Confirmation 14 juin 2024
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Sur la décision
| Référence : | CA Aix-en-Provence, retention administrative, 14 juin 2024, n° 24/00815 |
|---|---|
| Juridiction : | Cour d'appel d'Aix-en-Provence |
| Numéro(s) : | 24/00815 |
| Importance : | Inédit |
| Décision précédente : | Tribunal de grande instance de Marseille, 12 juin 2024 |
| Dispositif : | Autre |
| Date de dernière mise à jour : | 10 janvier 2025 |
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Texte intégral
COUR D’APPEL D’AIX-EN-PROVENCE
CHAMBRE 1-11, Rétention Administrative
ORDONNANCE
DU 14 JUIN 2024
N° 2024/815
N° RG 24/00815 – N° Portalis DBVB-V-B7I-BNGAU
Copie conforme
délivrée le 14 Juin 2024 par courriel à :
— l’avocat
— le préfet
— le CRA
— le JLD/TJ
— le retenu
— le MP
Décision déférée à la Cour :
Ordonnance rendue par le Juge des libertés et de la détention de MARSEILLE en date du 12 Juin 2024 à 12h35.
APPELANT
Monsieur [R] [T]
né le 03 Mars 1986 à [Localité 2] (Tunisie) (99)
de nationalité Tunisienne, demeurant Actuellement au CRA de [Localité 3] -
Déclarant comprendre le français et s’exprimer dans cette langue,
Comparant en personne assisté de Maître LAURENS Maeva, avocat au barreau d’Aix-en-Provence, avocat choisi;
INTIMÉ
Monsieur le Préfet des Bouches-du-Rhône
Représenté par Monsieur [V] [Z];
MINISTÈRE PUBLIC
Avisé et non représenté;
******
DÉBATS
L’affaire a été débattue en audience publique le 14 Juin 2024 devant M. Guillaume KATAWANDJA, Conseiller à la cour d’appel délégué par le premier président par ordonnance, assisté de Mme Himane EL FODIL, Greffière.
ORDONNANCE
Contradictoire,
Prononcée par mise à disposition au greffe le 14 Juin 2024 à 16h25,
Signée par M. Guillaume KATAWANDJA, Conseiller, et Mme Himane EL FODIL, Greffière.
PROCÉDURE ET MOYENS
Vu les articles L 740-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) ;
Vu l’arrêté d’expulsion pris le 24 janvier 2024 par le préfet des Bouches-du-Rhône, notifié à Monsieur [R] [T] le 08 février 2024 ;
Vu la décision de placement en rétention prise le 12 avril 2024 par le préfet des Bouches-du- Rhône notifiée à Monsieur [R] [T] le 13 avril 2024 à 08h43;
Vu l’ordonnance du 12 Juin 2024 rendue par le Juge des libertés et de la détention de Marseille décidant le maintien de Monsieur [R] [T] dans des locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire pour une durée maximale de 15 jours ;
Vu l’appel interjeté le 13 Juin 2024 à 10h23 par Me Maeva LAURENS, avocate de Monsieur [R] [T];
Monsieur [R] [T] a comparu et a été entendu en ses explications. Il déclare:
'Je suis hébergé chez mon frère. Il habite au [Adresse 1]. Je n’ai plus le moral. Je n’arrive pas à exprimer mes sentiments. Je réalise aujourd’hui. Je regrette. Je ne suis plus agressif. Je veux récupérer mes enfants et c’est tout. J’ai envie de faire les choses dans les règles. Je suis fatigué d’être dans le centre de rétention.'
Son avocate a été régulièrement entendue. Elle sollicite l’infirmation de l’ordonnance déférée et la remise en liberté du retenu. A cette fin, elle argue de l’irrecevabilité de la requête préfectorale en prolongation de la rétention, en ce que la copie du registre qui est jointe n’est pas actualisée. Elle souligne que la mention de la décision rendue par la cour d’appel du 17 avril 2024 n’y figure pas. Elle ajoute qu’aucun des critères de l’article L742-5 du CESEDA n’est rempli. Elle estime par ailleurs que la seule condamnation de l’appelant par le tribunal correctionnel le 12 juillet 2021 ne suffit pas à caractériser la menace à l’ordre public, dès lors qu’aucun incident n’est à lui reprocher durant la rétention. Elle estime que retenir le contraire reviendrait à transformer la rétention en mesure de sûreté.
