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Sur la décision
| Référence : | TJ Marseille, 0p3 p prox réf., 12 sept. 2024, n° 24/01306 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 24/01306 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Délibéré pour mise à disposition de la décision |
| Date de dernière mise à jour : | 21 août 2025 |
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Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE MARSEILLE
Pôle de Proximité
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
ORDONNANCE DU : 21 Novembre 2024
Président : Madame FATY, Vice-présidente
Greffier : Madame BOINE, Greffier
Débats en audience publique le : 12 Septembre 2024
GROSSE :
Le 21 novembre 2024
à Me AZOULAY
Le ……………………………………………
à Me ………………………………………..
Le ……………………………………………
à Me ………………………………………..
EXPEDITION :
Le ………………………………………………….
à Me ………………………………………………
Le ………………………………………………….
à Me ………………………………………………
Le …………………………………………………..
à Me ………………………………………………
N° RG 24/01306 – N° Portalis DBW3-W-B7I-4T3A
PARTIES :
DEMANDEURS
Monsieur [R] [K]
né le 30 Janvier 1963 à [Localité 5] (ALGERIE)
demeurant [Adresse 3]
représenté par Me Warren AZOULAY, avocat au barreau de MARSEILLE
Madame [T] [L] épouse [K]
née le 27 Janvier 1951 à [Localité 4] (ALGERIE)
demeurant [Adresse 3]
représentée par Me Warren AZOULAY, avocat au barreau de MARSEILLE
DEFENDEURS
Madame [S] [Z]
née le 19 Novembre 1972
demeurant [Adresse 2]
non comparante
Monsieur [N] [U]
né le 01 Janvier 1974 à [Localité 8] (TURQUIE)
demeurant [Adresse 1]
non comparant
Par acte de Commissaire de Justice en date du 1er février 2024, Monsieur [R] [K] et Madame [T] [L] épouse [K] ont assigné Madame [S] [Z] et Monsieur [N] [U], en sa qualité de caution, devant le juge des référés du pôle de proximité du Tribunal Judiciaire de MARSEILLE pour voir :
• constater la résiliation du bail en application de la clause résolutoire contenue au contrat;
• ordonner l’expulsion de Madame [Z] et celle de tous occupants de son chef des lieux sis à [Adresse 7], au besoin avec le concours de la [Localité 6] Publique;
• condamner solidairement Madame [Z] et Monsieur [U] à leur payer :
— la somme provisionnelle de 8154,00 euros au titre des loyers et charges impayés arrêtés au 11 janvier 2024 avec intérêts au taux légal;
— une somme égale au montant du dernier loyer et des charges au titre de l’indemnité mensuelle d’occupation jusqu’à libération complète des lieux;
— la somme de 1200,00 euros au titre de l’article 700 du Code de Procédure Civile outre les dépens.
A l’audience, Monsieur et Madame [K] ont maintenu leurs demandes tout en produisant un décompte actualisé de leur créance qui s’élève à la somme de 14.357,80 euros au titre des loyers et charges impayés arrêtés au 11 septembre 2024 dont ils sollicitent le paiement.
Le décompte actualisé sera pris en considération dans la mesure où dans leur assignation, Monsieur et Madame [K] ont sollicité le paiement d’une indemnité d’occupation.
Madame [Z] et Monsieur [U], cités en l’Etude de la SCP MASCRET, FORNELLI et VERSINI, Commissaires de Justice, n’ont pas comparu à l’audience, ni ne se sont faits représenter.
MOTIFS DE LA DECISION
Il résulte de l’article 472 du Code de Procédure Civile que si le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond et que le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l’estime régulière, recevable et bien fondée.
En application des articles 834 et 835 du Code de Procédure Civile, dans tous les cas d’urgence, le juge du contentieux de la protection peut, dans les limites de sa compétence, ordonner en référé toutes les mesures qui ne se heurtent à aucune contestation sérieuse ou que justifie l’existence d’un différend. Il peut, même en présence d’une contestation sérieuse, prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remise en état qui s’imposent, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite. Dans les cas où l’existence de l’obligation n’est pas sérieusement contestable, il peut accorder une provision au créancier, ou ordonner l’exécution de l’obligation même s’il s’agit d’une obligation de faire.
Sur la recevabilité de la demande:
L’article 24 III de la loi du 6 juillet 1989 dans sa rédaction issue de la loi du 27 juillet 2023 entrée en vigueur le 29 juillet 2023, dispose que « à peine d’irrecevabilité de la demande, l’assignation aux fins de constat de la résiliation est notifiée à la diligence du Commissaire de Justice au représentant de l’Etat dans le département au moins six semaines avant l’audience ».
Monsieur et Madame [K] produisent la dénonciation de l’assignation à la Préfecture en date du 2 février 2024, soit six semaines au moins avant l’audience en date du 4 avril 2024.
L’action de Monsieur et Madame [K] est donc déclarée recevable.
