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Sur la décision
| Référence : | TJ Saint-Denis de la Réunion, civil tp saint paul, 29 janv. 2026, n° 25/00647 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/00647 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur |
| Date de dernière mise à jour : | 23 février 2026 |
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Sur les parties
| Parties : |
|---|
Texte intégral
RÉPUBLIQUE
FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
N° RG 25/00647 – N° Portalis DB3Z-W-B7J-HKX7
MINUTE N° : 26/00019
COUR D’APPEL DE [Localité 1] DE [Localité 2]
TRIBUNAL DE PROXIMITE DE SAINT-PAUL
— -------------------
JUGEMENT DU 29 JANVIER 2026
—
JUGE DES CONTENTIEUX DE LA PROTECTION
PARTIES
DEMANDEUR :
S.A. SHLMR
[Adresse 1]
[Localité 3]
Représentée par Diane BROCARD, chargée de contentieux, suivant pouvoir
DÉFENDEUR :
Madame [F] [S]
[Adresse 2]
[Localité 4]
Non comparante
COMPOSITION DU TRIBUNAL :
Président : Isabelle OPSAHL, Vice-présidente,
Assistée de : Nathalie MOREL, Cadre greffier,
DÉBATS :
À l’audience publique du 18 Décembre 2025
DÉCISION :
Prononcée par Isabelle OPSAHL, Juge au Tribunal de Proximité de Saint-Paul, assistée de Falida OMARJEE, cadre greffier,
Copie exécutoire délivrée à SHLMR
Copie certifiée conforme au défendeur
le :
EXPOSE DU LITIGE
Par acte du 25 septembre 2008, la société SHLMR a donné à bail à usage d’habitation à [F] [S] un logement situé [Adresse 3], moyennant un loyer mensuel de 415,52 euros, provisions sur charges comprises.
Des loyers étant impayés, la Société SHLMR a vainement fait délivrer le 29 juin 2024 à la locataire un commandement visant la clause résolutoire (2 mois) d’avoir à lui payer sous ce délai la somme principale de 944,40 euros.
Par acte en date du 7 octobre 2025, la Société SHLMR a fait citer Mme [S] devant le juge des contentieux et de la protection du tribunal de proximité de Saint-Paul aux fins de :
— constater la résiliation du bail par acquisition de la clause résolutoire pour défaut de paiement des loyers,
— ordonner son expulsion avec le concours de la force publique si nécessaire,
— la condamner au paiement de la somme de 7163,99 euros au titre de l’arriéré locatif avec intérêts à compter de l’assignation,
— la condamner au paiement d’une indemnité mensuelle d’occupation de 505,99 euros révisable comme le loyer à compter de la résiliation du bail et jusqu’à parfait délaissement des lieux,
— la condamner au titre des frais irrépétibles (350 euros),
— la condamner aux dépens,
— le tout avec le bénéfice de l’exécution provisoire.
Un diagnostic social et financier a été reçu au greffe.
A l’audience du 18 décembre 2025, la Société SHLMR a actualisé sa créance à la somme de 7465,67 euros au 16 décembre 2025 et dit que les loyers ne sont pas payés, mais avoir reçu des versements : 400 euros en novembre et 500 en décembre 2025, et avant cela, un règlement de 48,47 euros en juin 2025 et un autre en janvier 2025.
Le bailleur a maintenu ses demandes.
Bien que régulièrement citée à sa personne, Mme [S] n’est ni présente ni représentée.
L’affaire a été mise en délibéré au 29 janvier 2026, le jugement devant être rendu par mise à disposition au greffe.
MOTIFS
L’article 472 du code de procédure civile permet au juge, si le défendeur ne comparaît pas, de statuer sur le fond, dans la mesure où il estime la demande régulière, recevable et bien fondée.
L’assignation en résiliation de bail a régulièrement été dénoncée aux services de la préfecture du département dans les délais légaux de même que les incidents de paiement du loyer ayant fait l’objet de l’information légale de la CCAPEX.
L’article 7 a) de la loi du 6 juillet 1989 modifiée dispose que le locataire est tenu de payer le loyer et les charges récupérables aux termes convenus, le défaut de paiement constituant une violation d’une de ses obligations principales justifiant la résiliation dudit bail.
Vu l’article 24 de cette même loi,
Des loyers étant impayés, la Société SHLMR a vainement fait délivrer le 29 juin 2024 à la locataire un commandement visant la clause résolutoire (2 mois) d’avoir à lui payer sous ce délai la somme principale de 944,40 euros.