Le Président a indiqué, au contradictoire des parties, que dans l’original de la procédure apportée par l’escorte se trouvait la décision en date du 17 avril 2024 rendue par la Cour d’appel d’Aix-en-Provence statuant sur un appel formé par M. [T] contre l’ordonnance rendue par le juge des libertés et de la détention le 15 avril 2024.
Le représentant de la préfecture a été régulièrement entendu. Il déclare: 'Cet élément n’a pas à être soulevé durant la demande de 3ème prolongation. Elle n’expose pas en quoi cette absence de mention fait grief à l’intéressé. Je vous demande le rejet de ce premier moyen. Concernant le trouble à l’ordre public, il est réel. Monsieur a été condamné en 2019 pour des faits de violences sur conjoint ainsi qu’en 2021. Il avait été condamné pour 6 ans. Il avait une obligation de porter un bracelet anti-rapprochement.'
MOTIFS DE LA DÉCISION
1) Sur la recevabilité de l’appel
Aux termes des dispositions de l’article R743-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), 'L’ordonnance du juge des libertés et de la détention est susceptible d’appel devant le premier président de la cour d’appel, dans les vingt-quatre heures de son prononcé, par l’étranger, le préfet de département et, à Paris, le préfet de police. Lorsque l’étranger n’assiste pas à l’audience, le délai court pour ce dernier à compter de la notification qui lui est faite. Le délai ainsi prévu est calculé et prorogé conformément aux articles 640 et 642 du code de procédure civile.
Le ministère public peut interjeter appel de cette ordonnance selon les mêmes modalités lorsqu’il ne sollicite pas la suspension provisoire.'
Selon les dispositions de l’article R743-11 alinéa 1 du CESEDA, 'A peine d’irrecevabilité, la déclaration d’appel est motivée. Elle est transmise par tout moyen au greffe de la cour d’appel qui l’enregistre avec mention de la date et de l’heure.'
L’ordonnance querellée a été rendue le 12 juin 2024 à 12h35 et notifiée à Monsieur [R] [T] à ces mêmes date et heure. Ce dernier a interjeté appel le 13 juin 2024 à 10h23 en adressant au greffe de la cour, par l’intermédiaire de son avocate, une déclaration d’appel motivée. Son recours sera donc déclaré recevable.
2) Sur le moyen tiré de l’irrecevabilité de la requête préfectorale en prolongation de la rétention
L’article L744-2 du CESEDA dispose qu’il est tenu, dans tous les lieux de rétention, un registre mentionnant l’état civil des personnes retenues, ainsi que les conditions de leur placement ou de leur maintien en rétention. Le registre mentionne également l’état civil des enfants mineurs accompagnant ces personnes ainsi que les conditions de leur accueil.
L’autorité administrative tient à la disposition des personnes qui en font la demande les éléments d’information concernant les date et heure du début du placement de chaque étranger en rétention, le lieu exact de celle-ci ainsi que les date et heure des décisions de prolongation.
L’article R743-2 du CESEDA rappelle qu’à peine d’irrecevabilité, la requête est motivée, datée et signée, selon le cas, par l’étranger ou son représentant ou par l’autorité administrative qui a ordonné le placement en rétention.
Lorsque la requête est formée par l’autorité administrative, elle est accompagnée de toutes pièces justificatives utiles, notamment une copie du registre prévu à l’article L. 744-2.
Lorsque la requête est formée par l’étranger ou son représentant, la décision attaquée est produite par l’administration. Il en est de même, sur la demande du juge des libertés et de la détention, de la copie du registre.
