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Sur la décision
| Référence : | TJ Nice, ch. des réf., 20 janv. 2026, n° 25/01896 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/01896 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Accorde une provision et désigne un expert ou un autre technicien |
| Date de dernière mise à jour : | 9 février 2026 |
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Texte intégral
COUR D’APPEL D’AIX-EN-PROVENCE
TRIBUNAL JUDICIAIRE
DE NICE
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
—
EXPERTISE
N° RG 25/01896 – N° Portalis DBWR-W-B7J-Q2IU
du 20 Janvier 2026
M. I 26/00000057
affaire : [R] [V]
c/ S.A. ALLIANZ IARD, Organisme MGP (ASSURANCES MALADIE)
Copie exécutoire délivrée à
Me Alix-anne BOVIS
EXPERTISE
l’an deux mil vingt six et le vingt Janvier À 14 H 00
Nous, Céline POLOU, Vice-Présidente, assistée de Madame Wendy NICART, Greffier, lors de l’audience, et de Madame Wendy NICART, Greffier, lors de la mise à disposition, avons rendu l’ordonnance suivante :
Vu l’assignation délivrée par exploit en date du 07 Novembre 2025 déposé par Commissaire de justice.
A la requête de :
Monsieur [R] [V]
[Adresse 3]
[Localité 10]
Rep/assistant : Me Alix-anne BOVIS, avocat au barreau de NICE
DEMANDEUR
Contre :
S.A. ALLIANZ IARD
[Adresse 2]
[Adresse 8]
[Localité 6]
Non comparante ni représentée
Organisme MGP (ASSURANCES MALADIE)
[Adresse 5]
[Localité 7]
Non comparante ni représentée
DÉFENDERESSES
Après avoir entendu les parties en leurs explications à l’audience du 02 Décembre 2025 au cours de laquelle l’affaire a été mise en délibéré au 20 Janvier 2026.
EXPOSE DU LITIGE
Monsieur [R] [V] a été victime d’un accident de la circulation, survenu à [Localité 10] le 11 février 2023, ce dernier ayant perdu le contrôle de sa motocyclette en glissant sur une plaque de verglas.
Blessé, il a été transporté au centre hospitalier de [Localité 10].
Par actes de commissaire de justice des 7 et 10 novembre 2025, Monsieur [R] [V] a fait assigner la SA ALLIANZ IARD et l’Organisme MGP (assurance maladie) devant le juge des référés du tribunal judiciaire de Nice, afin de voir :
— ordonner, en application de l’article 145 du code de procédure civile, une expertise médicale, en excluant toute désignation des Docteur [I] [H], [L] [S] et [E] [W] ;
— voir condamner, la SA ALLIANZ IARD à lui payer la somme de 50 000 euros à titre de provision à valoir sur son préjudice patrimonial et extra patrimonial, et une indemnité de 2000 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile ainsi qu’aux dépens.
À l’audience du 2 décembre 2025, Monsieur [R] [V] a maintenu ses demandes.
Il expose qu’il a subi d’importantes blessures lors de l’accident dont il a été victime, qu’il a souscrit un contrat « Allianz 2 roues » au sein duquel est compris “une garantie conducteur”, permettant d’indemniser ce dernier, même en l’absence de tiers fautif. Il soutient contester les conclusions du rapport d’expertise et l’avis du sapiteur et qu’il n’a pas obtenu le rapport définitif du docteur [H]. Il ajoute que la SA ALLIANZ IARD a déjà procédé à deux versements de 810 euros et 500 euros, démontrant la reconnaissance explicite de son obligation d’indemnisation.
Bien que régulièrement assignés par personne se disant habilitée, la SA ALLIANZ IARD et l’Organisme MGP n’ont pas constitué avocat.
L’affaire a été mise en délibéré au 20 janvier 2026.
MOTIFS DE LA DECISION
Sur la demande d’expertise :
Aux termes de l’article 145 du code de procédure civile, s’il existe un motif légitime d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé en référé.
