Cour de cassation, Chambre civile 1, 1 juillet 2010, 09-15.479, Publié au bulletin
TGI Paris 20 mai 2009
>
CA Paris
Infirmation partielle 28 mai 2009
>
CASS
Rejet 1 juillet 2010
>
CEDH, Affaire communiquée 30 juin 2014
>
CEDH, Arrêt, Cour (Cinquième Section) 25 février 2016

Arguments

Le contenu a été généré à l’aide de l’intelligence artificielle. Pensez à vérifier son exactitude.

Signaler une erreur.
  • Accepté
    Atteinte à la mémoire et au respect dû au mort

    La cour a estimé que la publication de la photographie, qui dénotait une recherche de sensationnel, n'était pas justifiée par les nécessités de l'information et constituait une atteinte à la mémoire et au respect dû au mort.

  • Accepté
    Trouble manifestement illicite

    La cour a jugé que la publication de la photographie, en raison de son caractère attentatoire à la dignité humaine et à la vie privée des proches, justifiait le retrait de la vente du magazine.

  • Accepté
    Préjudice personnel

    La cour a considéré que le préjudice personnel des proches justifiait le versement d'une provision en raison de l'atteinte à leur vie privée.

Résumé par Doctrine IA

La mère et les sœurs d'Ilan X… ont assigné en référé la société SCPE, éditrice du magazine Choc, et son directeur de publication pour atteinte à leur vie privée suite à la publication d'une photographie montrant Ilan bâillonné et entravé, demandant le retrait de la vente du magazine et une provision. La cour d'appel a ordonné l'occultation de la photographie et condamné SCPE à verser des sommes aux consorts X…, décision contre laquelle SCPE se pourvoit en cassation. SCPE invoque trois moyens : 1) violation de l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) en restreignant la liberté d'expression sur la base d'une atteinte subjective à un sentiment, 2) absence de caractérisation de l'atteinte à la dignité indépendamment de la publication de la photographie, et 3) absence de justification du caractère nécessaire de l'ingérence dans la liberté d'expression. La Cour de cassation rejette le pourvoi, affirmant que les proches peuvent s'opposer à la reproduction de l'image d'un défunt en cas de préjudice personnel et que la cour d'appel a justement conclu que la publication, contraire à la dignité humaine, constituait une atteinte à la mémoire du défunt et à la vie privée des proches, justifiant la restriction à la liberté d'expression. La décision de la cour d'appel est donc confirmée, et SCPE est condamnée aux dépens.

Le contenu a été généré à l’aide de l’intelligence artificielle. Pensez à vérifier son exactitude.

Résumé de la juridiction

Commentaires25

Augmentez la visibilité de votre blog juridique : vos commentaires d’arrêts peuvent très simplement apparaitre sur toutes les décisions concernées. 
1Le droit à l'image des défunts
www.uggc.com · 4 juillet 2022

2L'affaire Bettencourt, enjeu d'intelligence juridique
Roseline Letteron · Liberté, Libertés chéries · 7 février 2021

3Nice : condamner les photos, sans interdire
Roseline Letteron · Liberté, Libertés chéries · 16 juillet 2017
Testez Doctrine gratuitement
pendant 7 jours
Démarrer
Vous avez déjà un compte ?Connexion

Sur la décision

Référence :
Cass. 1re civ., 1er juil. 2010, n° 09-15.479, Bull. 2010, I, n° 151
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 09-15479
Importance : Publié au bulletin
Publication : Bulletin 2010, I, n° 151
Décision précédente : Cour d'appel de Paris, 28 mai 2009
Précédents jurisprudentiels : Dans le même sens :
que :1re Civ., 22 octobre 2009, pourvoi n° 08-10.557, Bull. 2009, I, n° 211 (rejet).
Sur la restriction à la liberté d'expression justifiée par le préjudice subi du fait d'une publication portant atteinte au droit au respect de la vie privée et de l'image d'une personne,
que :1re Civ., 22 octobre 2009, pourvoi n° 08-10.557, Bull. 2009, I, n° 211 (rejet).
Sur la restriction à la liberté d'expression justifiée par le préjudice subi du fait d'une publication portant atteinte au droit au respect de la vie privée et de l'image d'une personne,
A rapprocher :
2e Civ., 10 mars 2004, pourvoi n° 01-15.322, Bull. 2004, II, n° 117 (rejet)
2e Civ., 18 décembre 2003, pourvoi n° 00-22.249, Bull. 2003, II, n° 403 (2), (rejet)
2e Civ., 10 mars 2004, pourvoi n° 01-15.322, Bull. 2004, II, n° 117 (rejet)
Textes appliqués :
article 10 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000022426844
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2010:C100674
Lire la décision sur le site de la juridiction

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code civil
Extraits similaires à la sélection

Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.

Inscrivez-vous gratuitement pour imprimer votre décision
Cour de cassation, Chambre civile 1, 1 juillet 2010, 09-15.479, Publié au bulletin