Selon les dispositions de l’article 2 du 6 mars 2018 portant autorisation du registre de rétention et d’un traitement automatiséde données à caractère personnel dénommé 'logiciel de gestion individualisée des centres de rétention administrative et de son annexe, le registre de rétention enregistrent les données à caractère personnel et informations suivantes:
I. – Concernant l’étranger faisant l’objet de la mesure de placement en rétention administrative :
1° Nom(s), prénom(s), alias éventuels ;
2° Date et lieu de naissance, nationalité ;
3° Sexe ;
4° Situation familiale, nom(s), prénom(s) et âge des enfants mineurs accompagnants;
5° Photographie d’identité ;
6° Type et validité du document d’identité éventuel ;
7° Numéro de l’application de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France correspondant au dossier de l’étranger placé en rétention ;
8° Le cas échéant, qualité de sortant de prison ;
9° Signature.
II. – Concernant la procédure administrative de placement en rétention administrative :
1° Date et heure du prononcé et de la notification de l’arrêté préfectoral de placement en rétention et, le cas échéant, des décisions de prolongation ;
2° Lieu de placement en rétention, date et heure d’admission au centre de rétention administrative, date et heure d’un transfert d’un lieu de rétention administrative à un autre lieu de rétention et motif ;
3° Préfecture en charge de l’exécution de la mesure de placement en centre de rétention administrative ;
4° Service interpellateur ou réalisant le transfert : transfert éventuel depuis un autre centre de rétention administrative ou depuis un établissement pénitentiaire ;
5° Droits de la personne liés au placement en rétention (date et heure de la notification des droits, référence du procès-verbal de notification) ;
6° Agent chargé de la mesure d’admission en centre de rétention administrative : nom, prénom, grade, numéro d’identification, signature ;
7° Conditions particulières d’accueil, secteur d’hébergement, affectation d’une chambre et d’un lit ;
8° Origine, nature et date de la mesure d’éloignement, date de sa notification, interdiction de retour ;
9° Bagages placés en consigne : numéro de registre et de consigne, détail et état des bagages, date de restitution des bagages ;
10° Biens placés au coffre : numéro de registre et de coffre, liste des objets de valeur et des objets écartés, date de dépôt et de restitution ;
11° Objets laissés à la disposition du retenu ;
12° Mouvements d’argent : numéro de registre, détail du numéraire, date et heure de dépôt et de retrait des fonds ;
13° Compte rendu des incidents au centre de rétention (date, heure, circonstances) : mise à l’écart, dates de début et de fin de la mise à l’écart et avis de cette mesure aux autorités judiciaires et administratives compétentes, nom, prénom, grade et numéro d’identification de l’agent ayant décidé la mise à l’écart, date et heures d’une demande d’examen médical et, le cas échéant, date et heure de l’examen médical et des mesures prescrites nécessitant l’intervention d’un agent du centre de rétention administrative ;
14° Hospitalisation éventuelle : date et heure d’admission, coordonnées de l’établissement hospitalier, date et heure de sortie ;
15° Existence d’une procédure « étranger malade » : date de saisine de l’agence régionale de santé (ARS), avis de l’ARS, décision préfectorale ;
16° Nom, prénom et signature de l’interprète ;
17° Nom, prénom, grade et signature du personnel du centre de rétention administrative.
III. – Concernant les procédures juridictionnelles mises en 'uvre au cours de la rétention:
1° Contentieux administratif : type de recours, juridiction saisie, date et heure de l’audience, décision, appel ;
2° Contentieux judiciaire : présentation devant le juge des libertés et de la détention (JLD) et saisine du JLD par le retenu, date de présentation, décision, appel, date d’audience de la cour d’appel, résultat, motif d’annulation ;
3° Demande d’asile : date et heure du dépôt de la demande, modalité d’instruction, décision de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides et date de celle-ci, recours auprès de la Cour nationale du droit d’asile.
