Cour d'appel de Colmar, Chambre 4 a, 27 octobre 2020, n° 18/02696
CPH Strasbourg 29 mai 2018
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CA Colmar
Infirmation partielle 27 octobre 2020
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CASS
Rejet 6 juillet 2022

Arguments

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  • Accepté
    Non-paiement des salaires

    La cour a estimé que le non-paiement du salaire constitue un manquement suffisamment grave pour rendre impossible le maintien du contrat de travail, qualifiant ainsi la prise d'acte de rupture comme un licenciement sans cause réelle et sérieuse.

  • Accepté
    Préjudice résultant de la rupture

    La cour a accordé des dommages-intérêts en raison de l'ancienneté de Monsieur X et du préjudice subi suite à la rupture de son contrat de travail.

  • Accepté
    Droit à l'indemnité de préavis

    La cour a jugé que, compte tenu de la requalification de la rupture, Monsieur X avait droit à une indemnité de préavis.

  • Accepté
    Droit aux congés payés

    La cour a reconnu le droit de Monsieur X à des congés payés sur préavis en raison de la requalification de la rupture.

  • Accepté
    Frais de justice

    La cour a accordé une indemnité sur le fondement de l'article 700 du Code de procédure civile en faveur de Monsieur X.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Colmar a infirmé partiellement le jugement du Conseil de Prud'hommes de Strasbourg qui avait débouté Monsieur Y X de ses demandes suite à la prise d'acte de la rupture de son contrat de travail avec la société Avipur France, et l'avait condamné à payer des dommages-intérêts pour non-exécution du préavis. La question juridique principale concernait la qualification de la prise d'acte de la rupture du contrat de travail par Monsieur X, qui invoquait un licenciement sans cause réelle et sérieuse en raison de salaires impayés. La Cour a jugé que le non-paiement du salaire de mai 2011 constituait un manquement suffisamment grave pour que la prise d'acte soit requalifiée en licenciement sans cause réelle et sérieuse, condamnant ainsi Avipur France à verser à Monsieur X des dommages-intérêts pour licenciement abusif, une indemnité de préavis et des congés payés sur préavis, tout en rejetant la demande de l'employeur pour l'indemnité de préavis de démission. La Cour a également condamné Avipur France aux dépens de première instance et à payer à Monsieur X une somme au titre de l'article 700 du Code de procédure civile, tout en confirmant le jugement de première instance concernant le rejet des demandes de rappel de salaire et de maintien du salaire pendant la maladie.

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Commentaires6

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Sur la décision

Référence :
CA Colmar, ch. 4 a, 27 oct. 2020, n° 18/02696
Juridiction : Cour d'appel de Colmar
Numéro(s) : 18/02696
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Strasbourg, 29 mai 2018
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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