Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Strasbourg, j l d, 14 janv. 2026, n° 26/00051 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 26/00051 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Maintien de la mesure de soins psychiatriques |
| Date de dernière mise à jour : | 31 janvier 2026 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
Tribunal judiciaire
de [Localité 8]
— -------------
[Adresse 7]
[Adresse 6]
[Localité 2]
— -------------
Tél . 03.88.75.27.40
PROCÉDURE DE CONTRÔLE SYSTÉMATIQUE
DES MESURES DE SOINS
PSYCHIATRIQUES
Juge des Libertés et de la Détention
ORDONNANCE
N° RG 26/00051 – N° Portalis DB2E-W-B7K-OCUV
Le 14 Janvier 2026
Nous, Armelle WERNER NASSIMBENI, vice-président chargé des fonctions de juge des libertés et de la détention au tribunal judiciaire de STRASBOURG, assistée de Fanny GEISS, Greffier,
Statuant en premier ressort en qualité de magistrat du siège, après débats en audience publique ;
Vu les dispositions des articles L.3211-12, L.3211-12-1, L.3211-12-2, R.3211-12, R.3211-29 et R.3211-32 du Code de la Santé Publique et le dossier de la procédure ;
Vu la requête en date du 13 Janvier 2026 de MME LA DIRECTRICE DE L’EPSAN DE [Localité 4] concernant Mme [L] [W] née le 22 Janvier 1991 à [Localité 9] demeurant [Adresse 1] à [Adresse 3] [Localité 8] actuellement en hospitalisation complète à l’EPSAN de [Localité 4] ;
Vu la décision d’admission en soins psychiatriques en cas de péril imminent prise par MME LA DIRECTRICE DE L’EPSAN DE [Localité 4] en date du 08 janvier 2026 ;
Vu les certificats médicaux de 24 heures et de 72 heures ;
Vu la décision maintenant les soins psychiatriques sous la forme d’une hospitalisation complète prise par MME LA DIRECTRICE DE L’EPSAN DE [Localité 4] en date du 11 janvier 2026 ;
Vu l’avis motivé à l’appui de la requête ;
Vu l’avis de Madame le procureur de la République aux termes duquel le ministère public s’en rapporte à l’appréciation du tribunal ;
Mme [L] [W] régulièrement convoquée, présente, assistée de Me Fanny VANCON, avocate de permanence ;
MOTIFS
Madame [W] [L] a été admise au centre hospitalier de [Localité 4] le 8 janvier 2025 sur décision du directeur d’établissement intervenue dans le cadre légal du péril imminent.
A l’audience ; la patiente indique aller mieux depuis son hospitalisation et consent à rester au sein de la structure de soins, mais seulement sur une très courte durée et ce, afin de stabiliser son état.
Sur la régularité de la procédure
Aux termes de l’article L.3216-1 du code de la santé publique, le juge des libertés et de la détention connaît des contestations relatives à la régularité des décisions administratives prises en matière de soins psychiatriques sans consentement dans le cadre des instances introduites en application des articles L.3211-12 et L.3211-12-1. Dans ce cas, l’irrégularité affectant une décision administrative n’entraîne la mainlevée de la mesure que s’il en est résulté une atteinte aux droits de la personne qui en faisait l’objet.
En l’espèce, le conseil de la patiente observe, sans toutefois sollicité la main levée de la mesure, que la preuve de l’avis d’information du maintien de la mesure au Prefet ne figure pas au dossier ; qu’il sera toutefois relevé qu’il est indiqué que cette notification a bien été faite de sorte qu’il n’y a pas lieu d’en douter, outre qu’il s’agit d’un simple avis d’information ; que surabondamment, aucun grief n’est relevé en l’espèce ;
En l’état, par conséquent, la procédure est régulière en la forme.
Sur le bien fondé de la mesure
Selon l’article L. 3212-1 du code de la santé publique, une personne atteinte de troubles mentaux ne peut être admise en soins psychiatriques sans son consentement sur la décision du directeur d’un établissement psychiatrique que si :
1° ses troubles rendent impossible son consentement ;
2° son état impose des soins immédiats assortis soit d’une surveillance médicale constante justifiant une hospitalisation complète, soit d’une surveillance médicale régulière justifiant une prise en charge sous une autre forme.
Le juge des libertés et de la détention doit contrôler en application de l’article L3216-1 du code de la santé publique la régularité des décisions administratives prises en matière d’hospitalisation complète. En application de l’article L3211-3 du code de la santé publique il doit aussi veiller à ce que les restrictions à l’exercice des libertés individuelles du patient soient adaptées, nécessaires et proportionnées à son état mental et à la mise en oeuvre du traitement requis. Le juge ne peut dans le cadre de son contrôle se substituer à l’autorité médicale s’agissant de l’évaluation du consentement du patient, du diagnostic posé ou des soins.
