Cour de cassation, Chambre commerciale, 18 octobre 2017, 16-15.900, Inédit
CA Pau
Infirmation partielle 22 février 2016
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CASS
Cassation partielle 18 octobre 2017

Arguments

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  • Rejeté
    Détournement de fonds

    La cour a estimé que l'allégation de détournement de fonds ne pouvait être étayée que par des preuves concrètes, et que la simple affirmation ne suffisait pas.

  • Rejeté
    Secret des affaires

    La cour a jugé que le secret des affaires ne constituait pas un obstacle à la communication de pièces, mais que la demande devait être proportionnée et justifiée.

  • Rejeté
    Absence de preuve des faits

    La cour a considéré que l'absence de preuve des faits allégués ne justifiait pas la demande de communication de pièces.

Résumé par Doctrine IA

La société Comater, spécialisée dans la distribution et l'installation d'articles pour l'aménagement de la maison, a formé un pourvoi contre un arrêt de la cour d'appel de Pau qui a rejeté sa demande de communication de pièces en référé, fondée sur l'article 145 du code de procédure civile. La société Clomen a également formé un pourvoi provoqué contre le même arrêt. Les sociétés adhérentes, Comater et Clomen, alléguaient un détournement de fonds par les sociétés Bati-man et Aria, suite à la substitution de la société SPRL Refero à Aria dans la gestion d'une centrale de référencement. Elles ont demandé la communication de justificatifs pour vérifier les remises et ristournes négociées par la centrale, qui auraient dû leur être reversées. La cour d'appel a rejeté la demande, estimant qu'il n'y avait pas de motif légitime pour ordonner des mesures d'investigation intrusives et que le secret des affaires constituait un obstacle à la communication des pièces demandées. La Cour de cassation a cassé partiellement l'arrêt de la cour d'appel, jugeant que celle-ci avait ajouté à la loi une condition non prévue en exigeant des preuves précises des faits que la mesure d'instruction avait pour objet d'établir, violant ainsi l'article 145 du code de procédure civile. De plus, la Cour a estimé que le secret des affaires ne constituait pas en lui-même un obstacle à l'application de cet article, dès lors que la mesure d'instruction sollicitée procède d'un motif légitime et est nécessaire à la protection des droits des requérantes. La Cour a renvoyé l'affaire devant la cour d'appel de Toulouse pour qu'elle soit rejugée conformément à la loi.

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Sur la décision

Référence :
Cass. com., 18 oct. 2017, n° 16-15.900
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 16-15.900
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Pau, 22 février 2016
Textes appliqués :
Article 145 du code de procédure civile.
Dispositif : Cassation
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000035850176
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2017:CO01276
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code civil
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