Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Versailles, jaf cab. 8, 28 mars 2025, n° 24/00987 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 24/00987 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce pour altération définitive du lien conjugal |
| Date de dernière mise à jour : | 23 octobre 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
N° de minute :
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE VERSAILLES
AFFAIRES FAMILIALES
JAF CABINET 8
JUGEMENT RENDU LE 28 Mars 2025
N° RG 24/00987 – N° Portalis DB22-W-B7I-RVLZ
DEMANDEUR :
Madame [F] [N] épouse [E]
née le [Date naissance 4] 1984 à [Localité 16]
de nationalité Française
[Adresse 2]
[Localité 10]
Représentée par Me Vanessa LANDAIS, avocat au barreau de VERSAILLES, vestiaire : 648, Me Céline NUNES, avocat au barreau de MONTPELLIER
DEFENDEUR :
Monsieur [K] [Z] [E]
né le [Date naissance 6] 1983 à [Localité 12] (République du Congo)
de nationalité Française
[Adresse 7]
[Localité 11]
Défaillant
ASSIGNATION EN DATE DU :
COMPOSITION DU TRIBUNAL :
Magistrat :Madame Alice DHOUAILLY
Greffier : Madame Eglantine STANOVICI
Copie exécutoire à : Me Vanessa LANDAIS ( pour signification )
Copie certifiée conforme à l’original à : IFPA
délivrée(s) le :
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Alice DHOUAILLY, juge aux affaires familiales statuant publiquement, après débats en chambre du conseil, par décision réputée contradictoire, susceptible d’appel, mise à disposition au greffe,
DIT les juridictions françaises compétentes et la loi française applicable à tous les chefs du litige ;
Vu l’assignation en date du 2 février 2024,
Vu l’ordonnance sur mesures provisoires du 24 mai 2024,
PRONONCE le divorce pour altération définitive du lien conjugal de :
Madame [F] [N]
née le [Date naissance 4] 1984 à [Localité 16] (BAS-RHIN)
ET
Monsieur [K] [Z] [E]
né le [Date naissance 6] 1983 à [Localité 12] (République du Congo)
lesquels se sont mariés le [Date mariage 5] 2009 à [Localité 13] (95) ;
ORDONNE la publicité, conformément aux dispositions de l’article 1082 du Code de procédure civile, de la présente décision en marge de l’acte de mariage des époux, de l’acte de naissance de chacun des époux et, en tant que de besoin, sur les registres du Service du ministère des Affaires Etrangères à [Localité 14] ;
RAPPELLE qu’à compter du divorce, les parties perdent l’usage du nom de leur conjoint ;
FIXE la date des effets du divorce entre les époux quant à leurs biens au 2 février 2024, date de l’assignation ;
DEBOUTE Madame [F] [N] de sa demande de report de la date des effets du divorce;
CONSTATE la révocation de plein droit, du fait du prononcé du divorce, des donations et avantages matrimoniaux prenant effet à la dissolution du régime matrimonial ou au décès d’un époux et des dispositions à cause de mort, consentis entre époux par contrat de mariage ou pendant l’union,
INVITE les parties à saisir un notaire de leur choix à l’effet de procéder à un partage amiable de leurs intérêts patrimoniaux ;
DIT qu’en cas de difficultés, il sera dressé procès-verbal et que les parties pourront assigner l’autre en partage devant le juge aux affaires familiales ;
CONSTATE que les parents exercent en commun l’autorité parentale sur l’enfant [D], né le [Date naissance 3] 2016 à [Localité 15] (78) ;
RAPPELLE que l’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant ; qu’elle appartient aux parents pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne ; qu’à cette fin, les parents doivent prendre d’un commun accord toutes les décisions importantes concernant la vie de l’enfant et notamment :
— la scolarité et l’orientation professionnelle,
— les sorties du territoire national,
— la religion,
— la santé,
— les autorisations de pratiquer des sports dangereux ;
PRÉCISE notamment que :
— lorsque l’un des parents déménage, il doit prévenir l’autre afin qu’ils puissent ensemble organiser la résidence de l’enfant,
— les parents doivent également se consulter pour le choix ou le changement d’école et d’activités de l’enfant et qu’ils doivent se mettre d’accord sur l’orientation scolaire, l’éducation religieuse et les décisions importantes concernant sa santé,
— les parents doivent informer l’autre avant toute sortie de l’enfant hors du territoire français,
— l’enfant a le droit de communiquer librement par lettre ou par téléphone avec le parent auprès duquel il ne réside pas et qui celui-ci a le droit et le devoir de le contacter régulièrement par lettre ou par téléphone en respectant le rythme de vie du parent hébergeant ;
RAPPELLE que tout changement de résidence de l’un des parents dès lors qu’il modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale doit faire l’objet d’une information préalable et en temps utile de l’autre parent ; qu’en cas de désaccord le parent le plus diligent saisi le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu’exige l’intérêt de l’enfant ;
FIXE la résidence de l’enfant au domicile de Madame [F] [N] ;
DIT que le père exercera son droit de visite et d’hébergement, sauf meilleur accord entre les parties, selon les modalités suivantes :
