complète une quinzaine de jours maximum, le temps d’adapter son traitement ; Il est auto-entrepreneur (cordiste) et doit absolument pouvoir débuter un chantier prévu le 20 novembre prochain.
Vu les observations de son avocat qui soutient la demande de Monsieur [J] [I].
MOTIFS DE LA DECISION
Aux termes des dispositions de l’article L.3213-1 code de la santé publique : «Le représentant de l’État dans le département prononce par arrêté, au vu d’un certificat médical circonstancié ne pouvant émaner d’un psychiatre exerçant dans l’établissement d’accueil, l’admission en soins psychiatriques des personnes dont les troubles mentaux nécessitent des soins et compromettent la sûreté des personnes ou portent atteinte, de façon grave, à l’ordre public. Les arrêtés préfectoraux sont motivés et énoncent avec précision les circonstances qui ont rendu l’admission en soins nécessaire.»
Selon l’article L.3211-12-1 du code de la santé publique «I. L’hospitalisation complète d’un patient ne peut se poursuivre sans que le magistrat du siège du tribunal judiciaire, préalablement saisi par (…) le représentant de l’État (…) ait statué sur cette mesure (…) : 1° Avant l’expiration d’un délai de 12 jours à compter de l’admission (…).
II. La saisine mentionnée au I du présent article est accompagnée de l’avis motivé d’un psychiatre de l’établissement d’accueil se prononçant sur la nécessité de poursuivre l’hospitalisation complète».
Il résulte des éléments figurant au dossier que Monsieur [J] [I] a été admis au Centre Hospitalier Spécialisé de Charles Perrens à la suite d’un passage à l’acte incendiaire, dans un contexte de trouble psychiatrique chronique en rupture de traitement. Il présentait une symptomatologie dépressive avec des idées suicidaires, une tristesse et des idées de culpabilité.
Les certificats médicaux exigés par les textes figurent au dossier, ils ont été établis dans les délais requis et contiennent des indications propres à répondre aux prescriptions légales.
La régularité de la procédure n’est d’ailleurs pas discutée.
L’avis médical motivé prévu par l’article L3211-12-1 II du Code de la Santé Publique établi le 04/11/2024 relève que l’état mental de Monsieur [J] [I] nécessite toujours des soins assortis d’une surveillance médicale constante justifiant une hospitalisation complète, et ce en raison d’une minimisation des troubles du comportement ayant conduit à son hospitalisation et de la nécessité d’adapter son traitement.
En toute hypothèse, une sortie prématurée serait de nature à présenter des risques de rechute rapide.
Dans ces conditions, la prise en charge dans un cadre contenant et sécurisé s’impose encore, afin de garantir l’observance des soins, et le cas échéant la réadaptation du traitement, ce qui ne peut se faire qu’en milieu hospitalier. Le maintien de l’hospitalisation complète s’avère encore nécessaire à ce jour en raison de l’impossibilité pour l’intéressé de consentir aux soins de façon pérenne alors qu’ils sont indispensables pour stabiliser son état.
Au regard des circonstances qui ont donné lieu à la mesure d’hospitalisation et des troubles dont il souffre, l’état de santé de Monsieur [J] [I] doit être regardé comme pouvant compromettre la sûreté des personnes ou porter atteinte, de façon grave, à l’ordre public.
Dès lors, le maintien de l’hospitalisation complète de l’intéressé apparaît à ce jour justifié.
PAR CES MOTIFS
Statuant par mise à disposition au greffe le 06 Novembre 2024, par décision contradictoire rendue en premier ressort après débats en audience publique du 06 Novembre 2024,
Accorde l’aide juridictionnelle provisoire à M. [J] [I],
Autorise le maintien de l’hospitalisation complète de M. [J] [I],
Dit que la présente décision sera notifiée à :
M. [J] [I]
Ministère public
Monsieur le prefet de la Gironde
et adressée pour information au Directeur du Centre Hospitalier CHARLES PERRENS.
Dit que les dépens comprenant les frais d’expertise seront supportés par le Trésor Public, en application des dispositions de l’article R 93-2° du Code de Procédure Pénale.
Le Greffier, Le Juge,
Cette décision peut être frappée d’appel dans un délai de 10 jours à compter de la présente notification par déclaration motivée transmise par tout moyen au greffe de la cour d’appel de [Localité 1] – Place de la République – 33 000 [Localité 1]. Cette déclaration peut notamment être envoyée par courriel à cette adresse : [Courriel 2]
Le ministère public peut, dans tous les cas, interjeter appel dans le même délai.
N° RG : N° RG 24/03487 – N° Portalis DBX6-W-B7I-ZYAU
M. [J] [I]
Ordonnance en date du 06 Novembre 2024
Reçu notification de la présente le
Le patient
signature :
Reçu notification de la présente ordonnance le
le Directeur du Centre Hospitalier Spécialisé CHARLES PERRENS,
signature
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Délivrance ·
- Nationalité française ·
- Certificat ·
- Comores ·
- Filiation ·
- Acte ·
- Contestation ·
- Ministère public ·
- Tribunal judiciaire ·
- Refus
- Véhicule ·
- Demande d'expertise ·
- Vice caché ·
- Immatriculation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Provision ·
- Référé ·
- Expertise judiciaire ·
- Moteur ·
- Procédure civile
- Immatriculation ·
- Véhicule ·
- Résolution ·
- Vente ·
- Tribunal judiciaire ·
- Carte grise ·
- Vendeur ·
- Obligation de délivrance ·
- Acheteur ·
- Certificat
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Île-de-france ·
- Caisse d'épargne ·
- Fichier ·
- Consommation ·
- Consultation ·
- Contentieux ·
- Déchéance du terme ·
- Contrat de prêt ·
- Protection ·
- Commissaire de justice
- Tribunal judiciaire ·
- Portugal ·
- Défense au fond ·
- Désistement d'instance ·
- Adresses ·
- Fins de non-recevoir ·
- Siège social ·
- Audience ·
- Défense ·
- Conforme
- Copropriété : droits et obligations des copropriétaires ·
- Demande en paiement des charges ou des contributions ·
- Biens - propriété littéraire et artistique ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Charges de copropriété ·
- Commandement de payer ·
- Tribunal judiciaire ·
- Recouvrement ·
- Immeuble ·
- Adresses ·
- Jugement par défaut ·
- Intérêt ·
- Charges
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Clause resolutoire ·
- Commissaire de justice ·
- Loyer ·
- Bail ·
- Commandement de payer ·
- Locataire ·
- Épouse ·
- Libération ·
- Congé ·
- Délai
- Congé ·
- Loyer ·
- Délai de preavis ·
- Commissaire de justice ·
- Commandement de payer ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Bailleur ·
- Adresses ·
- Consorts
- Expertise ·
- Consignation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Partie ·
- Mission ·
- Document ·
- Contrôle ·
- Délai ·
- Canal ·
- Charges
Sur les mêmes thèmes • 3
- Casino ·
- Distribution ·
- Déficit fonctionnel temporaire ·
- Supermarché ·
- Sociétés ·
- Incidence professionnelle ·
- Victime ·
- Sécurité sociale ·
- Préjudice corporel ·
- Sécurité
- Tribunal judiciaire ·
- Caution solidaire ·
- Engagement de caution ·
- Plan de redressement ·
- Co-obligé ·
- Créance ·
- Commerce ·
- Sûretés ·
- Jugement ·
- Code de commerce
- Médiation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Mise en état ·
- Médiateur ·
- Message ·
- Partie ·
- Juge ·
- Audience ·
- Compte tenu ·
- Accord
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.