Cour de cassation, Chambre civile 3, 16 novembre 2017, 16-24.718, Inédit
TGI Mulhouse 17 avril 2014
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CA Colmar
Infirmation 24 mars 2016
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CASS
Cassation 16 novembre 2017

Arguments

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  • Rejeté
    Faute de l'expert sur l'installation électrique

    La cour a estimé que l'expert n'avait pas commis de faute, car un examen visuel était insuffisant pour déceler les désordres et qu'il n'avait pas été informé en temps utile des dysfonctionnements.

  • Rejeté
    Faute de l'expert sur le défaut d'installation du sous-sol

    La cour a jugé que l'expert avait agi sous le contrôle de son sapiteur et n'avait pas commis de faute.

  • Rejeté
    Remboursement des frais d'huissiers et d'expertises privées

    La cour a estimé que l'impossibilité de recouvrer ces frais n'était pas liée à une faute de l'expert.

Résumé par Doctrine IA

La Cour de cassation casse et annule l'arrêt de la cour d'appel de Colmar qui avait rejeté les demandes d'indemnisation de M. et Mme X… contre l'expert judiciaire M. Z… pour des erreurs d'appréciation dans l'exécution de sa mission d'expertise. Les demandeurs reprochaient à l'expert des fautes dans l'évaluation des désordres électriques, thermiques et d'assainissement de leur maison, ainsi que dans l'estimation des coûts de réparation. La Cour de cassation a identifié plusieurs manquements dans l'arrêt de la cour d'appel : elle n'a pas recherché si l'expert avait omis de vérifier les défauts de conformité électrique signalés par le Consuel (article 1240 du code civil), elle a erré en considérant que l'expert pouvait s'en remettre à son sapiteur sans engager sa propre responsabilité (article 278-1 du code de procédure civile), et elle n'a pas examiné si les frais engagés par les demandeurs étaient la conséquence des fautes de l'expert (article 1240 du code civil). En conséquence, la cause et les parties sont renvoyées devant la cour d'appel de Nancy pour un nouveau jugement. M. Z… est condamné aux dépens et doit payer 3 000 euros aux demandeurs au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Sur la décision

Référence :
Cass. 3e civ., 16 nov. 2017, n° 16-24.718
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 16-24.718
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Colmar, 24 mars 2016
Textes appliqués :
Article 1382, devenu 1240, du code civil.

Article 278-1 du code de procédure civile.

Dispositif : Cassation
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000036056391
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2017:C301166
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code civil
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