Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Saint-Étienne, service des réf., 15 mai 2025, n° 25/00168 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/00168 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Accorde une provision et désigne un expert ou un autre technicien |
| Date de dernière mise à jour : | 24 septembre 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Sur les parties
| Avocat(s) : | |
|---|---|
| Parties : | Société CPAM c/ CPAM, S.A. MACIF |
Texte intégral
MINUTE
N° RG : 25/00168 – N° Portalis DBYQ-W-B7J-IVBT
AFFAIRE : [M] [W], [U] [W], [S] [W] C/ Société CPAM, S.A. MACIF
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE SAINT ETIENNE
ORDONNANCE DE REFERE DU
15 Mai 2025
1ère VICE PRESIDENTE : Séverine BESSE
GREFFIERE : Céline TREILLE
DEMANDEURS
Madame [M] [W], née le [Date naissance 1] 1957, agissant en son nom personnel qu’ès qualité d’ayant droit de monsieur [H] [E] [W], décédé, demeurant [Adresse 6]
représentée par Maître Halima MELLOUKI, avocat au barreau de SAINT-ETIENNE,
Madame [U] [W], née le [Date naissance 9] 1970, agissant en son nom personnel qu’ès qualité d’ayant droit de monsieur [H] [E] [W], décédé , demeurant [Adresse 8]
représentée par Maître Halima MELLOUKI, avocat au barreau de SAINT-ETIENNE,
Monsieur [S] [W], né le [Date naissance 10] 1968,agissant en son nom personnel qu’ès qualité d’ayant droit de monsieur [H] [E] [W], décédé , demeurant [Adresse 12]
représenté par Maître Halima MELLOUKI, avocat au barreau de SAINT-ETIENNE,
DEFENDERESSES
CPAM, dont le siège social est sis [Adresse 4]
non représentée
S.A. MACIF, dont le siège social est sis [Adresse 5]
représentée par Maître Emmanuel LAROUDIE, avocat au barreau de LYON, vestiaire : 1182
DEBATS : à l’audience publique du 17 Avril 2025
DELIBERE : audience du 15 Mai 2025
DECISION: réputée contradictoire en 1er ressort, prononcée publiquement par mise à disposition au greffe en application des articles 450 à 453 du code de procédure civile, les parties préalablement avisées
EXPOSE DU LITIGE
Le 5 mars 2019, M. [H] [W], piéton, a été percuté par un véhicule assuré auprès de la Macif.
M. [H] [W] est décédé le [Date décès 7] 2024. Mme [G] [W], épouse de ce dernier, est décédée également.
Par actes de commissaire de justice en date du 26 février 2025, Mme [M] [W], Mme [U] [W] et M. [R] [W] ont fait assigner la société Macif et la CPAM de la Loire, afin d’obtenir la désignation d’un expert et de voir condamner la Macif à payer les sommes suivantes :
— 5 000 euros aux consorts [W] agissant en qualité d’ayants-droits de M. [H] [W], à titre de provision à valoir sur ses préjudices,
— 2 000 euros aux consorts [W] agissant en qualité d’ayants-droits de Mme [G] [W], à titre de provision à valoir sur ses préjudices,
— 3 000 euros à Mme [U] [W], à titre de provision à valoir sur ses préjudices,
— 3 000 euros à Mme [M] [W], à titre de provision à valoir sur ses préjudices,
— 3 000 euros à M. [R] [W], à titre de provision à valoir sur ses préjudices,
— 1 000 euros à chacun des consorts [W], en application des dispositions de l’article 700 du Code de procédure civile.
Ils sollicitent également la condamnation de la Macif aux dépens, et de voir dire que l’ordonnance à intervenir sera opposable à la CPAM.
L’affaire est retenue à l’audience du 17 avril 2025. Les consorts [W] exposent que :
— A la demande de la Macif, assureur du véhicule responsable, M. [H] [W] a été expertisé à deux reprises, mais le premier rapport n’est pas complet, et le deuxième expert a considéré que l’état de santé de M. [W] était consolidé au 5 mars 2020, ce qui n’est pas en corrélation avec la réalité et les pièces médicales,
— la Macif a refusé l’organisation d’une nouvelle expertise,
— Aucune provision n’a été versée,
— Tant l’épouse de [H] [W], aujourd’hui décédée, que ses enfants, se sont relayés pour apporter une aide et un soutien à la victime, qui était totalement dépendante pour tous les actes de la vie quotidienne dès le 26 août 2019.
