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Sur la décision
| Référence : | TJ Dijon, jld, 10 avr. 2025, n° 25/00198 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/00198 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Maintien de la mesure de soins psychiatriques |
| Date de dernière mise à jour : | 14 avril 2025 |
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Texte intégral
Me Nicolas BENSA – 36
TRIBUNAL JUDICIAIRE de DIJON
CABINET DU MAGISTRAT EN CHARGE DU CONTRÔLE DES MESURES PRIVATIVES ET RESTRICTIVES DE LIBERTÉS DANS LE DOMAINE DES SOINS SANS CONSENTEMENT
N° RG 25/00198 – N° Portalis DBXJ-W-B7J-IX7N Minute n°
Ordonnance du 11 avril 2025
Nous, présidente, magistrat en charge du contrôle des mesures privatives et restrictives de liberté dans le domaine des soins sans consentement désigné par la Présidente du Tribunal judiciaire de DIJON,, assisté aux débats le 10 Avril 2025 et au délibéré le 11 Avril 2025 de Madame Eva AMICHAUD, Greffier, et après communication de la procédure au Ministère public, avons rendu l’ordonnance qui suit,
Dans la procédure entre :
Monsieur le Directeur du CENTRE HOSPITALIER DE LA CHARTREUSE [Adresse 1]
régulièrement avisé de la date et de l’heure de l’audience
non comparant,
Et
Madame [K] [T]
née le 11 Juillet 1959 à [Localité 5], demeurant [Adresse 2]
placée sous le régime de l’hospitalisation complète à compter du 02 avril 2025 à 20h15
comparante, assistée de Me Nicolas BENSA désigné au titre de la permanence spécialisée,
Et
Madame [L] [Z] tiers,
régulièrement avisée, non comparante,
Et
Monsieur le procureur de la République près le tribunal judiciaire de DIJON à qui la procédure a été préalablement communiquée, et régulièrement avisé de la date et de l’heure de l’audience, absent,
Vu la loi du 05 juillet 2011, modifiée par la loi du 27 septembre 2013, relative aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge, et son décret d’application du 18 juillet 2011, modifié par le décret du 15 août 2014,
Vu la loi du 05 juillet 2011, modifiée par la loi du 27 septembre 2013, relative aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge, et son décret d’application du 18 juillet 2011, modifié par le décret du 15 août 2014,
Vu notre saisine en date du 07 Avril 2025, intervenue dans les 8 jours de l’admission, conformément à l’article L 3211-12-1-I- du code de la santé publique,
Vu la demande d’admission en date du 02 avril 2025,
Vu le certificat médical établi le 02 avril 2025 à 20h par le docteur [S] selon la procédure d’urgence,
Vu la décision administrative rendue le 02 avril 2025 à 20h15 par le Directeur de l’établissement prononçant l’admission en soins psychiatriques de Mme [K] [T] sous la forme d’une hospitalisation complète et sa notification mentionnant les droits du patient, en date du 03 avril 2025,
Vu le certificat dit de 24 heures établi par le Docteur [M] le 03 avril 2025 à 16h11,
Vu le certificat dit de 72 heures établi par le Docteur [Y] le 05 avril 2025 à 11h,
Vu la décision administrative rendue le 05 avril 2025 par le Directeur de l’établissement décidant du maintien de Mme [K] [T] en soins psychiatriques sous la forme d’une hospitalisation complète pour une durée de un mois et sa notification le 05 avril 2025,
Vu l’avis motivé du 07 avril 2025 établi par docteur [M] concluant à la nécessité du maintien de l’hospitalisation complète,
Vu l’avis écrit du procureur de la République de [Localité 4] du 08 avril 2025 favorable au maintien de l’hospitalisation sous contrainte,
Mme [K] [T], régulièrement avisée, a été entendue à l’audience qui s’est tenue dans la salle du centre hospitalier de La Chartreuse prévue à cet effet, en audience publique,
Me Nicolas BENSA, avocat assistant Mme [K] [T], a été entendu en ses observations à l’audience,
L’affaire a été mise en délibéré au 11 Avril 2025 à 11h
***
1/ Sur le contrôle de la légalité formelle
Attendu que l’acte de saisine a été accompagné de l’ensemble des pièces visées à l’article R.3211-12 du code de la santé publique et, notamment, du certificat initial, des trois certificats médicaux obligatoires ainsi que de la notification de chacune des deux décisions administratives prises par le Directeur du centre hospitalier ;
Le conseil de Madame [T] fait valoir que la décision d’admission en soins sans consentement en date du 2 avril 2025 à 20h15 a été notifiée tardivement le 3 avril 2025.
