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Sur la décision
| Référence : | TJ Nantes, 5e ch. cab c, 13 févr. 2026, n° 23/03102 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 23/03102 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce accepté |
| Date de dernière mise à jour : | 22 février 2026 |
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Texte intégral
TRIBUNAL
JUDICIAIRE DE [Localité 1]
— --------
[Adresse 1]
[Localité 2]
— --------
5ème chambre cab. C
JUGEMENT
du 13 Février 2026
minute n°
N° RG 23/03102 – N° Portalis DBYS-W-B7H-MITE
— ------------
[X], [W], [V] [Z] épouse [G]
C/
[P], [Q], [I] [G]
Art. 1107 CPC – Demande en divorce autre que par consentement mutuel
CE+CCC Me BROUARD RENOU
CE + CCC Me RECASENS
CCC dossier
Extrait caf
enregistrement
notice
Le
JUGEMENT DU 13 FEVRIER 2026
Juge aux Affaires Familiales :
Manuella BRIAND, Première Vice-Présidente
Greffier :
Anne BREGER
Débats en chambre du conseil à l’audience du 2 décembre 2025
Jugement prononcé à l’audience publique du 13 Février 2026
ENTRE :
[X], [W], [V] [Z] épouse [G]
née le [Date naissance 1] 1977 à [Localité 3]
[Adresse 2]
[Localité 4]
Comparant et plaidant par
la SARL AVOCAT BROUARD-RENOU, avocats au barreau de NANTES
— 301
ET :
[P], [Q], [I] [G]
né le [Date naissance 2] 1978 à [Localité 5]
[Adresse 3]
[Adresse 4]
[Localité 6]
Comparant et plaidant par
Me Stéphanie RECASENS, avocat au barreau de NANTES
— 135
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS :
Statuant par mise à disposition au greffe, par jugement contradictoire et susceptible d’appel, après débats non publics,
CONSTATE l’acceptation par les deux époux du principe de la rupture du mariage sans considération des faits à l’origine de celle-ci,
PRONONCE, sur le fondement des articles 233 et 234 du code civil le divorce de :
Madame [X], [W], [V] [Z], née le [Date naissance 1] 1977 à [Localité 3]
et de
Monsieur [P], [Q], [I] [G], né le [Date naissance 2] 1978 à [Localité 5]
Lesquels se sont mariés le [Date mariage 1] 2002, devant l’officier de l’Etat civil de la mairie de [Localité 7] (44),
ORDONNE la publicité de cette décision en marge des actes de l’état civil des époux détenus par un officier de l’état civil français conformément aux dispositions de l’article 1082 du code de procédure civile,
ORDONNE le report des effets du divorce à la date du 20 mars 2022,
DIT n’y avoir lieu à statuer sur l’usage du nom marital ;
RAPPELLE que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort, accordées par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union,
DIT n’y avoir lieu d’ordonner la liquidation du régime matrimonial,
DÉCLARE IRRECEVABLE la demande de Monsieur [P] [G] tendant à se voir attribuer à une récompense de la moitié des mensualités versées au titre des prêts immobilier et automobile d’avril à octobre 2022, soit 3.873,26 €.
CONDAMNE Monsieur [P] [G] à verser à Madame [X] [Z] , à titre de prestation compensatoire, la somme en capital de 15 000 euros (quinze mille euros),
CONSTATE que Madame [X] [Z] et Monsieur [P] [G] exercent en commun l’autorité parentale sur l’enfant mineur;
RAPPELLE que l’exercice en commun de l’autorité parentale implique que les parents ont les mêmes droits et devoirs à l’égard des enfants et doivent notamment :
— prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l’orientation scolaire, l’éducation religieuse et le changement de résidence des enfants,
— s’informer réciproquement, dans le souci d’une indispensable communication entre les parents, sur l’organisation de la vie des enfants (vie scolaire, sportive, culturelle, traitements médicaux, loisirs, vacances.),
— permettre les échanges entre les enfants et l’autre parent dans le respect de vie de chacun.
RAPPELLE que tout changement de résidence de l’un des parents dès lors qu’il modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale doit faire l’objet d’une information préalable et en temps utile de l’autre parent ; qu’en cas de désaccord le parent le plus diligent saisi le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu’exige l’intérêt des enfants,
FIXE la résidence de l’enfant au domicile de Monsieur [P] [G],
DIT que les parents déterminent ensemble la fréquence et la durée des périodes au cours desquelles Madame [X] [Z] accueille l’enfant et qu’à défaut d’un tel accord, fixe les modalités suivantes :
— Pendant une durée de 6 mois à compter de la présente décision :
— les samedis des semaines paires de 10H00 à 18H00
— A l’issue de cette période de 6 mois :
— en période scolaire : toutes les fins de semaine paires du vendredi soir entre 19 heures et 20 heures jusqu’au dimanche soir entre 19 heures et 20 heures,
— Pendant les vacances scolaires : la première moitié des vacances scolaires les années paires et la seconde moitié des vacances scolaires les années impaires.
— Les vacances d’été sont partagées par quinzaine.
