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Sur la décision
| Référence : | TJ Paris, jaf sect. 3 cab 1, 8 févr. 2024, n° 21/39477 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 21/39477 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce accepté |
| Date de dernière mise à jour : | 25 septembre 2025 |
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Texte intégral
TRIBUNAL
JUDICIAIRE
DE [Localité 10]
■
AFFAIRES
FAMILIALES
JAF section 3 cab 1
N° RG 21/39477 – N° Portalis 352J-W-B7F-CVSLA
N° MINUTE
JUGEMENT
Art. 233 -234 du Code Civil
Rendu le 08 Février 2024
DEMANDEUR :
Madame [J] [E] épouse [K], demeurant [Adresse 3]
Représentée par Maître Cyrielle DUFLOUX de l’AARPI VADIS AVOCATS, avocat plaidant – #C988 ;
DÉFENDEUR :
Monsieur [S] [K], demeurant [Adresse 6]
Représenté par Me Bruno PAULUS, avocat plaidant – #C1109 ;
LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
[B] [U]
LE GREFFIER
[Y] [T]
DÉBATS : A l’audience tenue le 14 Décembre 2023, en chambre du Conseil ;
JUGEMENT : prononcé en audience publique, contradictoire susceptible d’appel.
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Statuant après débats en chambre du conseil par jugement contradictoire rendu publiquement en premier ressort :
Vu l’ordonnance de non-conciliation du 16 juin 2021 ;
PRONONCE le divorce, sur le fondement de l’article 233 du Code civil, de :
Madame [J], [I], [V] [E], née le [Date naissance 2] 1972 à [Localité 11] (Pas de [Localité 7])
Et
M. [S], [L], [A] [K], né le [Date naissance 5] 1973 à [Localité 8] (Val-de-Marne) ;
ORDONNE la mention du divorce en marge de l’acte de mariage dressé le 29 août 1998 à la mairie de [Localité 12] (18) ainsi qu’en marge de l’acte de naissance de chacun des époux;
DIT que seul le dispositif du jugement pourra être reproduit pour la transcription de la décision dans un acte authentique ou dans un acte public;
DIT qu’entre les époux, les effets du divorce remonteront en ce qui concerne les biens à la date du 1er septembre 2019 ;
RAPPELLE que Madame [E] perdra l’usage du nom patronymique de M. [K] ;
RAPPELLE que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort, accordés par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union, sauf volonté contraire de l’époux qui les a consentis ;
RENVOIE les parties à procéder amiablement aux opérations de compte, liquidation et partage de leurs intérêts patrimoniaux et, en cas de litige, à saisir le Juge aux Affaires Familiales par assignation en partage selon les règles définies aux articles 1359 et suivants du Code de procédure civile ;
REJETTE la demande de prestation compensatoire ;
CONSTATE que Madame [E] et M. [K] exercent l’autorité parentale en commun;
RAPPELLE que l’exercice en commun de l’autorité parentale implique le devoir de prendre ensemble, dans l’intérêt des enfants, toute décision relative notamment à leur éducation, leur scolarité, leur religion, leur moralité et leur sécurité et plus généralement le devoir d’aviser en temps utile l’autre parent de toute décision ou événement pouvant avoir une répercussion dans la vie des enfants et de nature à engager leur avenir ;
DIT qu’à cet effet, les parents devront notamment :
— prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l’orientation scolaire, l’éducation religieuse et le changement de résidence de l’enfant,
— s’informer réciproquement de l’organisation de la vie de l’enfant (vie scolaire, activités extra-scolaires, traitements médicaux…),
— communiquer en toutes circonstances l’adresse du lieu où se trouve l’enfant et le moyen de le joindre,
— respecter les liens de l’enfant avec son autre parent ;
RAPPELLE que tout changement de résidence de l’un des parents, dès lors qu’il modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale, doit faire l’objet d’une information préalable et en temps utile de l’autre parent ;
FIXE la résidence principale de l’enfant mineure au domicile de Madame [E] ;
DIT que le droit de visite et d’hébergement de M. [K] s’exercera librement à charge pour l’enfant de prévenir M. [K] 48h à l’avance, et, à défaut d’accord, selon les modalités suivantes :
— en période scolaire : les weekends impairs du vendredi sortie des classes au dimanche 19h,
— pendant les petites vacances scolaires : la première moitié de la totalité des vacances scolaires les années impaires, et la seconde moitié les années paires,
— pendant les vacances d’été : les semaines 32, 33 et 34 ;
FIXE à 150 euros la contribution de M. [K] à l’entretien et l’éducation de l’enfant et au besoin CONDAMNE M. [K] à payer cette somme à Madame [E] avant le 5 de chaque mois et douze mois sur douze, en sus des prestations familiales et sociales, et ce à compter du présent jugement ;
DIT que cette contribution sera versée à Madame [E] par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales pour : [C] [D] [Z] [K], née le [Date naissance 4] 2007 à [Localité 9] (92) ;
RAPPELLE que jusqu’à la mise en place de l’intermédiation par l’organisme débiteur des prestations familiales, le parent débiteur doit verser la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant directement entre les mains du parent créancier ;
DIT que cette contribution sera réévaluée le 1er janvier de chaque année par le débiteur et pour la première fois le 1er janvier 2025 en fonction de la variation de l’indice mensuel des prix à la consommation des ménages urbains (hors tabac) dont le chef est ouvrier ou employé publié par l’INSEE (tel.[XXXXXXXX01], internet : insee.fr), l’indice de base étant le dernier publié lors de la réévaluation ;
DIT que cette contribution sera due au-delà de la majorité ou jusqu’à la fin des études poursuivies par les enfants dont il devra être justifié chaque année ou jusqu’à ce que les enfants exercent une activité rémunérée non occasionnelle leur permettant de subvenir eux-mêmes à leurs besoins ;
RAPPELLE que la réévaluation de la contribution se fait de plein droit, sans mise en demeure préalable, et qu’il appartient au débiteur d’effectuer ce calcul par exemple à l’aide des conseils donnés sur les sites : http://www.service-public.fr/calcul-pension ou http://www.insee.fr/fr/themes/calcul-pension.asp ;
PRÉCISE que conformément aux dispositions de l’article 465-1du Code de procédure civile, en cas de défaillance dans le règlement des pensions alimentaires :
1) Le créancier peut obtenir le paiement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs des voies d’exécution suivantes:
— saisie-attribution entre les mains d’une tierce personne, qui doit une somme d’argent au débiteur alimentaire,
— autres saisies,
— paiement direct par l’employeur,
— recouvrement public par l’intermédiaire du Procureur de la République,
2) Le débiteur défaillant encourt les peines prévues par les articles 227-3 et 227-9 du Code pénal à savoir deux ans d’emprisonnement et 15. 000 euros d’amende, interdiction des droits civils, civiques et de famille, suspension ou annulation du permis de conduire, interdiction éventuelle de quitter le territoire national;
DIT que Madame [E] et M. [K] partageront les frais de scolarité, les frais d’équitation et autres frais exceptionnels de l’enfant [C] après accord et sur justificatifs et au besoin CONDAMNE Madame [E] et M. [K] à une telle prise en charge ;
LAISSE à chacune des parties la charge de ses propres dépens.
Fait à [Localité 10] le 08 Février 2024
Marion CHARRIER Emilie CHAMPS
Greffier Vice-Président
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