En l’espèce, il ressort des éléments versés aux débats et notamment du compte-rendu de constatation des blessures en date du 11 février 2023, que Monsieur [V] a présenté un traumatisme de l’épaule gauche et au talon gauche suite à une chute sur le côté gauche et une glissade sur 15 m. Il est précisé qu’il s’est relevé seul, qu’il n’a présenté aucune perte de connaissance et qu’il souffre d’une fracture de la clavicule gauche.
Le certificat médical en date du 14 février 2023 du Docteur [N] [M], mentionne des douleurs au membre supérieur gauche et à l’épaule droite, un hématome de 10 cm sur la face interne de la cuisse droite et un hématome de 4 cm sur la face externe de la cuisse gauche ainsi qu’une fracture de la clavicule.
Dans son rapport d’expertise médicale du 1er juillet 2024, le Docteur [S] exclut tout lien entre la pathologie de l’épaule droite et l’accident. Dans son avis du 22 février 2025, le Docteur [E] [W] mentionne que Monsieur [R] [V] a présenté comme lésion imputable à l’accident une fracture de la clavicule gauche et du côté droit, une aggravation transitoire d’un état antérieur dégénératif non imputable à l’accident.
Monsieur [R] [V] conteste les avis des Docteurs [S] et [W].
Dès lors, il justifie d’un motif légitime à voir établir de façon contradictoire l’étendue du préjudice subi par un médecin expert, inscrit sur la liste de la cour d’appel, présentant toutes les garanties d’objectivité et d’impartialité. Il convient de faire droit à sa demande d’expertise portant sur ses deux épaules, à ses frais avancés.
La mission de l’expert et les modalités de l’expertise seront précisées dans le dispositif de la présente ordonnance.
Sur la demande de provision :
Le juge des référés est sur le fondement de l’article 835 alinéa 2 du code de procédure civile, habilité à allouer une indemnité provisionnelle, lorsque la créance du requérant n’est pas sérieusement contestable.
En l’espèce, et en vertu de l’article L.113-1 du Code des assurances “Les pertes et les dommages occasionnés par des cas fortuits ou causés par la faute de l’assuré sont à la charge de l’assureur, sauf exclusion formelle et limitée contenue dans la police”.
Toutefois, l’assureur ne répond pas des pertes et dommages provenant d’une faute intentionnelle ou dolosive de l’assuré.
Monsieur [R] [V] verse aux débats son contrat d’assurance prévoyant une garantie conducteur.
Il ressort des pièces versées aux débats que la SA ALLIANZ IARD a d’ores et déjà versé deux provisions à hauteur de 810 euros et 500 euros.
Il ressort de l’ensemble des éléments médicaux versés que Monsieur [R] [V] a subi notamment une fracture comminutive de la clavicule gauche, des douleurs au talon gauche, des hématomes au niveau des cuisses donnant lieu à :
— La prise d’un traitement médicamenteux et antidépresseur ;
— Le port d’une attelle ;
— Des infiltrations de l’épaule droite et gauche ;
— Des arrêts de travail répétés allant du 11 février 2023 au 4 novembre 2025 ;
— La pose d’anneaux d’immobilisation ;
— L’aide d’une tierce personne pour les tâches quotidiennes ;
— Des séances de kinésithérapie.
Dans son rapport d’expertise du 1er juillet 2024, le Docteur [S] retient concernant l’épaule gauche une AIPP de 3 % avec une date de consolidation 13 juin 2023 et exclut tout lien entre la pathologie de l’épaule droite et l’accident. Dans son avis du 22 février 2025, le Docteur [E] [W] mentionne que Monsieur [R] [V] a présenté comme lésion imputable à l’accident une fracture de la clavicule gauche et du côté droit une aggravation transitoire d’un état antérieur dégénératif non imputable à l’accident.
