Confirmation 22 juillet 2025
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Toulouse, j l d, 21 juil. 2025, n° 25/01791 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/01791 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Maintien de la mesure de rétention administrative |
| Date de dernière mise à jour : | 29 juillet 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
COUR D’APPEL DE [Localité 4]
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TOULOUSE
Vice-président
ORDONNANCE PRISE EN APPLICATION DES DISPOSITIONS DU CODE D’ENTRÉE ET DE SÉJOUR DES ETRANGERS
(demande de 3ème prolongation)
_______________________________________________________________________________________
N° de MINUTE N° RG 25/01791 – N° Portalis DBX4-W-B7J-UJPT
le 21 Juillet 2025
Nous, Jacques MARTINON,vice-président désigné par le président du tribunal judiciaire de TOULOUSE, assisté de Aurélie DESVEAUX, greffier ;
Statuant en audience publique ;
Vu les articles L742-1, L742-4, L742-5, R743-1 à R743-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Vu notre saisine par requête de M. LE PREFET DE LA HAUTE-GARONNE reçue le 20 Juillet 2025 à 9 heures 48, concernant :
Monsieur [D] [O]
né le 19 Août 1994 à [Localité 2] (TUNISIE) (92122)
de nationalité Tunisienne
Vu la deuxième ordonnance du Vice-président du Tribunal judiciaire territorialement compétent en date du 21juin 2025 ordonnant la 2ème prolongation de la rétention administrative de l’intéressé confirmée par la cour d’appel de Toulouse le 24 juin 2025 ;
Vu l’ensemble des pièces de la procédure ;
Monsieur le Préfet sus-désigné ayant été avisé de la date et de l’heure de l’audience ;
Le conseil de l’intéressé ayant été avisé de la date et de l’heure de l’audience ;
Attendu que l’intéressé et son conseil ont pu prendre connaissance de la requête et de ses pièces annexes ;
************
En l’absence du représentant de la Préfecture qui a sollicité la prolongation de la mesure de rétention administrative ;
Ouï les observations de l’intéressé ;
Ouï les observations de Me Assia DERBALI, avocat au barreau de TOULOUSE ;
************
SUR CE :
Aux termes de l’article L.742-5 CESEDA, à titre exceptionnel, le juge des libertés et de la détention peut à nouveau être saisi aux fins de prorogation du maintien en rétention au-delà de la durée maximale de rétention prévue à l’article L.742-4, lorsqu’une des situations suivantes apparaît dans les quinze derniers jours :
1° L’étranger a fait obstruction à l’exécution d’office de la décision d’éloignement ;
2° L’étranger a présenté, dans le seul but de faire échec à la décision d’éloignement ;
a) une demande de protection contre l’éloignement au titre du 5° de l’article L. 631-3 ;
b) ou une demande d’asile dans les conditions prévues aux articles L. 754-1 et L. 754-3 ;
3) La décision d’éloignement n’a pu être exécutée en raison d’un défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l’intéressé et qu’il est établi par l’autorité administrative compétente que cette délivrance doit intervenir à bref délai.
Le juge peut également être saisi en cas d’urgence absolue ou de menace pour l’ordre public.
L’étranger est maintenu en rétention jusqu’à ce que le juge ait statué.
Si le juge ordonne la prolongation de la rétention, celle-ci court à compter de l’expiration de la dernière période de rétention pour une nouvelle période d’une durée maximale de quinze jours.
Si l’une des circonstances mentionnées aux 1°, 2° ou 3° ou au septième alinéa du présent article survient au cours de la prolongation exceptionnelle ordonnée en application de l’avant dernier alinéa, elle peut être renouvelée une fois, dans les mêmes conditions. La durée maximale de la rétention n’excède alors pas quatre-vingt-dix jours.
En l’espèce, l’administration, malgré des diligences certaines, n’apporte pas la preuve d’une délivrance à bref délai du LPC.
Concernant la menace à l’ordre public, il ressort des pièces du dossier que l’intéressé a été condamné par le TC [Localité 4] le 17/12/24 à une peine de deux ans dont un an avec sursis probatoire, pour des faits d’outrage à PDAP, rébellion et violence sur personne chargée de mission de service public sans incapacité en récidive, et menace de mort sur personne chargée de mission de service public.
En conséquence, eu égard au quantum important de la peine prononcée, de l’état de récidive, de la nature des faits (aggravés par les fonctions de la victime), le caractère récent de la condamnation (moins d’un an), il sera considérer que l’intéressé présente effectivement une menace réelle et actuelle à l’ordre public.
