Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Toulon, réf., 24 avr. 2026, n° 25/02090 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/02090 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Désigne un expert ou un autre technicien |
| Date de dernière mise à jour : | 5 mai 2026 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Sur les parties
| Avocat(s) : | |
|---|---|
| Parties : | Syndicat des copropriétaires de l' immeuble [ Adresse 3 ], S.A. GAN ASSURANCES |
Texte intégral
N° RG 25/02090 – N° Portalis DB3E-W-B7J-NKFI
Minute n° 26/00202
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TOULON
ORDONNANCE DE REFERE
du : 24 Avril 2026
N° RG 25/02090 – N° Portalis DB3E-W-B7J-NKFI
Président : Olivier LAMBERT, Vice Président
Assisté de : Agathe CHESNEAU, Greffier
Attachée de justice : Fiona ZANARDO
Entre
DEMANDERESSE
Madame [N] [T] [B] Veuve [Q]
née le 18 Mars 1963 à [Localité 1], demeurant [Adresse 1]
Représentée par Me Jérôme COUTELIER-TAFANI, avocat au barreau de DRAGUIGNAN
Et
DEFENDERESSES
S.A. GAN ASSURANCES,
dont le siège social est [Adresse 2], prise en la personne de son représentant légal domicilié de droit audit siège
Représentée par Me Sylvie LANTELME, avocat au barreau de TOULON
Syndicat des copropriétaires de l’immeuble [Adresse 3],
sis [Adresse 4], pris en la personne de son syndic en exercice le CABINET MERLE, SARL au registre du Commerce et des Sociétés de TOULON sous le numéro 393 873 401 dont le siège social est [Adresse 5], elle-même prise en la personne de son représentant légal en exercice, domicilié en cette qualité audit siège
Représenté par Me Grégory PILLIARD, avocat au barreau de TOULON
Madame [G] [H],
demeurant [Adresse 6]
Représentée par Me Eric GOIRAND, avocat au barreau de TOULON
Grosses délivrées le : 24 avril 2026
à : Me Jérôme COUTELIER-TAFANI – 1022
Me Eric GOIRAND – 1006
Me Sylvie LANTELME – 1004
Me Grégory PILLIARD – 1016
2 copies à la régie
Copie au dossier
Débats :
Après avoir entendu à l’audience du 20 Mars 2026, les parties comparantes ou leurs conseils, le président les a informés que l’affaire était mise en délibéré et que l’ordonnance serait rendue ce jour par mise à disposition au greffe.
EXPOSE DU LITIGE
Vu l’article 455 du code de procédure civile,
Vu les assignations en date des 11 et 16 juillet 2025 délivrées par Madame [N] [B] veuve [Q] à Madame [G] [H] et au syndicat des copropriétaires de l’immeuble [Adresse 3] sis [Adresse 7] à [Localité 2], pris en la personne de son syndic en exercice, la SARL CABINET MERLE.
La procédure a été enregistrée sous le RG n° 25/02090.
Elle sollicite une mesure d’expertise avec mission habituelle en la matière.
Vu l’assignation par dénonce de procédure en date du 4 mars 2026 délivrée par le syndicat des copropriétaires de l’immeuble [Adresse 3] sis [Adresse 7] à [Localité 2], pris en la personne de son syndic en exercice, la SARL CABINET MERLE à la SA GAN ASSURANCES.
La procédure a été enregistrée sous le RG n° 26/00622.
A l’audience du 20 mars 2026, la jonction entre les procédures enregistrées sous les RG n° 26/00622 et 25/02090 a été prononcée sous ce dernier numéro.
A l’audience du 20 mars 2026, Madame [N] [B] a sollicité le bénéfice de son acte introductif d’instance auquel il est renvoyé pour l’exposé de ses moyens.
Vu les conclusions soutenues à l’audience du 20 mars 2026 par le syndicat des copropriétaires de l’immeuble [Adresse 3] sis [Adresse 7] à [Localité 2], pris en la personne de son syndic en exercice, la SARL CABINET MERLE, et auxquelles il est renvoyé pour l’exposé des moyens. Il sollicite la jonction entre les procédures enregistrées sous les RG n° 26/00622 et 25/02090, formule protestations et réserves quant à la demande d’expertise formulée par Madame [N] [B], sollicite que l’ordonnance à intervenir soit rendue commune et opposable à la Madame [G] [H] et à la société GAN ASSURANCES et sollicite que les opérations d’expertise éventuellement ordonnées se déroulent au contradictoire de ces derniers.