La Macif formule protestations et réserves quant à la désignation d’un expert, et sollicite de voir donner acte qu’elle a déjà versé une indemnité provisionnelle de 1 000 euros à valoir sur la réparation du préjudice corporel de M. [W]. Elle ne s’oppose pas au versement d’une indemnité provisionnelle complémentaire de 5 000 euros à valoir sur la réparation du préjudice corporel de M. [W], et sollicite de voir débouter les consorts [W] de toutes autres demandes, notamment celles présentées à titre personnel, leur qualité de victimes indirectes se heurtant à des contestations sérieuses. Enfin, elle sollicite de voir rejeter la demande formulée au titre de l’article 700 du Code de procédure civile.
Elle expose que le droit à indemnisation de M. [W] n’a jamais été contesté, qu’un certain nombre de problèmes médicaux, totalement indépendants et non imputables à l’accident, ont été à l’origine de la dégradation majeure de l’état de santé de la victime, que l’expert a considéré que les AVC ayant conduits à une dépendance importante de M. [W] ne sont pas liés à l’accident, et que sur les demandes au titre de l’article 700 du Code de procédure civile, aucun manquement n’est à déplorer dans le cadre du traitement amiable du dossier.
La CPAM de la Loire, régulièrement citée par remise de l’acte à personne morale, ne comparait pas.
MOTIFS DE LA DECISION
Sur la demande d’expertise
Aux termes de l’article 145 du code de procédure civile, s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé.
En l’espèce, après expertise du 25 juillet 2024, le docteur [O] retient une AIPP à 3%, un déficit fonctionnel temporaire du point de vue neurologique, correspondant à l’hospitalisation du 5 mars 2019 au 11 avril 2019, soit un taux de 15%, et un déficit fonctionnel permanent du 12 avril 2019 jusqu’à la date de consolidation neurologique, fixée au 5 mars 2020, avec un taux de 5%. Le docteur [O] estime les souffrances endurées à 2/7.
Les consorts [W] contestent ces conclusions, et la Macif ne s’oppose pas à l’organisation d’une expertise médicale judiciaire.
Les consorts [W] justifient ainsi d’un motif légitime à obtenir la désignation d’un expert chargé de constater de façon contradictoire les lésions alléguées et d’évaluer les conséquences médico-légales de l’accident dont M. [H] [W] a été victime le 5 mars 2019.
Il convient en conséquence d’ordonner une expertise, à charge pour Mme [M] [W], Mme [U] [W] et M. [R] [W], qui la sollicitent, de faire l’avance des frais.
Sur les demandes de provision
En vertu de l’article 835 alinéa 2 du Code de procédure civile, dans le cas où l’existence de l’obligation n’est pas sérieusement contestable, le président du tribunal judiciaire, statuant en référé, peut accorder une provision au créancier.
En l’espèce, le droit à indemnisation du préjudice subi par M. [H] [W] n’est pas contestable, et au demeurant pas contesté par la société Macif, qui a déjà versé une provision de 1 000 euros à ses ayants-droits. Elle a formulé une offre d’indemnisation définitive à hauteur de 6 736,80 euros.
Il convient donc de condamner la société Macif à payer aux ayants-droits de M. [H] [W] la somme de 5 700 euros, à titre de provision à valoir sur la réparation de son préjudice corporel et la somme de 1 000 euros à valoir sur leur préjudice de victimes indirectes.
En application de l’article 491 du code de procédure civile, le juge des référés doit statuer sur les dépens. Les consorts [W], qui profitent seuls de la mesure, sont condamnée in solidum aux dépens.
L’équité commande de rejeter les demandes formulées au titre de l’article 700 du Code de procédure civile.