Monsieur [R] [V] qui conteste les avis des Docteurs [S] et [W] fait valoir que la décompensation d’un état antérieur asymptomatique par un fait traumatique constitue un préjudice indemnisable dès lors que la symptomatologie est nouvelle, persistante et médicalement documentée et qu’il présente des limitations articulaires majeures à l’épaule droite qui ne peuvent en aucun cas être imputées à un état antérieur patent.
Il fait valoir être inapte définitivement à toutes fonctions de police et verse en ce sens un certificat médical du Docteur [D] du 11 avril 2025.
La SA ALLIANZ IARD qui n’a pas constitué avocat n’a soulevé aucune contestation sur la mobilisation sa garantie.
Dès lors, la nature et la gravité des blessures subies, les soins qu’elles ont entraînés et les souffrances endurées, commandent d’allouer à la victime une provision de 15 000 euros à valoir sur son préjudice corporel, dans l’attente du dépôt du rapport d’expertise.
La SA ALLIANZ IARD sera condamnée à son paiement.
Sur l’article 700 du code de procédure civile et les dépens :
Il sera alloué à Monsieur [R] [V] la somme de 1500 euros en application des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile.
Les dépens seront mis à la charge de la SA ALLIANZ IARD dont l’obligation à indemnisation n’est pas sérieusement contestable.
PAR CES MOTIFS
Nous, juge des référés, statuant publiquement par ordonnance réputée contradictoire, en premier ressort et prononcée par mise à disposition au greffe, avis préalablement donné,
Au principal, renvoyons les parties à se pourvoir ainsi qu’elles aviseront ;
ORDONNONS une expertise médicale de Monsieur [R] [V] ;
COMMETTONS pour y procéder le Docteur [P] [A], expert inscrit sur la liste de la cour d’appel d’Aix en Provence demeurant :
[Adresse 4]
[Localité 10]
Tél : [XXXXXXXX01]
Courriel : [Courriel 9]
à charge pour lui d’avoir recours à un sapiteur dans une spécialité distincte de la sienne si cela s’avérait nécessaire, avec mission de :
1°- convoquer la victime du dommage corporel, avec toutes les parties en cause et en avisant leurs conseils ;
2°- se faire communiquer par tout tiers détenteur, l’ensemble des documents nécessaires à l’exécution de la présente mission, en particulier, et avec l’accord de la victime ou de ses ayants droits, le dossier médical complet (certificat médical initial descriptif, certificat de consolidation, bulletin d’hospitalisation, compte-rendu d’intervention, résultat des examens complémentaires, etc.) et les documents relatifs à l’état antérieur (anomalies congénitales, maladies ou séquelles d’accident) ainsi que le relevé des débours de la CPAM ou de l’organisme social ayant servi des prestations sociales, sous réserve de nous en référer en cas de difficulté ;
Disons qu’en cas de besoin et sans que le secret professionnel puisse lui être opposé, l’expert pourra se faire directement communiquer par tous les tiers concernés (médecins, établissements hospitaliers, établissements de soins, patriciens ayant prodigué des soins à Monsieur [R] [V] toutes les pièces qui ne lui auront pas été produites par les parties dont la production lui apparaîtra nécessaire à l’accomplissement de sa mission ; à charge pour lui de communiquer aux parties les pièces directement obtenues, afin qu’elles en aient contradictoirement connaissance ;
3°- relater les constatations médicales faites à l’occasion ou à la suite de ce dommage et consignées dans les documents ci-dessus visés ;
4°- examiner la victime ;
5°- décrire les lésions subies ou imputées par la victime à l’événement dommageable, leur évolution, les soins médicaux et paramédicaux mis en œuvre jusqu’à la consolidation ; donner tous éléments afin de déterminer si ces lésions et soins subséquents sont en relation directe et certaine avec les dits faits ;
6° – fixer la date de consolidation des blessures, définie comme étant la date de stabilisation des lésions médicalement imputables aux faits à l’origine des dommages ;