Vu les conclusions soutenues à l’audience du 20 mars 2026 par la SA GAN ASSURANCES, et auxquelles il est renvoyé pour l’exposé des moyens. Elle sollicite la jonction entre les procédures enregistrées sous les RG n° 26/00622 et 25/02090 et formule protestations et réserves.
Vu les conclusions soutenues à l’audience du 20 mars 2026 par Madame [G] [H], et auxquelles il est renvoyé pour l’exposé des moyens. Elle formule protestations et réserves.
MOTIFS DE LA DECISION
La jonction ayant été prononcée à l’audience du 20 mars 2026, il n’y a pas lieu de statuer sur les demandes formulées à ce titre.
En outre, l’ensemble des parties attraites dans la cause étant des parties à l’instance, la présente décision leur est nécessairement contradictoire, de sorte qu’il n’y a pas lieu de statuer sur la demande tendant à voir les mesures d’expertises se dérouler au contradictoire des requises ainsi que la demande tendant à voir rendre commune et opposable la décision à intervenir formulées par le syndicat des copropriétaires de l’immeuble [Adresse 3] sis [Adresse 7] à [Localité 2], pris en la personne de son syndic en exercice, la SARL CABINET MERLE.
Sur la mesure d’expertise
L’article 145 du code de procédure civile dispose que s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé.
L’existence de contestations, même sérieuses, ne constitue pas un obstacle à la mise en œuvre des dispositions de l’article précité. Il appartient uniquement au juge des référés de caractériser le motif légitime d’ordonner une mesure d’instruction, sans qu’il soit nécessaire de procéder préalablement à l’examen de la recevabilité d’une éventuelle action, non plus que de ses chances de succès sur le fond.
Il suffit de constater qu’un tel procès est possible, qu’il a un objet et un fondement suffisamment déterminés, que sa solution peut dépendre de la mesure d’instruction sollicitée et que celle-ci ne porte aucune atteinte illégitime aux droits et libertés fondamentaux d’autrui.
Il constant que le rapport d’expertise en date du 24 janvier 2025, et le rapport en recherche de fuite d’eau en date du 16 décembre 2024 versés aux débats attestent de la matérialité des désordres afférents notamment à la présence d’infiltrations d’eau.
A la lumière de ce qui a été énoncé précédemment, du débat existant entre les parties quant à l’origine et à la cause des désordres, des éléments versés aux débats, de l’existence des désordres existant encore à ce jour, et eu égard à l’état de la situation telle que décrite dans l’exposé du litige, Madame [N] [B] veuve [Q] justifie d’un motif légitime à l’instauration d’une mesure d’expertise judiciaire au sens de l’article 145 du code de procédure civile. La mission de l’expert sera détaillée au dispositif de la présente décision avec possibilité de concilier les parties si la situation le permet.
Il sera enfin rappelé que le juge qui ordonne une expertise fixe librement la mission du technicien, sans être tenu par les propositions émises par les parties.
Sur les frais du procès
Le juge des référés étant dessaisi, il doit statuer sur les dépens qui ne peuvent être réservés.
La mesure d’expertise étant ordonnée à la demande de Madame [N] [B] veuve [Q] et pour la préservation de ses intérêts, celle-ci assumera la charge des dépens de l’instance.