*durant les périodes scolaires : les fins de semaines paires du vendredi 19 heures au dimanche soir 18 heures,
*durant les vacances scolaires : la première moitié des vacances scolaires les années paires et la seconde moitié des vacances scolaires les années impaires,
à charge pour le père d’aller chercher ou faire chercher, ramener ou faire ramener l’enfant au domicile de la mère,
PRÉCISE que la moitié des vacances est décomptée à partir du 1er jour de la date officielle des vacances de l’académie dont dépend l’établissement scolaire fréquenté par l’enfant, le premier jour à 9 heures soit habituellement le samedi et se termine le dernier jour à 18 heures soit habituellement le dimanche,
DIT que par dérogation, le père bénéficiera d’un droit de visite de 9 heures à 18 heures le jour de la fête des pères et la mère selon les mêmes modalités le jour de la fête des mères,
DIT que l’échange de résidence se fait le jour de la moitié des vacances scolaires, soit habituellement le samedi à 18 heures,
DIT que le titulaire du droit de visite et d’hébergement devra prévenir 48 heures à l’avance lors des fins de semaine, deux semaines à l’avance lors des petites vacances scolaires et un mois à l’avance lors des vacances d’été s’il ne peut exercer son droit,
DIT que faute pour le parent d’être venu chercher l’enfant dans la première heure pour les fins de semaine, dans la première demi-journée pour les vacances, il est réputé avoir renoncé à son droit d’accueil, sauf motif légitime,
RAPPELLE qu’aux termes de l’article 227-5 du Code pénal, le fait de refuser indûment de représenter un enfant mineur à la personne qui a le droit de le réclamer est puni d’un an d’emprisonnement et de 15000 euros d’amende,
RAPPELLE qu’en application des disposition du dernier alinéa de l’article 373-2-6 du Code civil, le juge aux affaires familiales peut, lorsqu’un parent fait délibérément obstacle de façon grave ou renouvelée à l’exécution d’une décision, d’une convention de divorce par consentement mutuel prenant la forme d’un acte sous signature privée contresignée par avocats déposée au rang des minutes d’un notaire ou d’une convention homologuée fixant les modalités d’exercice de l’autorité parentale, le condamner au paiement d’une amende civile d’un montant qui ne peut excéder 10000 euros,
MAINTIENT ET FIXE à 150€ (CENT CINQUANTE EUROS) par mois, la pension que doit verser Monsieur [K] [Z] [E], toute l’année, d’avance et avant le 5 de chaque mois, à Madame [F] [N] pour contribuer à l’entretien et l’éducation de l’enfant et en tant que de besoin le condamne au paiement ;
DIT qu’elle est due même au-delà de la majorité de l’enfant tant que des études sont en cours et que la prise en charge incombe encore à l’autre parent.
DIT que le créancier de la pension doit produire à l’autre parent tous justificatifs de la situation de l’enfant majeur avant le 1er novembre de chaque année.
RAPPELLE que cette pension varie de plein droit chaque année le 24 mai et pour la première fois le24 mai 2025, en fonction des variations de l’indice mensuel des prix à la consommation des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé publié par l’I.N.S.E.E. selon la formule :
Montant initial CEE x A
Nouvelle contribution = – - – - – - – - – - – - – - – - – - -
B
dans laquelle B est l’indice de base publié au jour de la décision et A le dernier indice publié à la date de la revalorisation ;
RAPPELLE que la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant sera versée par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales à à Madame [F] [N] ;
RAPPELLE que jusqu’à la mise en place de l’intermédiation par l’organisme débiteur des prestations familiales, Monsieur [K] [Z] [E] doit verser la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant directement entre les mains de à Madame [F] [N] ;
RAPPELLE qu’en cas de défaillance dans le règlement des sommes dues :
1°- l’organisme débiteur des prestations familiales peut mettre en œuvre une procédure de recouvrement forcé ;
2°- le débiteur encourt les peines des articles 227-3 et 227-29 du Code pénal : 2 ans d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende, interdiction des droits civiques, civils et de famille, suspension ou annulation de permis de conduire, interdiction de quitter le territoire de la République ;
RAPPELLE que les mesures portant sur l’autorité parentale et sur la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant sont exécutoires de droit à titre provisoire ;
DIT n’y avoir lieu à exécution provisoire pour le surplus ;
DEBOUTE les parties de toute demande plus ample ou contraire ;
CONDAMNE Madame [F] [N] aux dépens ;
DIT que le greffe procédera à l’enregistrement de la mesure et adressera le titre exécutoire à l’organisme débiteur des prestations familiales pour le suivi de la mesure ;
DIT que pour la mise en place de la mesure, à Madame [F] [N] devra faire signifier la présente décision à Monsieur [K] [Z] [E] ;
Prononcé par mise à disposition au greffe le 28 mars 2025 par Madame Alice DHOUAILLY, Juge aux Affaires Familiales, assistée de Madame Eglantine STANOVICI, Greffier présent lors du prononcé, lesquelles ont signé la minute du présent jugement.