IV. – Concernant la fin de la rétention et l’éloignement :
1° Demande de laissez-passer consulaire, consulat saisi, date de la demande d’identification ou de présentation consulaire, type de présentation, motif de non-présentation, date de l’entretien, moyen de transport utilisé, résultat de l’entretien, délivrance du laissez-passer consulaire, date de délivrance, date et fin de validité du laissez-passer consulaire ;
2° Réservation du moyen de transport national et international : date prévisionnelle de départ, moyen de transport utilisé, pays de destination, demande de routing, escorte ;
3° Fin de la rétention : date et motif de la fin de rétention.
Aussi, il est constant que toute requête en prolongation de la rétention administrative d’un étranger doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée d’une copie de ce registre actualisé. L’absence de production avec la requête du préfet de cette copie est sanctionnée par l’irrecevabilité de la requête, cette irrecevabilité pouvant être accueillie sans que celui qui l’invoque ait à justifier d’un grief. La production d’une copie actualisée du registre a pour seul but de permettre au juge de contrôler l’effectivité de l’exercice des droits reconnus à létranger au cours de la mesure de rétention. Elle a pour fondement la volonté de pallier la difficulté voire l’impossibilité pour l’étranger, de rapporter la double preuve, d’une part, de la réalité d’une demande portant sur l’exercice de l’un des droits lui étant reconnus et, d’autre part, du refus opposé à cette demande, qui constitue un fait négatif. Il se déduit de ces considérations que la sanction qu’est l’irrecevabilité ne doit s’apprécier qu’à l’aune de la fonction assignée au registre. A ce titre, il sera rappelé que si le juge, gardien de la liberté individuelle, doit s’assurer d’après les mentions figurant au registre que l’étranger a été, au moment de la notification de la décision de placement en rétention, pleinement informé de ses droits et placé en mesure de les faire valoir, ce contrôle s’opère également par tous moyens.
En l’espèce, si la copie du registre produit ne mentionne pas la décision de la cour d’appel en date du 17 avril 2024, le retenu ne conteste pas qu’une décision confirmant la prolongation de la rétention a été rendue par cette juridiction à cette date, étant précisé que l’ordonnance évoquée a été rendue par la juridiction de céans identiquement composée. Il ne peut donc être allégué que l’appelant n’a pas été mis en situation d’exercer ses droits.
Le moyen sera donc rejeté.
3) Sur le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l’article L742-5 du CESEDA
Selon les dispositions de l’article L742-5 du CESEDA, 'A titre exceptionnel, le juge des libertés et de la détention peut à nouveau être saisi aux fins de prolongation du maintien en rétention au-delà de la durée maximale de rétention prévue à l’article L. 742-4, lorsqu’une des situations suivantes apparait dans les quinze derniers jours :
1° L’étranger a fait obstruction à l’exécution d’office de la décision d’éloignement ;
2° L’étranger a présenté, dans le seul but de faire échec à la décision d’éloignement :
a) une demande de protection contre l’éloignement au titre du 5° de l’article L. 631-3 ;
b) ou une demande d’asile dans les conditions prévues aux articles L. 754-1 et L. 754-3 ;
3° La décision d’éloignement n’a pu être exécutée en raison du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l’intéressé et qu’il est établi par l’autorité administrative compétente que cette délivrance doit intervenir à bref délai.
Le juge peut également être saisi en cas d’urgence absolue ou de menace pour l’ordre public.
L’étranger est maintenu en rétention jusqu’à ce que le juge ait statué.
Si le juge ordonne la prolongation de la rétention, celle-ci court à compter de l’expiration de la dernière période de rétention pour une nouvelle période d’une durée maximale de quinze jours.
Si l’une des circonstances mentionnées aux 1°, 2° ou 3° ou au septième alinéa du présent article survient au cours de la prolongation exceptionnelle ordonnée en application de l’avant-dernier alinéa, elle peut être renouvelée une fois, dans les mêmes conditions. La durée maximale de la rétention n’excède alors pas quatre-vingt-dix jours.'
Selon les dispositions de l’article L741-3 du CESEDA, 'Un étranger ne peut être placé ou maintenu en rétention que pour le temps strictement nécessaire à son départ. L’administration exerce toute diligence à cet effet.'