PAR CES MOTIFS
Nous, le Juge des référés, statuant après débats en audience publique par ordonnance mise à la disposition des parties au greffe, contradictoire et en premier ressort,
Ordonnons une expertise,
Commettons pour y procéder :
[E] [U]
[Adresse 8]
13 014 – [Localité 3]
[Courriel 1]
Expert judiciaire
Avec la mission de :
— prendre connaissance de tous documents contractuels et techniques utiles à l’accomplissement de sa mission, entendre les parties ainsi que tout sachant,
— se rendre sur les lieux litigieux sis [Adresse 7] à [Localité 2],
— lister et décrire les désordres et malfaçons visés dans l’assignation, dans le rapport d’expertise en date du 24 janvier 2025, et dans le rapport en recherche de fuite d’eau en date du 16 décembre 2024 , et en déterminer l’origine et les causes en décrivant tous les moyens d’investigations employés,
— indiquer pour chaque désordre les conséquences, quant à la solidité, l’habitabilité, l’esthétique de l’ouvrage et plus généralement, quant à l’usage qui peut en être attendu ou quant à la conformité de sa destination,
— indiquer les moyens propres à remédier aux désordres et/ou les travaux restant à effectuer, et donner son avis sur leur coût poste par poste, sur la base des devis produits par les parties, sauf en cas de carence à proposer lui-même ou à l’aide d’un sapiteur, un chiffrage, et en préciser la durée et les éventuelles contraintes liées à leur exécution,
— donner tous éléments d’information techniques et de fait (malfaçons, non conformités, vice de construction, défaut d’entretien…) permettant à la juridiction du fond de statuer sur les responsabilités et dans quelles proportions, et dire s’ils sont imputables à un défaut d’entretien des locataires et/ou propriétaires,
— donner tous éléments d’appréciation concernant le ou les préjudices allégués par Madame [N] [B] veuve [Q] du fait des désordres, puis de leur réparation, en précisant notamment leur point de départ et éventuellement la date à laquelle ils ont cessé,
— plus généralement faire toutes observations utiles à la solution du litige,
— établir un pré-rapport pour le cas où des travaux urgents seraient nécessaires lequel sera déposé au tribunal,
Disons que l’expert commis, saisi par le GREFFE DU TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TOULON sur la plate-forme OPALEXE s’il y est inscrit, devra accomplir personnellement sa mission conformément aux dispositions de l’article 263 et suivants du code de procédure civile et qu’il déposera son rapport en un exemplaire original au greffe du tribunal judiciaire de Toulon, au service du contrôle des expertises dans le délai de 9 mois à compter de l’avis de consignation, sauf prorogation de délai dûment sollicité en temps utile auprès du juge du contrôle (en fonction d’un nouveau calendrier prévisionnel préalablement présenté aux parties),
Disons que l’expert devra, dès réception de l’avis de versement de la provision à valoir sur sa rémunération, convoquer les parties à une première réunion qu devra se tenir avant l’expiration d’un délai de deux mois, au cours de laquelle il procédera à une lecture contradictoire de sa mission, présentera la méthodologie envisagée, interrogera les parties sur d’éventuelles mise en cause, établira contradictoirement un calendrier de ses opérations et évaluera le coût prévisible de la mission, et qu’à l’issue de cette première réunion il adressera un compte rendu aux parties,
Disons que l’expert devra impartir aux parties un délai pour déposer les pièces justificatives qui lui paraîtraient nécessaires et, éventuellement, à l’expiration du dit délai, saisir, en application de l’article 275 alinéa 2 du code de procédure civile, le juge chargé du contrôle des expertises pour faire ordonner la production de ces documents, s’il y a lieu sous astreinte ou, le cas échéant, être autorisé à passer outre, poursuivre ses opérations et conclure sur les éléments en sa possession,
Disons que l’expert pourra recueillir l’avis d’un autre technicien mais seulement dans une spécialité distincte de la sienne,
Disons que l’expert devra établir un pré-rapport qui sera soumis à chacune des parties en leur impartissant un délai d’un mois pour présenter leurs dires et y répondre,