En l’espèce, il résulte des certificats médicaux des 24 et 72heures, et de l’avis motivé rédigé que la patiente a été admise au sein de la structure de soins dans un contexte d’une désorganisation psycho comportementale majeure imputable à un état psychotique. Le corps médical rapporte en outre que la patiente présente des idées délirantes, un mécanisme interprétatif ainsi qu’un important syndrome de persécution et enfin, il est souligné que le risque de passage à l’acte violent est important.
IL ressort en effet des certificats médicaux produits établis par les différents médecins, que l’atteinte portée aux libertés du patient est proportionnée aux objectifs poursuivis, l’intéressé se trouvant dans l’impossibilité de consentir pleinement aux soins en raison des troubles décrits.
En conséquence, il y a lieu, conformément aux préconisations du corps médical, de maintenir l’hospitalisation complète du patient, dès lors que cette mesure constitue une réponse médicale nécessaire et proportionnée à l’état du patient. ;
PAR CES MOTIFS
Statuant en audience publique, par ordonnance réputée contradictoire et en premier ressort,
ORDONNONS le maintien de l’hospitalisation complète de Mme [L] [W] née le 22 Janvier 1991 à [Localité 9] ;
DISONS que les dépens seront laissés à la charge du Trésor Public.
RAPPELONS que cette décision est susceptible d’appel devant le premier président de la cour d’appel dans un délai de 10 jours à compter de la présente notification, par déclaration d’appel motivée transmise par tout moyen au Greffe de la cour d’Appel de [Localité 5] (article R.3211-18 et suivants du code de la santé publique).
Le délai d’appel et l’appel ne sont pas suspensifs, à l’exception de l’appel formé par le ministère public qui peut être déclaré suspensif par le premier président de la cour d’appel ou son délégué conformément aux dispositions de l’article R.3211-20 du Code de la santé publique.
Le Greffier
Le Président
Copie transmise par mail le 14 Janvier 2026 à :
— Mme [L] [W], par remise de copie contre récépissé par l’intermédiaire de l’établissement hospitalier,
— Ministère public,
— Directrice/Directeur de l’EPSAN de [Localité 4]
— Me Fanny VANCON, Conseil de [L] [W]
Le Greffier
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Loyer ·
- Clause resolutoire ·
- Bail ·
- Patrimoine ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Dette ·
- Locataire ·
- Commandement de payer ·
- Clause pénale ·
- Expulsion
- Urssaf ·
- Billets d'avion ·
- Frais professionnels ·
- Cotisations ·
- Indemnité kilométrique ·
- Pièces ·
- Facture ·
- Salarié ·
- Sociétés ·
- Fruit
- Tribunal judiciaire ·
- Maroc ·
- Défense au fond ·
- Désistement d'instance ·
- Adresses ·
- Fins de non-recevoir ·
- Audience ·
- Fins ·
- Siège social ·
- Cabinet
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Adresses ·
- Désistement d'instance ·
- Contentieux ·
- Protection ·
- Sociétés ·
- Tribunal judiciaire ·
- Jugement ·
- Rôle ·
- Recours ·
- Pouvoir
- Fondation ·
- Clause resolutoire ·
- Locataire ·
- Surendettement ·
- Bail ·
- Loyer ·
- Commandement ·
- Délais ·
- Paiement ·
- Résiliation
- Adresses ·
- Désistement ·
- Tribunal judiciaire ·
- Ensemble immobilier ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Instance ·
- Avocat ·
- Acceptation ·
- Électronique ·
- Ordonnance
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Bail ·
- Clause resolutoire ·
- Commandement de payer ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Loyer ·
- Logement ·
- Commissaire de justice ·
- Résiliation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Contentieux
- Crédit ·
- Or ·
- Côte ·
- Appel en garantie ·
- Transaction ·
- Condamnation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Assurance maladie ·
- Désistement d'instance ·
- Civilement responsable
- Urssaf ·
- Lettre d'observations ·
- Contrôle ·
- Cotisations ·
- Sécurité sociale ·
- Frais professionnels ·
- Redressement ·
- Mise en demeure ·
- Travailleur salarié ·
- Sécurité
Sur les mêmes thèmes • 3
- Assurances ·
- Adresses ·
- Sociétés ·
- Assureur ·
- Mise en état ·
- Prescription ·
- Sinistre ·
- Audit ·
- Qualités ·
- Siège
- Prolongation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Éloignement ·
- Aide juridictionnelle ·
- Séjour des étrangers ·
- Droit d'asile ·
- Divorce ·
- Polynésie française ·
- Polynésie ·
- Procédure participative
- Tribunal judiciaire ·
- Contrainte ·
- Opposition ·
- Adresses ·
- Forclusion ·
- Urssaf ·
- Sécurité sociale ·
- Signification ·
- Commissaire de justice ·
- Cotisations
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.