Cour d'appel de Chambéry, 1re chambre, 18 décembre 2025, n° 24/01649
CPH Gap 2 septembre 2019
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CA Chambéry
Confirmation 18 décembre 2025

Arguments

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  • Accepté
    Non-respect du délai de signification de la déclaration de saisine

    La cour a constaté que l'employeur n'avait pas signifié la déclaration dans le délai imparti, rendant la caducité légitime et confirmant l'ordonnance de caducité.

  • Accepté
    Droit à une indemnité pour les frais de justice

    La cour a jugé que l'employeur devait verser une somme à l'intimée sur le fondement de l'article 700, en raison de la nécessité de couvrir ses frais de justice.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'appel de Chambéry était saisie d'une requête en déféré suite à une ordonnance prononçant la caducité de la déclaration de saisine de l'appelante. La question juridique posée était de savoir si cette caducité, prononcée pour non-respect du délai de signification de la déclaration de saisine, constituait un formalisme excessif portant atteinte au droit d'accès au juge.

La juridiction de première instance, par ordonnance du magistrat délégué, a prononcé la caducité de la déclaration de saisine, estimant que la restriction au droit d'accès au juge était prévue par la loi, nécessaire pour la célérité de la procédure sur renvoi de cassation, et proportionnée. L'appelante soutenait que cette application stricte de l'article 1037-1 du Code de procédure civile contrevient à l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme.

La cour d'appel a confirmé l'ordonnance, jugeant que le délai de signification est prévu par la loi et que sa sanction est prévisible. Elle a considéré que le non-respect de ce délai, dans le cas présent où l'intimée n'avait pas constitué avocat, n'était pas un formalisme excessif mais une sanction légitime de la carence de l'appelante, préservant ainsi les droits de l'intimée.

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Sur la décision

Référence :
CA Chambéry, 1re ch., 18 déc. 2025, n° 24/01649
Juridiction : Cour d'appel de Chambéry
Numéro(s) : 24/01649
Importance : Inédit
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Gap, 2 septembre 2019
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 27 décembre 2025
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
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