Disons que, sauf accord contraire des parties, l’expert devra adresser à celles-ci une note de synthèse dans laquelle il rappellera l’ensemble de ses contestations matérielles, présentera ses analyses et proposera une réponse à chacune des questions posées par la juridiction,
Disons que l’expert devra fixer aux parties un délai pour formuler leurs dernières observations ou réclamations en application de l’article 276 du code de procédure civile et rappelle qu’il ne sera pas tenu de prendre en compte les transmissions tardives,
Désignons le magistrat chargé du contrôle des expertises par ordonnance présidentielle de roulement pour suivre la mesure d’instruction et statuer sur tous incidents,
Disons que l’expert devra rendre compte à ce magistrat de l’avancement de ses travaux et des diligences accomplies ainsi que des difficultés qui font obstacle à l’accomplissement de sa mission,
Ordonnons la consignation auprès du Régisseur par Madame [N] [B] veuve [Q] d’une avance de 3. 500 euros à titre provisoire à valoir sur la rémunération de l’expert dans les SIX SEMAINES de la présente ordonnance (accompagnée de la copie de la présente ordonnance),
Disons qu’à défaut de consignation dans ce délai la désignation de l’expert sera caduque et privée de tout effet en vertu de l’article 271 du code de procédure civile à moins que le juge du contrôle, à la demande d’une partie se prévalant d’un motif légitime, ne décide une prorogation du délai ou un relevé de la caducité,
Disons qu’en cas d’empêchement, retard ou refus de l’expert commis, il sera pourvu à son remplacement par ordonnance rendue sur requête,
Rappelons que l’expert pourra concilier les parties et que, conformément à l’article 281 du code de procédure civile, si les parties viennent à se concilier, l’expert constatera que sa mission est devenue sans objet et il en fera rapport au juge et les parties pourront demander au juge de donner force exécutoire à l’acte exprimant leur accord,
Disons n’y avoir lieu à référé pour le surplus,
Laissons les dépens à la charge de Madame [N] [B] veuve [Q].
Ainsi jugé et prononcé par mise à disposition au greffe, les jours, mois et an susdits.
LE GREFFIER LE PRÉSIDENT
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Droit de la famille ·
- Adresses ·
- Parents ·
- Tribunal judiciaire ·
- Droit de visite ·
- Service ·
- Père ·
- Mère ·
- Enfant ·
- Classes ·
- Mariage
- Tribunal judiciaire ·
- Restriction de liberté ·
- Santé publique ·
- Siège ·
- Mainlevée ·
- Hospitalisation ·
- Magistrat ·
- Publicité des débats ·
- Chambre du conseil ·
- Liberté
- Enfant ·
- Autorité parentale ·
- Divorce ·
- Accord ·
- Résidence ·
- Vacances ·
- Frais de santé ·
- Mariage ·
- Père ·
- Mère
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Loyer ·
- Épouse ·
- Clause resolutoire ·
- Locataire ·
- Version ·
- Commandement de payer ·
- Paiement ·
- Dette ·
- Commissaire de justice ·
- Indemnité d 'occupation
- Loyer ·
- Locataire ·
- Résiliation ·
- Expulsion ·
- Protection ·
- Commissaire de justice ·
- Paiement ·
- Contentieux ·
- Bailleur ·
- Habitation
- Clause resolutoire ·
- Loyer ·
- Commandement de payer ·
- Délais ·
- Locataire ·
- Dette ·
- Résiliation ·
- Paiement ·
- Expulsion ·
- Version
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Veuve ·
- Contentieux ·
- Protection ·
- Recours ·
- Tribunal judiciaire ·
- Surendettement ·
- Recevabilité ·
- Hors délai ·
- Habilitation familiale ·
- Adresses
- Parcelle ·
- Incident ·
- Mise en état ·
- Portail ·
- Demande ·
- Clôture ·
- Prescription ·
- Côte ·
- Tribunal judiciaire ·
- Changement
- Parents ·
- Enfant ·
- Vacances ·
- Pensions alimentaires ·
- Contribution ·
- Divorce ·
- Tribunal judiciaire ·
- Hébergement ·
- Régimes matrimoniaux ·
- Partage
Sur les mêmes thèmes • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Liquidation judiciaire ·
- Tva ·
- Financement ·
- Code de commerce ·
- Chambre du conseil ·
- Usage ·
- Exécution provisoire ·
- Jugement ·
- Commerce
- Habitat ·
- Contentieux ·
- Protection ·
- Bail ·
- Assistant ·
- Commissaire de justice ·
- Locataire ·
- Associations ·
- Titre ·
- Résidence
- Enfant ·
- Autorité parentale ·
- Pensions alimentaires ·
- Education ·
- Tribunal judiciaire ·
- Recouvrement ·
- Sanctions pénales ·
- Débiteur ·
- Emprisonnement ·
- Changement
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.