Sur la résiliation du bail:
Par acte sous seing privé en date du 30 septembre 2022, Monsieur et Madame [K] ont consenti un bail d’habitation à Madame [Z] pour un logement situé à [Adresse 7], dans lequel est insérée une clause résolutoire applicable de plein droit en cas de non paiement des loyers et charges après un commandement resté impayé pendant deux mois.
Le montant du loyer était de 800,00 euros outre 80,00 euros de provisions sur charges.
Par acte en date du 14 septembre 2022, Monsieur [U] se portait caution solidaire pour le paiement des loyers et des charges.
Madame [Z] ne règlant pas régulièrement ses loyers, Monsieur et Madame [K] lui ont fait délivrer le 31 octobre 2023 un commandement d’avoir à payer les loyers de retard et visant la clause résolutoire du contrat de bail pour un montant de 5514,00 euros hors frais.
Ce commandement a été dénoncé à la caution par acte en date du 7 novembre 2023.
Ce commandement, notifié à la Commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives le 2 novembre 2023, est resté sans effet pendant plus de deux mois, en ce que les sommes dues n’ont pas été réglées dans ce délai.
Par conséquent, la clause résolutoire est acquise de plein droit et le bail résilié à la date du 31 décembre 2023.
En outre, Madame [Z] et Monsieur [U] qui n’ont pas comparu à l’audience, n’ont fait valoir aucun argument permettant d’infirmer cette demande et n’ont pas davantage sollicité de délais de paiement.
Il convient par conséquent d’ordonner l’expulsion de Madame [Z] et celle de tous occupants de son chef, si besoin est avec le concours de la force publique et de la condamner solidairement avec Monsieur [U] à payer à Monsieur et Madame [K] la somme provisionnelle de 14.357,80 euros au titre des loyers, indemnités d’occupation et charges impayés arrêtés au 11 septembre 2024 avec intérêts au taux légal à compter de la présente décision.
Madame [Z] et Monsieur [U] seront en outre solidairement condamnés à payer à Monsieur et Madame [K] une indemnité mensuelle d’occupation égale au montant du loyer courant et des charges qui auraient été payés en cas de non résiliation du bail, au titre de l’occupation des lieux jusqu’à leur libération effective et remise des clés au propriétaire.
Sur l’exécution provisoire:
Il sera rappelé que les ordonnances de référé sont de plein droit exécutoires par provision en vertu des dispositions de l’article 514 du Code de Procédure Civile.
Sur les frais et dépens:
En application de l’article 696 du Code de Procédure Civile, Madame [Z] et Monsieur [U] conserveront la charge des entiers dépens de l’instance, en ce compris le coût du commandement de payer.
En outre, Madame [Z] et Monsieur [U] seront in solidum tenus de payer à Monsieur et Madame [K] la somme de 500,00 euros au titre des frais non compris dans les dépens.
PAR CES MOTIFS
Nous, Mme Corinne FATY Vice-Présidente du Pôle de Proximité du Tribunal Judiciaire de Marseille, statuant en qualité de juge des contentieux de la protection, après débats publics, par mise à disposition au greffe, par décision réputée contradictoire, rendue en premier ressort et en matière de référé,
Au principal, renvoyons les parties à mieux se pourvoir, mais dès à présent, par provision, tous droits et moyens des parties demeurant réservés,
DECLARONS RECEVABLE l’action de Monsieur et Madame [K];
CONSTATONS la résiliation de plein droit du bail liant les parties à la date du 31 décembre 2023 ;
ORDONNONS l’expulsion de Madame [Z] et celle de tous occupants de son chef, avec au besoin le concours de la force publique des lieux sis à [Adresse 7], passé le délai de deux mois à compter de la délivrance du commandement d’avoir à quitter les lieux par acte de Commissaire de Justice;
CONDAMNONS solidairement Madame [Z] et Monsieur [U] à payer à Monsieur et Madame [K]:
• la somme provisionnelle de 14.357,80 euros au titre des loyers, indemnités d’occupation et charges impayés arrêtés au 11 septembre 2024 avec intérêts au taux légal à compter de la présente décision;
• une indemnité d’occupation égale au montant des loyers et charges qui auraient été dus en cas de non résiliation du bail, et ce, jusqu’à libération effective des lieux et remise des clés au propriétaire;
CONDAMNONS in solidum Madame [Z] et Monsieur [U] à payer à Monsieur et Madame [K] la somme de 500,00 euros au titre de l’article 700 du Code de Procédure Civile;
RAPPELONS que la présente ordonnance est exécutoire de droit par provision;
CONDAMNONS in solidum Madame [Z] et Monsieur [U] aux entiers dépens, en ce compris le coût du commandement de payer en date du 31 octobre 2023;
AINSI PRONONCE PAR MISE À DISPOSITION AU GREFFE, LES JOUR MOIS ET AN QUE DESSUS ET ONT SIGNÉ À LA MINUTE LE PRÉSIDENT ET LE GREFFIER PRÉSENTS LORS DU PRONONCÉ,
LE GREFFIER, LE PRÉSIDENT,
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