PAR CES MOTIFS
Le juge des référés,
ORDONNE l’expertise médicale sur pièces de M. [H] [W],
DÉSIGNE pour y procéder le
docteur [J] [Z],
[Adresse 11]
Tél : [XXXXXXXX02] Fax : [XXXXXXXX03] [Localité 14]. : 06 03 57 22 70
Mèl : [Courriel 13]
avec la mission suivante :
1. Convoquer les parties et leurs conseils,
2. Se faire communiquer par les parties ou leurs conseils :
— les renseignements d’identité de la victime,
— tous les documents médicaux relatifs à l’accident, depuis les constatations des secours d’urgence jusqu’aux derniers bilans pratiqués,
— tous les éléments relatifs au mode de vie du blessé contemporain de l’expertise (degré d’autonomie, statut professionnel, lieu habituel de vie…) ;
3. A partir des déclarations de la victime, au besoin de ses proches et de tout sachant, et des documents médicaux fournis en lien avec l’accident, même sans l’accord de la victime, décrire en détail les lésions initiales, les modalités de traitement, en précisant le cas échéant, les durées exactes d’hospitalisation et pour chaque période d’hospitalisation, le nom de l’établissement, les services concernés et la nature des soins ;
4. Recueillir les doléances de la victime et au besoin de ses proches ; l’interroger sur les conditions d’apparition des lésions, l’importance des douleurs, la gêne fonctionnelle subie et leurs conséquences ;
5. Après avoir décrit un éventuel état antérieur physique ou psychique, pouvant avoir une incidence sur les lésions ou leurs séquelles, rechercher si cet état antérieur était révélé et traité avant l’accident (préciser les périodes, la nature et l’importance des déficits et des traitements antérieurs). Analyser, dans une discussion précise et synthétique, l’imputabilité des lésions consécutives à l’accident des séquelles invoquées en se prononçant sur les lésions initiales, leur évolution, l’état séquellaire et la relation directe et certaine de ces séquelles aux lésions causées par l’accident en précisant :
— si l’éventuel état antérieur ci-dessus défini aurait évolué de façon identique en l’absence d’accident,
— si l’accident a eu un effet déclenchant d’une décompensation,
— ou s’il a entraîné une aggravation de l’évolution normalement prévisible en l’absence de ce traumatisme. Dans ce cas, donner tous éléments permettant de dégager une proportion d’aggravation et préciser si l’évaluation médico-légale des séquelles est faite avant ou après application de cette proportion ;
6. Procéder, en présence des médecins mandatés par les parties avec l’assentiment de la victime, à un examen clinique détaillé en fonction des lésions initiales et des doléances exprimées par la victime ;
7. A l’issue de cet examen, analyser dans un exposé précis et synthétique :
— la réalité des lésions initiales,
— la réalisation de l’état séquellaire,
— l’imputabilité directe et certaine des séquelles aux lésions initiales en précisant au besoin l’incidence d’un état antérieur,
8. [Pertes de gains professionnels actuels]
Indiquer les périodes pendant lesquelles la victime a été, du fait de son déficit fonctionnel temporaire, dans l’incapacité d’exercer totalement ou partiellement son activité professionnelle ;
En cas d’incapacité partielle, préciser le taux et la durée ;
Préciser la durée des arrêts de travail retenus par l’organisme social au vu des justificatifs produits (ex : décomptes de l’organisme de sécurité sociale), et dire si ces arrêts de travail sont liés au fait dommageable ;
9. [Déficit fonctionnel temporaire]
Indiquer les périodes pendant lesquelles la victime a été, du fait de son déficit fonctionnel temporaire, dans l’incapacité totale ou partielle de poursuivre ses activités personnelles habituelles ;
En cas d’incapacité partielle, préciser le taux et la durée ;
10. [Consolidation]
Fixer la date de consolidation et, en l’absence de consolidation, dire à quelle date il conviendra de revoir la victime ; préciser, lorsque cela est possible, les dommages prévisibles pour l’évaluation d’une éventuelle provision ;
11. [Déficit fonctionnel permanent]
Indiquer si, après la consolidation, la victime subit un déficit fonctionnel permanent défini comme une altération permanente d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles ou mentales, ainsi que des douleurs permanentes ou tout autre trouble de santé, entraînant une limitation d’activité ou une restriction de participation à la vie en société subie au quotidien par la victime dans son environnement ;
En évaluer l’importance et en chiffrer le taux ; dans l’hypothèse d’un état antérieur préciser en quoi l’accident a eu une incidence sur cet état antérieur et décrire les conséquences ;
12. [Assistance par tierce personne]
Indiquer le cas échéant si l’assistance constante ou occasionnelle d’une tierce personne (étrangère ou non à la famille) est ou a été nécessaire pour effectuer les démarches et plus généralement pour accomplir les actes de la vie quotidienne ; préciser la nature de l’aide à prodiguer et sa durée quotidienne ;
13. [Dépenses de santé futures]
Décrire les soins futurs et les aides techniques compensatoires au handicap de la victime (prothèses, appareillages spécifiques, véhicule) en précisant la fréquence de leur renouvellement ;
14. [Frais de logement et/ou de véhicule adaptés]
Donner son avis sur d’éventuels aménagements nécessaires pour permettre, le cas échéant, à la victime d’adapter son logement et/ou son véhicule à son handicap ;
15. [Pertes de gains professionnels futurs]
Indiquer, notamment au vu des justificatifs produits, si le déficit fonctionnel permanent entraîne l’obligation pour la victime de cesser totalement ou partiellement son activité professionnelle ou de changer d’activité professionnelle ;
16. [Incidence professionnelle]
Indiquer, notamment au vu des justificatifs produits, si le déficit fonctionnel permanent entraîne d’autres répercussions sur son activité professionnelle actuelle ou future (obligation de formation pour un reclassement professionnel, pénibilité accrue dans son activité, « dévalorisation » sur le marché du travail, etc.) ;
17. [Préjudice scolaire, universitaire ou de formation]
Si la victime est scolarisée ou en cours d’études, dire si en raison des lésions consécutives au fait traumatique, elle a subi une perte d’année scolaire, universitaire ou de formation, l’obligeant, le cas échéant, à se réorienter ou à renoncer à certaines formations ;
18. [Souffrances endurées]
Décrire les souffrances physiques, psychiques ou morales découlant des blessures subies pendant la maladie traumatique (avant consolidation) ; les évaluer distinctement dans une échelle de 1 à 7 ;
19. [Préjudice esthétique temporaire et/ou définitif]
Donner un avis sur l’existence, la nature et l’importance du préjudice esthétique, en distinguant éventuellement le préjudice temporaire et le préjudice définitif.