Au titre des préjudices patrimoniaux temporaires avant consolidation
* Dépenses de Santé Actuelles (DSA
* Frais divers (FD) : au vu des décomptes et des justificatifs fournis, donner son avis sur d’éventuelles dépenses de santé ou de transport exposées par la victime avant la consolidation de ses blessures qui n’auraient pas été prises en charge par les organismes sociaux ou par des tiers payeurs, en précisant le cas échéant si le coût ou le surcoût de tels faits se rapportent à des soins ou plus généralement à des démarches nécessitées par l’état de santé de la victime et s’ils sont directement en lien avec les lésions résultant des faits à l’origine des dommages ;
* Perte de gains professionnels actuels (PGPA), indiquer les périodes pendant lesquelles la victime a été avant sa consolidation et du fait de son incapacité fonctionnelle résultant directement des lésions consécutives aux faits à l’origine des dommages, dans l’incapacité d’exercer totalement ou partiellement une activité professionnelle ou économique ou encore sportive ;
Au titre des préjudices patrimoniaux permanents après consolidation
* Dépenses de santé futures (DSF)
* frais de logement adapté (FLA) : donner son avis sur d’éventuelles dépenses ou frais nécessaires pour permettre le cas échéant à la victime d’adapter son logement à son handicap ;
* frais de véhicule adapté (FVA) : au vu des justificatifs fournis, donner son avis sur d’éventuelles dépenses nécessaires pour permettre le cas échéant à la victime d’adapter son véhicule à son handicap en précisant leur coût ou leur surcoût, ainsi que la nature et la fréquence de renouvellement des frais d’adaptation ;
* assistance par tierce personne (ATP) : donner son avis sur la nécessité d’éventuelles dépenses liées à l’assistance permanente d’une tierce personne, en précisant, le cas échéant, s’il s’agit d’un besoin définitif
* perte de gains professionnels futurs (PGPF) : indiquer au vu des justificatifs produits si le déficit fonctionnel permanent dont la victime reste atteinte après sa consolidation entraîne l’obligation pour elle de cesser totalement ou partiellement son activité professionnelle ou de changer d’activité professionnelle ;
* incidence professionnelle (IP) : indiquer, notamment au vu des justificatifs produits, si le déficit fonctionnel permanent entraîne d’autres répercussions sur son activité professionnelle actuelle ou future (obligation de formation pour un reclassement professionnel, pénibilité accrue dans son activité, dévalorisation sur le marché du travail etc. ;
* préjudice scolaire, universitaire ou de formation (PSU) : dire si la victime a subi une perte d’année d’étude scolaire, universitaire ou de formation en précisant le cas échéant si celle-ci a dû se réorienter ou renoncer à certaines ou à toutes formations du fait de son handicap ;
Au titre des préjudices extrapatrimoniaux temporaires avant consolidation
* déficit fonctionnel temporaire (DFT) : indiquer si la victime a subi un déficit fonctionnel temporaire, en préciser sa durée, son importance et au besoin sa nature ;
* souffrances endurées (SE) : décrire les souffrances physiques et psychiques endurées par la victime, depuis les faits à l’origine des dommages jusqu’à la date de consolidation, du fait des blessures subies et les évaluer sur une échelle de 1 à 7 degrés ;
* préjudice esthétique temporaire (PET) : décrire la nature et l’importance du dommage esthétique subi temporairement jusqu’à consolidation des blessures et l’évaluer sur une échelle de 1 à 7 degrés ;
Au titre des préjudices extrapatrimoniaux permanents après consolidation
* déficit fonctionnel permanent (DFP) : indiquer si la victime a subi un déficit fonctionnel permanent subsistant après la consolidation des lésions ; en évaluer l’importance et au besoin en chiffrer le taux ;
* préjudice d’agrément (PA) : donner son avis sur l’existence d’un préjudice d’agrément résultant de l’impossibilité pour la victime de pratiquer régulièrement une activité spécifique sportive ou de loisirs ;