Ainsi, la rétention administrative sera prolongée.
En conséquence, la situation justifie la prolongation de la rétention administrative pour une durée de QUINZE JOURS.
PAR CES MOTIFS :
Statuant publiquement en premier ressort, par décision assortie de l’exécution provisoire,
Prolongeons le placement de Monsieur [D] [O] dans les locaux du Centre de Rétention Administrative, ne dépendant pas de l'[1],
Disons que l’application de ces mesures prendra fin au plus tard à l’expiration d’un délai de QUINZE JOURS à compter de l’expiration du précédent délai de TRENTE JOURS imparti par l’ordonnance prise le 21juin 2025 confirmée par la cour d’appel de Toulouse le 24 juin 2025 par le Vice-président du Tribunal judiciaire territorialement compétent.
Le greffier
Le 21 Juillet 2025 à
Le Vice-président
Les parties soussignées ont reçu notification de la présente décision.
Disons avoir informé l’étranger des possibilités et des délais de recours contre toutes les décisions le concernant.
Rappelons que cette décision est susceptible d’appel dans un délai de 24 heures à compter de son prononcé par déclaration motivée transmise
par tous moyens au greffe de la Cour d’appel de [Localité 4] et de manière privilégiée sur la boîte structurelle [Courriel 3]
signature de l’intéressé
Préfecture avisée par mail
avocat avisé par mail
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Mise en état ·
- Révocation ·
- Clôture ·
- Ordonnance ·
- Adresses ·
- Immobilier ·
- Cause grave ·
- Intervention forcee ·
- Crédit agricole ·
- Tribunal judiciaire
- Demande en partage, ou contestations relatives au partage ·
- Partage, indivision, succession ·
- Droit de la famille ·
- Cadastre ·
- Partage ·
- Indivision successorale ·
- Parcelle ·
- Notaire ·
- Grange ·
- Commissaire de justice ·
- Successions ·
- Gestion ·
- Épouse
- Enfant ·
- Parents ·
- Vacances ·
- Brésil ·
- Divorce ·
- Etat civil ·
- Domicile ·
- Père ·
- Mère ·
- Résidence
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Créance ·
- Crédit affecté ·
- Surendettement ·
- Montant ·
- Crédit renouvelable ·
- Vérification ·
- Souscription ·
- Titre ·
- Financement ·
- Tribunal judiciaire
- Contrôle technique ·
- Bilan ·
- Véhicule ·
- Dommages et intérêts ·
- Vice caché ·
- Vendeur ·
- Dommage ·
- Défaut de conformité ·
- Acheteur ·
- Expertise
- Tribunal judiciaire ·
- Commissaire de justice ·
- Contentieux ·
- Protection ·
- Crédit lyonnais ·
- Juge ·
- Poisson ·
- Consommation ·
- Opérations de crédit ·
- Mentions obligatoires
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Nom de domaine ·
- Communication au public ·
- Droits voisins ·
- Site ·
- Communication audiovisuelle ·
- Canal ·
- Mesure de blocage ·
- Service ·
- Sport ·
- Atteinte
- Habitat ·
- Loyer ·
- Clause resolutoire ·
- Dette ·
- Bail ·
- Métropole ·
- Commandement de payer ·
- Tribunal judiciaire ·
- Résiliation ·
- Paiement
- Droit de la famille ·
- Partage amiable ·
- Algérie ·
- Divorce ·
- Notaire ·
- Dissolution ·
- Régimes matrimoniaux ·
- Échec ·
- Publicité ·
- Date ·
- Tribunal judiciaire
Sur les mêmes thèmes • 3
- Clause resolutoire ·
- Habitat ·
- Locataire ·
- Loyer ·
- Bail ·
- Commandement de payer ·
- Paiement ·
- Commission de surendettement ·
- Rétablissement personnel ·
- Dette
- Incapacité ·
- Rente ·
- Activité professionnelle ·
- Indemnités journalieres ·
- Garantie ·
- Consolidation ·
- Devoir de conseil ·
- Arrêt de travail ·
- Assureur ·
- Assurances
- Procédure accélérée ·
- Adresses ·
- Atlantique ·
- Charges de copropriété ·
- Taux légal ·
- Intérêt ·
- Immeuble ·
- Mise en demeure ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Provision
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.