Évaluer distinctement les préjudices temporaire et définitif dans une échelle de 1 à 7 ;
20. [Préjudice sexuel]
Indiquer s’il existe ou s’il existera un préjudice sexuel (perte ou diminution de la libido, impuissance ou frigidité, perte de fertilité) ;
21. [Préjudice d’établissement]
Dire si la victime subit une perte d’espoir ou de chance de normalement réaliser un projet de vie familiale ;
22. [Préjudice d’agrément]
Indiquer, notamment au vu des justificatifs produits, si la victime est empêchée en tout ou partie de se livrer à des activités spécifiques de sport ou de loisir ;
23. [Préjudices permanents exceptionnels]
Dire si la victime subit des préjudices permanents exceptionnels correspondant à des préjudices atypiques directement liés aux handicaps permanents ;
24. [Préjudice cultuel]
Indiquer si la localisation des blessures et des séquelles conservées a été de nature à limiter la réalisation de la pratique religieuse de la victime ;
Dire si l’état de la victime est susceptible de modifications en aggravation.
Établir un état récapitulatif de l’ensemble des postes énumérés dans la mission.
DIT que l’expert peut s’adjoindre tout spécialiste de son choix, à charge pour lui d’en informer préalablement le magistrat chargé du contrôle des exercices et de joindre l’avis du sapiteur à son rapport ; dit que si le sapiteur n’a pas pu réaliser ses opérations de manière contradictoire, son avis doit être immédiatement communiqué aux parties par l’expert ;
DÉSIGNE le magistrat chargé du contrôle des expertises pour surveiller le déroulement de la mesure,
DIT que l’expert doit communiquer un pré rapport aux parties en leur impartissant un délai raisonnable, au moins quatre semaines, pour la production de leurs dires écrits auxquels il doit répondre dans son rapport définitif, qu’il doit déposer au service des expertises EN VERSION PAPIER avant le 15 décembre 2025 en un original, après en avoir adressé un exemplaire à chacune des parties en cause,
FIXE l’avance des frais d’expertise à valoir sur le montant des honoraires de l’expert à la somme de 1 000 euros qui doit être consignée par Mme [M] [W], Mme [U] [W] et M. [R] [W] avant le 15 juin 2025 à la régie d’avances et de recettes du tribunal judiciaire de SAINT-ETIENNE,
RAPPELLE qu’en application de l’article 271 du code de procédure civile à défaut de consignation dans le délai prescrit, la désignation de l’expert est caduque, sauf prolongation de délai ou relevé de caducité décidé par le juge chargé du contrôle des expertises,
DIT que les parties doivent communiquer sans délai les pièces réclamées par l’expert,
DIT qu’en cas de défaillance des parties, le juge chargé du contrôle de l’expertise peut être saisi en vue de la fixation d’une astreinte,
DIT que lors de la première réunion, l’expert dresse un programme de ses investigations, fixe un calendrier précis de ses opérations et évalue d’une manière aussi détaillée que possible le montant prévisible de ses honoraires et de ses débours,
DIT qu’à l’issue de cette réunion, l’expert fait connaître au juge chargé du contrôle de l’expertise la somme globale qui lui parait nécessaire pour garantir en totalité le recouvrement de ses honoraires et sollicite le cas échéant, le versement d’une provision complémentaire,
INVITE les parties à procéder aux mises en cause nécessaires dans les deux mois de la saisine de l’expert ou, si la nécessité s’en révèle ultérieurement, dès que l’expert a donné son accord.
