Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4 6, 19 septembre 2025, n° 21/12375
CPH Toulon 15 juillet 2021
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CA Aix-en-Provence
Infirmation partielle 19 septembre 2025

Arguments

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  • Accepté
    Absence de remise du plan de rémunération variable

    La cour a considéré que le défaut de remise de l'annexe prévoyant les modalités de calcul de la part variable et le non-paiement des sommes dues constituent des manquements suffisamment graves de l'employeur pour justifier la prise d'acte.

  • Accepté
    Calcul des commissions sur la base du plan de rémunération variable

    La cour a jugé que l'employeur n'a pas produit d'éléments justifiant le calcul des primes, et a donc accordé le rappel de salaire sur la base de 2,5 % des marchés remportés.

  • Accepté
    Droit à une indemnité compensatrice de préavis

    La cour a reconnu le droit de la salariée à une indemnité compensatrice de préavis, fixée à 2000 euros, montant non contesté par l'employeur.

  • Accepté
    Indemnisation pour licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a accordé des dommages intérêts à la salariée, fixés à 1000 euros, en raison de l'absence de cause réelle et sérieuse du licenciement.

  • Accepté
    Transmission des documents de fin de contrat

    La cour a ordonné à l'employeur de remettre les documents de fin de contrat rectifiés sans qu'une astreinte soit nécessaire.

Résumé par Doctrine IA

La salariée, Mme [P] [I], a pris acte de la rupture de son contrat de travail en raison de manquements de son employeur, la SAS AITEC BUREAUTIQUE, notamment concernant la non-communication de son plan de rémunération variable. Elle a saisi le Conseil de Prud'hommes pour faire requalifier cette prise d'acte en licenciement sans cause réelle et sérieuse et obtenir diverses indemnités.

Le Conseil de Prud'hommes avait initialement débouté la salariée de ses demandes, considérant que sa prise d'acte s'assimilait à une démission. La cour d'appel, saisie de l'affaire, a examiné la question de la rémunération variable et des manquements de l'employeur.

La cour d'appel a infirmé le jugement de première instance. Elle a jugé que le défaut de remise de l'annexe contractuelle définissant la rémunération variable et le non-paiement des sommes dues constituaient des manquements graves de l'employeur. Par conséquent, la prise d'acte de la salariée a été reconnue comme produisant les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse, entraînant la condamnation de l'employeur à verser diverses sommes à la salariée.

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Sur la décision

Référence :
CA Aix-en-Provence, ch. 4 6, 19 sept. 2025, n° 21/12375
Juridiction : Cour d'appel d'Aix-en-Provence
Numéro(s) : 21/12375
Importance : Inédit
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Toulon, 15 juillet 2021, N° 19/00612
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 5 novembre 2025
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Sur les parties

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