En l’espèce, le préfet justifie de nombreuses diligences en vue de l’exécution de la mesure d’éloignement. Ainsi, il établit avoir saisi par mail du 12 avril 2024 à 9h30, soit la veille du placement en rétention, le consul de Tunisie aux fins d’identification et de délivrance d’un laissez-passer. Le 17 avril 2024, l’appelant a été présenté aux services consulaires tunisiens, qui ont été relancés par l’administration par mail du 11 juin 2024 à 11h26.
Par ailleurs, il n’est pas contesté que M. [T] n’a pas fait volontairement obstruction à l’exécution de la mesure d’éloignement, pas plus qu’il n’a sollicité une protection internationale.
En outre, s’il n’est pas démontré à ce stade par la préfecture que des documents de voyage seront délivrés à bref délai par l’autorité étrangère, il est démontré de l’appelant constitue une menace grave à l’ordre public. En effet, si l’intéressé n’a pas été impliqué dans des incidents depuis son placement en rétention, il a été condamné par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence le 12 juillet 2021 à une peine particulièrement lourde de 6 ans d’emprisonnement dont 2 ans avec sursis probatoire pendant deux ans pour des faits de vol avec violence, menace de mort avec ordre de remplir une condition commise par concubin et violences aggravées par trois circonstances suivies d’incapacité de travail supérieure à huit jours, faits commis le 11 juillet 2021, peine purgée jusqu’à son placement en rétention. En l’occurrence, la nature des faits, leur particulière gravité et la lourdeur de la peine prononcée suffisent à caractériser la menace à l’ordre public que représente l’intéressé. De surcroît, il sera rappelé que la peine n’est pas complètement exécutée puisque l’appelant se trouve toujours pour l’heure en sursis probatoire, qui a débuté à la levée d’écrou, suivi judiciaire démontrant l’actualité de la menace représentée par le susnommé.
Le moyen sera donc rejeté.
Aussi, l’ordonnance déférée sera confirmée.
.
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement par décision contradictoire en dernier ressort, après débats en audience publique,
Déclarons recevable l’appel formé par Monsieur [R] [T],
Rejetons le moyens soulevés,
Confirmons l’ordonnance du Juge des libertés et de la détention de Marseille en date du 12 Juin 2024.
Les parties sont avisées qu’elles peuvent se pourvoir en cassation contre cette ordonnance dans un délai de 2 mois à compter de cette notification, le pourvoi devant être formé par déclaration au greffe de la Cour de cassation, signé par un avocat au conseil d’Etat ou de la Cour de cassation.
Le greffier Le président
Reçu et pris connaissance le :
Monsieur [R] [T]
né le 03 Mars 1986 à [Localité 2] (Tunisie)
de nationalité Tunisienne
COUR D’APPEL D’AIX-EN-PROVENCE
Chambre 1-11, Rétentions Administratives
Palais Verdun , bureau 443
Téléphone : 04.42.33.82.59 – 04.42.33.82.90 – 04.42.33.80.40
Courriel : cra.ca-aix-en-provence@justice.fr
Aix-en-Provence, le 14 Juin 2024
À
— Monsieur le préfet des Bouches-du-Rhône
— Monsieur le directeur du centre de rétention administrative de [Localité 3]
— Monsieur le procureur général
— Monsieur le greffier du Juge des libertés et de la détention de MARSEILLE
— Maître Maeva LAURENS
NOTIFICATION D’UNE ORDONNANCE
J’ai l’honneur de vous notifier l’ordonnance ci-jointe rendue le 14 Juin 2024, suite à l’appel interjeté par :
Monsieur [R] [T]
né le 03 Mars 1986 à [Localité 2] (Tunisie) (99)
de nationalité Tunisienne
Je vous remercie de m’accuser réception du présent envoi.
Le greffier,
VOIE DE RECOURS
Nous prions Monsieur le directeur du centre de rétention administrative de bien vouloir indiquer au retenu qu’il peut se pourvoir en cassation contre cette ordonnance dans un délai de 2 mois à compter de cette notification, le pourvoi devant être formé par déclaration au greffe de la Cour de cassation.
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