La non-régularisation de la dette locative dans ce délai de 2 mois à compter de la délivrance du commandement de payer visant la clause résolutoire du bail a entraîné de plein droit sa résiliation avec effet au 1er septembre 2025.
L’expulsion des lieux de Mme [S] sera ordonnée comme indiqué au dispositif.
Le sort des meubles éventuellement laissés dans les lieux est spécifiquement organisé aux articles R.433-1 et suivant du code des procédures civiles d’exécution au titre des opérations d’expulsion. Il n’y a donc pas lieu d’ordonner leur enlèvement, leur transport ni leur séquestration, qui demeurent de surcroît purement hypothétiques à ce stade.
Il ressort des pièces versées aux débats que Mme [S] reste devoir au bailleur la somme de 7465,67 euros au 16 décembre 2025 au titre de la dette locative.
En l’absence de justificatif de paiement des sommes par la débitrice, il sera fait droit à la demande de condamnation à concurrence de ce montant.
Elle sera également condamnée au paiement d’une indemnité d’occupation mensuelle égale au montant du loyer et des charges jusqu’à libération effective des lieux.
L’article 24 de la loi du 6 juillet 1989 modifiée exige, pour l’octroi de délais de paiement, que le locataire doit avoir repris le paiement des loyers courants (loyers contractuels) et être en capacité de régler la dette.
Force est de constater que le paiement courant des loyers n’a pas été repris, que des versements en opportunité juste avant l’audience ne correspondent pas à une reprise des paiements ce d’autant que les mois précédents et durant l’année 2025, Mme [S] n’a quasiment rien payé. Elle ne respecte aucune des conditions fixées par la loi pour bénéficier de délais de paiement qui, en outre, ne sont pas demandés, Mme [S] n’ayant pas daigné se présenter à l’audience.
Il n’apparaît pas équitable de laisser à la charge du bailleur les frais irrépétibles engagés pour la présente instance. Mme [S] sera condamnée à lui verser la somme de 350 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile.
Elle sera condamnée aux dépens qui comprendront le coût du commandement de payer, de l’assignation, de la notification au préfet, à la CCAPEX et, le cas échéant, de l’expulsion.
L’exécution provisoire est pour rappel de droit.
PAR CES MOTIFS
La vice-présidente des contentieux de la protection, statuant en premier ressort, par jugement réputé contradictoire et mis à disposition au greffe,
CONSTATE la résiliation du bail conclu le 25 septembre 2008 entre la Société SHLMR et [F] [S] concernant le logement situé [Adresse 3], par acquisition de la clause résolutoire avec effet au 1er septembre 2025 ;
ORDONNE, en conséquence, à [F] [S] de libérer les lieux et de restituer les clefs dès la signification du présent jugement ;
DIT qu’à défaut pour [F] [S] d’avoir volontairement libéré les lieux et restitué les clefs, la Société SHLMR pourra deux mois après la signification d’un commandement de quitter les lieux, faire procéder à son expulsion ainsi qu’à celle de tous les occupants de son chef avec le concours d’un serrurier et de la force publique, si nécessaire ;
DIT n’y avoir lieu à l’enlèvement, le transport et la séquestration des meubles éventuellement laissés sur place ;
CONDAMNE [F] [S] à payer à la Société SHLMR la somme de 7465,67 euros au titre des loyers, indemnités d’occupation et charges impayés à la date du 16 décembre 2025, avec intérêts au taux légal à compter de la présente décision ;
CONDAMNE [F] [S] à payer à la Société SHLMR une somme égale au montant du loyer et des charges tels qu’ils auraient été si le contrat de bail s’était poursuivi à titre d’indemnités mensuelles d’occupation à compter du 17 décembre 2025 et jusqu’à parfaite libération des lieux, caractérisée par la restitution des clés ;
CONDAMNE [F] [S] à payer à la Société SHLMR la somme de 350 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile ;
CONDAMNE [F] [S] aux dépens qui comprendront le coût du commandement de payer, de l’assignation, de la notification au préfet et à la CCAPEX et, le cas échéant, de l’expulsion ;
Tribunal de proximité de Saint-Paul – N° RG 25/00647 – N° Portalis DB3Z-W-B7J-HKX7 – /
RAPPELLE que l’exécution provisoire est de droit.
EN FOI DE QUOI LE PRÉSENT JUGEMENT A ÉTÉ SIGNE PAR LA VICE-PRESIDENTE ET LA CADRE-GREFFIÈRE.
LA CADRE-GREFFIÈRE LA VICE-PRESIDENTE
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