à charge pour la mère d’aller chercher ou faire chercher l’enfant à l’école ou au domicile de l’autre parent et de l’y ramener ou faire ramener par une personne de confiance, et d’assumer les frais liés à l’exercice de ce droit ;
DIT que, si un jour férié précède ou suit un week-end d’hébergement, le droit d’hébergement s’exercera, pour le parent concerné, à l’ensemble de la période considérée ;
DIT que, sauf meilleur accord entre les parents, le jour de la fête des pères sera passé avec le père et le jour de la fête des mères sera passé avec la mère ;
DIT que pour les vacances d’été, et sauf meilleur accord des parents, le départ de l’enfant sera prévu à 12 heures le premier jour et le retour à 18 heures le dernier jour de la période de vacances ;
DIT que faute pour le parent d’être venu chercher l’enfant dans la première heure pour les fins de semaine, dans la première demi-journée pour les vacances, il est réputé avoir renoncé à son droit d’accueil, sauf accord préalable ou cas de force majeure ;
DIT que les dates de vacances scolaires à prendre en considération sont celles de l’académie où demeure l’enfant,
FIXE à compter du 04 novembre 2025, à 140 euros (cent quarante euros) par mois la contribution que doit verser la mère toute l’année, d’avance et avant le 5 de chaque mois, au père pour contribuer à l’entretien et l’éducation de l’enfant mineur,
CONDAMNE le parent débiteur au paiement de la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant ainsi fixée,
DIT qu’elle est due même au-delà de la majorité de l’enfant tant qu’il poursuit des études ou est à la charge des parents faute de source de revenus réguliers lui permettant de subvenir à ses besoins,
DIT que le parent créancier devra justifier auprès du débiteur de la situation de l’enfant majeur le 1er novembre de chaque année, et sur toute demande du débiteur et qu’à défaut la contribution cessera d’être due de plein droit ;
DIT que la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant sera versée par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales à Monsieur [P] [G],
RAPPELLE que jusqu’à la mise en place de l’intermédiation par l’organisme débiteur des prestations familiales, le parent débiteur doit verser la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant directement entre les mains du parent créancier
DIT qu’en application de l’article R582-7 du Code de la sécurité sociale, la pension alimentaire est revalorisée automatiquement par l’organisme débiteur des prestations familiales chaque année à la date anniversaire du titre prévoyant la pension alimentaire, en fonction de la variation de l’indice des prix à la consommation hors tabac France entière publié par l’Institut national de la statistique et des études économiques, l’indice initial étant le dernier indice publié à la date du titre et l’indice retenu pour procéder à la revalorisation étant le dernier indice publié à la date de revalorisation de la pension,
RAPPELLE au débiteur de la contribution qu’en l’attente de l’intervention de l’organisme débiteur des prestations familiales, il lui appartient de calculer et d’appliquer l’indexation et qu’il pourra avoir connaissance de cet indice ou calculer directement le nouveau montant en consultant le site : www. Insee.fr. ou www.servicepublic.fr
RAPPELLE aux parties qu’en cas de défaillance dans le règlement des pensions alimentaires des prestations familiales, y compris l’indexation, le créancier peut obtenir, en l’attente de l’intervention de l’organisme débiteur, le paiement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs des voies d’exécution et que des sanctions pénales sont encourues,
DIT que, par exception aux dispositions de l’article 1074-3 du Code de procédure civile, il appartient à la partie la plus diligente de faire procéder à la signification de la présente décision par un commissaire de justice pour en faire courir les délais de recours ;
DÉBOUTE Monsieur [P] [G] de sa demande de rétroactivité plus ample,
DIT que Monsieur [P] [G] n’est plus redevable de la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant à compter du 04 novembre 2025,
DÉBOUTE Monsieur [P] [G] de sa demande plus ample de voir dire qu’il n’est plus contraint à verser la contribution de 230 € qui avait été mise à sa charge par l’Ordonnance du 19 octobre 2023, ce depuis juillet 2023.
DÉBOUTE Monsieur [P] [G] de sa demande de prendre acte que Madame [X] [Z] remboursera à Monsieur [P] [G] la somme versée par lui au titre de la contribution à l’entretien et l’éducation de [T] suite à l’ordonnance de mesures provisoires depuis le 28 février 2024.
DIT que Monsieur [P] [G] prendra en charge les frais de cantine et de téléphone portable,
DIT que les frais exceptionnels (voyages scolaires et linguistiques, activités extra-scolaires et équipements nécessaires à leur exercice, frais médicaux et para-médicaux restants à charge, permis de conduire..) seront partagés entre les parents par moitié, sous réserve qu’ils aient été engagés d’un commun accord,
CONDAMNE le parent ne les ayant pas engagés à rembourser sa part de ces frais dans les quinze jours de la présentation du justificatif,
RAPPELLE que les mesures portant sur l’autorité parentale et sur la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants sont exécutoires de droit à titre provisoire.
DÉBOUTE les parties du surplus de leurs demandes,
DIT que les dépens de l’instance sont partagés par moitié entre les parties, et dispense les parties de recouvrement éventuel .
LA GREFFIÈRE LA JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
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