LA GREFFIERE LA JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
TRIBUNAL JUDICIAIRE
de VERSAILLES
[Adresse 8]
[Localité 9]
☎ :[XXXXXXXX01]
Références : N° RG 24/00987 – N° Portalis DB22-W-B7I-RVLZ
N° minute de la décision :
« République française,
Au nom du peuple français"
EXTRAIT EXECUTOIRE D’UNE DECISION CIVILE
« De la décision rendue le 28 Mars 2025 par le tribunal judiciaire de DE VERSAILLES ainsi composé :
Président : Alice DHOUAILLY
Greffier : Eglantine STANOVICI
Dans la cause entre :
Madame [F] [N] épouse [E]
née le [Date naissance 4] 1984 à [Localité 16]
de nationalité Française
[Adresse 2]
[Localité 10]
représentée par Me Vanessa LANDAIS, avocat au barreau de VERSAILLES, vestiaire : 648, Me Céline NUNES, avocat au barreau de MONTPELLIER, vestiaire :
ET :
DEFENDEUR :
Monsieur [K] [Z] [E]
né le [Date naissance 6] 1983 à [Localité 12] (République du Congo)
de nationalité Française
[Adresse 7]
[Localité 11]
défaillant
En vertu de l’article 1074-4 du code de procédure civile :
En conséquence, la République française mande et ordonne à tous commissaires de justice, sur ce requis, de mettre ledit extrait à exécution, aux procureurs généraux et aux procureurs de la République près les tribunaux judiciaires d’y tenir la main, à tous commandants et officiers de la force publique de prêter main-forte lorsqu’ils en seront légalement requis.
En foi de quoi, le présent extrait a été signé par le greffier.
Pour extrait certifié conforme délivré le
Le greffier
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Prorogation ·
- Décision d’éloignement ·
- Prolongation ·
- Administration ·
- Syrie ·
- Magistrat ·
- Ordonnance ·
- Voyage ·
- Durée
- Tribunal judiciaire ·
- Mise en état ·
- Clôture ·
- Version ·
- Papier ·
- Juge ·
- Avocat ·
- Acceptation ·
- Pièces ·
- Résidence
- Habitat ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Contentieux ·
- Protection ·
- Tribunal judiciaire ·
- Expulsion ·
- Désistement ·
- Titre ·
- Bail ·
- Demande
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Hypothèque ·
- Mainlevée ·
- Caducité ·
- Créance ·
- Exécution ·
- Sociétés ·
- Débiteur ·
- Demande ·
- Épouse ·
- Biens
- Prolongation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Éloignement ·
- Diligences ·
- Administration ·
- Algérie ·
- Régularité ·
- Durée
- Droits attachés à la personne ·
- Droit des personnes ·
- Isolement ·
- Tribunal judiciaire ·
- Santé publique ·
- Notification ·
- Maintien ·
- Centre hospitalier ·
- Renouvellement ·
- Délai ·
- Médecin ·
- Établissement
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Adresses ·
- Vente amiable ·
- Saisie immobilière ·
- Créanciers ·
- Commissaire de justice ·
- Exécution ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Prix de vente ·
- Commandement de payer ·
- Syndicat
- Tribunal judiciaire ·
- Pension de réversion ·
- Mariage ·
- Assesseur ·
- Protection ·
- Divorce ·
- Expédition ·
- Jugement ·
- Algérie ·
- Adresses
- Tribunal judiciaire ·
- Restriction de liberté ·
- Millet ·
- Santé publique ·
- Siège ·
- Hospitalisation ·
- Contrôle ·
- Publicité des débats ·
- Magistrat ·
- Etablissements de santé
Sur les mêmes thèmes • 3
- Logement ·
- Habitat ·
- Eaux ·
- Bailleur ·
- Locataire ·
- Tribunal judiciaire ·
- Installation ·
- Outre-mer ·
- Demande ·
- Nuisance
- Copie ·
- Désistement ·
- Formule exécutoire ·
- Adresses ·
- Épouse ·
- Tribunal judiciaire ·
- Juge des référés ·
- Conforme ·
- Assignation ·
- Siège
- Locataire ·
- Photocopieur ·
- Sociétés ·
- Tribunal judiciaire ·
- Associé ·
- Internet ·
- Commissaire de justice ·
- Protocole ·
- Bailleur ·
- Immeuble
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.