DIT que l’expert tient le juge chargé du contrôle de l’expertise informé de l’avancement de ses opérations et le saisit de toute difficulté y afférente, notamment sur les raisons d’un éventuel retard dans le dépôt du rapport,
DIT qu’il est pourvu au remplacement de l’expert dans les cas, conditions et formes des articles 234 et 235 du code de procédure civile,
DIT qu’à l’issue de ses opérations, l’expert adresse aux parties un projet de sa demande de recouvrement d’honoraires et débours, en même temps qu’il l’adresse au magistrat taxateur,
DIT que les parties disposent, à réception de ce projet, d’un délai de 15 jours pour faire valoir leurs observations sur cet état de frais, que ces observations sont adressées au magistrat taxateur afin de débat contradictoire préalablement à l’ordonnance de taxe,
CONDAMNE la Macif à payer à Mme [M] [W], Mme [U] [W] et M. [R] [W], en qualité d’ayants-droits de M. [H] [W], les provisions suivantes:
— 5 700 euros à valoir sur le préjudice subi par M. [H] [W],
— 1 000 euros à valoir sur leur préjudice de victimes indirects,
DEBOUTE les parties du surplus de leurs demandes,
CONDAMNE in solidum Mme [M] [W], Mme [U] [W] et M. [R] [W] aux dépens.
La Greffière, La 1ère Vice Présidente,
Céline TREILLE Séverine BESSE
LE 15 Mai 2025
GROSSE + COPIE à:
— Me MELLOUKI
COPIES à :
— Me LAROUDIE
— CPAM
— Régie
— dossier
— dossier expertise
— [J] [Z](Expert)
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Vieillard ·
- Enfant ·
- État des personnes ·
- Cameroun ·
- Identifiants ·
- Etat civil ·
- Tribunal judiciaire ·
- Mineur ·
- Adresses ·
- Reconnaissance
- Tribunal judiciaire ·
- Sénégal ·
- Homologation ·
- Accord transactionnel ·
- Procédure participative ·
- Conciliateur de justice ·
- Partie ·
- Action ·
- Dernier ressort ·
- Homologuer
- Parc ·
- Régie ·
- Parking ·
- Tribunal judiciaire ·
- Recette ·
- Commissaire de justice ·
- Videosurveillance ·
- Adresses ·
- Annulation ·
- Titre
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Employeur ·
- Faute inexcusable ·
- Victime ·
- Risque ·
- Tribunal judiciaire ·
- Sécurité sociale ·
- Lien ·
- Accident du travail ·
- Adresses ·
- Travail
- Adresses ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Commissaire de justice ·
- Intérêt ·
- Charges ·
- Copropriété ·
- Dépense ·
- Provision ·
- Lot ·
- Assemblée générale
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Prolongation ·
- Adresses ·
- Éloignement ·
- Recours ·
- Personnes ·
- Tribunal judiciaire ·
- Administration ·
- Télécommunication
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Immeuble ·
- Assemblée générale ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Ouverture ·
- Architecte ·
- Lot ·
- Adresses ·
- Partie commune ·
- Commune ·
- Autorisation
- Indemnité d'éviction ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Valeur ·
- Droit au bail ·
- Expert judiciaire ·
- Coefficient ·
- Fond ·
- Preneur ·
- Prétention ·
- Commerce
- Bailleur ·
- Loyer ·
- Congé pour vendre ·
- Locataire ·
- Commandement de payer ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Titre ·
- Adresses ·
- Charges ·
- Clause resolutoire
Sur les mêmes thèmes • 3
- Aquitaine ·
- Caisse d'épargne ·
- Consommation ·
- Intérêt ·
- Sanction ·
- Tribunal judiciaire ·
- Prêt ·
- Nullité du contrat ·
- Mise en demeure ·
- Taux légal
- Assemblée générale ·
- Adresses ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Lot ·
- In solidum ·
- Recouvrement ·
- Copropriété ·
- Charges ·
- Immeuble ·
- Mise en demeure
- Commissaire de justice ·
- Loyer ·
- Clause resolutoire ·
- Adresses ·
- Expulsion ·
- Commandement de payer ·
- Habitat ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Résiliation du bail ·
- Résiliation
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.