* préjudice esthétique permanent (PEP) : décrire la nature et l’importance du préjudice esthétique subi de façon définitive après la consolidation des blessures et l’évaluer sur une échelle de 1 à 7 degrés ;
* préjudice sexuel et préjudice d’établissement (PS) (PE) : indiquer s’il existe ou existera (lorsque la victime est un enfant) un préjudice sexuel, de procréation ou d’établissement ;
DISONS que l’expert devra établir un état récapitulatif de l’évaluation de l’ensemble des postes énumérés dans la mission et dire si l’état de la victime est susceptible de modification en aggravation ou en amélioration ;
Dans l’affirmative, fournir à la juridiction toutes précisions utiles sur cette évolution, son degré de probabilité, et, dans le cas où un nouvel examen apparaîtrait nécessaire, indiquer le délai dans lequel il devra y être procédé ;
DISONS que Monsieur [R] [V] devra consigner à la régie du tribunal judiciaire de NICE une provision 1000 euros à valoir sur les frais d’expertise, et ce au plus tard le 20 mars 2026, à peine de caducité de la mesure d’expertise, sauf dans l’hypothèse où une demande d’aide juridictionnelle antérieurement déposée serait accueillie, auquel cas les frais seront avancés directement par le Trésorier Payeur Général ;
DISONS que l’expert procédera à sa mission dès qu’il sera avisé du versement de la consignation ci-dessus fixée ou dès notification de la décision d’aide juridictionnelle, et qu’il déposera au greffe rapport de ses opérations au plus tard le 20 septembre 2026 sauf prorogation dûment autorisée ;
DISONS que, conformément aux dispositions de l’article 280 du code de procédure civile, en cas d’insuffisance manifeste de la provision allouée, au vu des diligences faites ou à venir, l’expert en fera sans délai rapport au juge, qui, s’il y a lieu, ordonnera la consignation d’une provision complémentaire à la charge de la partie qu’il détermine et qu’à défaut de consignation dans le délai et selon les modalités fixés par le juge, et sauf prorogation de ce délai, l’expert déposera son rapport en l’état ;
DISONS que, conformément aux dispositions de l’article 282, le dépôt par l’expert de son rapport sera accompagné de sa demande de rémunération, dont il aura adressé un exemplaire aux parties par tout moyen permettant d’en établir la réception et disons que, s''il y a lieu, celles-ci adresseront à l’expert et à la juridiction ou, le cas échéant, au juge chargé de contrôler les mesures d’instruction, leurs observations écrites sur cette demande dans un délai de quinze jours à compter de sa réception ;
DISONS que, passé le délai imparti aux parties par l’article 282 pour présenter leurs observations, le juge fixera la rémunération de l’expert en fonction notamment des diligences accomplies, du respect des délais impartis et de la qualité du travail fourni ;
DISONS que, sauf accord contraire des parties, l’expert commis devra adresser aux parties un pré-rapport de ses observations et constatations afin de leur permettre de lui adresser un DIRE récapitulant leurs arguments sous un DÉLAI DE UN MOIS ;
DISONS qu’en cas d’empêchement de l’expert commis, il sera procédé à son remplacement par ordonnance du juge chargé de la surveillance des expertises ;
COMMETTONS le magistrat chargé du contrôle des expertises, pour surveiller les opérations d’expertise ;
CONDAMNONS la SA ALLIANZ IARD à payer à Monsieur [R] [V] une indemnité provisionnelle de 15 000 euros à valoir sur la réparation de son préjudice patrimonial et extra patrimonial ;
CONDAMNONS la SA ALLIANZ IARD à payer à Monsieur [R] [V] la somme de 1500 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile ;
CONDAMNONS la SA ALLIANZ IARD aux dépens de l’instance ;
REJETONS le surplus des demandes ;
RAPPELONS que la présente décision est exécutoire de droit.
LE GREFFIER LE JUGE DES REFERES
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