Il résulte de l’article L3211-3 du code d ela santé publique que toute personne faisant l’objet de soins psychiatriques sans consentement est, dans la mesure où son état le permet , informée, d’une part par le psychiatre du projet visant à maintenir les soins ou à définir la forme de la prise en charge et mise à même de faire valoir ses observations, par tout moyen et de manière appropriée à cet état, d’autre part, le plus rapidement possible et de manière appropriée à son état , de la décision d’admission prise par le directeur d’établissement ou le représentant de l’Etat dans le département , ainsi que de chacune des décisions de maintien et des raisons qui les motivent .
Par ailleurs, l’article L3216-1 du code de la santé publique , l’irrégularité affectant une décision administrative en matière de soins psychiatriques sans consentement n’entraîne la mainelvée d ela mesure que s’il en rest résulté une atteinte aux droits de la personne qui en fait l’objet.
En l’espèce, il ne saurait être considéré que la notification à la personne, le lendemain de la décision d’admisison interervenue au demeurant à 20h15 soit tardive et encore moins qu’elle porte atteinte aux droits de la personne,alors au surplus qu’il résulte des certificats médicaux que la patiente a été hospitalisée pour décompensation délirante aigu;
Attendu que la procédure, qui a été suivie, est par conséquent régulière ;
2/ Sur le contrôle de la nécessité de poursuivre la mesure d’hospitalisation complète
Attendu que les dispositions de l’article L.3212-1 du code de la santé publique rappellent qu’une personne atteinte de troubles mentaux ne peut faire l’objet de soins psychiatriques sur la décision du directeur d’établissement que lorsque ses troubles mentaux rendent impossible son consentement et que son état mental impose des soins immédiats assortis soit d’une surveillance médicale constante justifiant une hospitalisation complète, soit d’une surveillance médicale régulière justifiant une prise en charge sous la forme d’un programme de soins psychiatriques ;
Madame [T], entendue, demande la mainlevée de la mesure.
Il résulte des certificats médicaux que Madame [T] a été admise pour une décompensation délirante aigue dans un contexte de mauvaise observance thérapeutique.
L’avis motivé du docteur [M] du 7 avril 2025 indique que les soins sans consentement en hospitalisation complète restent nécessaires ,afin de procéder à une observance clinique suffisante, d’adapter les thérapeutiques médicamenteuses et de renforcer l’alliance thérapeutique.
Il n’y a dès lors pas lieu d’ordonner la mainlevée de son hospitalisation complète sous contrainte.
PAR CES MOTIFS
Nous, présidente, magistrat en charge du contrôle des mesures privatives et restrictives de liberté dans le domaine des soins sans consentement désigné par la Présidente du Tribunal judiciaire de DIJON, statuant publiquement, par ordonnance réputée contradictoire susceptible d’appel,
CONSTATONS la régularité de la procédure d’hospitalisation complète soumise à contrôle,
DISONS n’y avoir lieu à ordonner la mainlevée de la mesure d’hospitalisation complète de Madame [K] [T],
RAPPELONS l’exécution provisoire de droit de la présente décision et le fait que la personne faisant l’objet de soins en hospitalisation complète peut faire appel dans un délai de dix jours à compter de sa notification selon les modalités prévues par l’article R.3211-19 du décret susvisé, par déclaration écrite motivée transmise par tout moyen au greffe de la Cour d’appel (Cour d’appel de [Localité 4], [Adresse 3]),
LAISSONS les dépens à la charge du Trésor public.
Ainsi prononcé à [Localité 4], le 11 Avril 2025 à 11h
Le greffier, Le magistrat,
Notification ordonnance :
– Notification au patient et son conseil par envoi d’une copie certifiée conforme le 11 Avril 2025
– Notification au Directeur d’Etablissement par envoi d’une copie certifiée conforme le 11 Avril 2025
– Avis au tiers à l’origine de la demande le 11 Avril 2025
– Notification à Monsieur le procureur de la République contre récépissé le 11 Avril 2025
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