Cour de cassation, Chambre civile 1, 6 juin 2018, 17-15.261, Inédit
CA Riom 30 janvier 2017
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CASS
Rejet 6 juin 2018

Arguments

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  • Accepté
    Responsabilité du notaire pour préjudice financier

    La cour a estimé que les fautes du notaire étaient en lien direct avec l'annulation du contrat de vente, permettant à la banque de réclamer réparation du préjudice résultant de la restitution des intérêts.

  • Rejeté
    Insolvabilité des acquéreurs

    La cour a jugé que la banque ne pouvait pas obtenir de remboursement des intérêts au taux contractuel, car les parties doivent être remises dans l'état antérieur à la conclusion de la convention.

  • Rejeté
    Responsabilité du notaire pour garantie de paiement

    La cour a rejeté cette demande, considérant que le notaire n'était pas responsable de la restitution des sommes prêtées sans preuve d'insolvabilité des emprunteurs.

Résumé par Doctrine IA

La société H… et Olivier I…, notaire, se pourvoit en cassation contre un arrêt de la cour d'appel de Riom qui les a tenus responsables du préjudice financier subi par la banque BNP Paribas suite à l'annulation d'une vente immobilière et d'un contrat de prêt associé. La vente, réalisée par la SCI Résidence Le Cordat à M. et Mme A… pour un investissement défiscalisé, a été annulée pour dol du vendeur, entraînant l'annulation du prêt immobilier souscrit auprès de la banque. Le notaire est accusé d'avoir manqué à son devoir de conseil en ne prévenant pas les acquéreurs des risques liés au retard de construction et aux difficultés du programme immobilier. Le premier moyen de cassation invoque l'article 1240 du code civil, arguant que la restitution des intérêts conventionnels n'est pas un préjudice réparable. La Cour de cassation rejette ce moyen, estimant que le notaire est responsable vis-à-vis de la banque pour la restitution des intérêts conventionnels, déduction faite des intérêts au taux légal. Les deuxième et troisième branches du même moyen, qui contestent le lien direct entre les fautes du notaire et l'annulation de la vente ainsi que la perte d'un avantage hypothétique, sont également rejetées, la cour ayant jugé que le notaire aurait dû informer les acquéreurs des difficultés du projet. Le second moyen, qui concerne la garantie de paiement due par le notaire à la banque en cas de défaillance des acquéreurs, est déclaré irrecevable car il est nouveau et mélangé de fait et de droit. En conséquence, le pourvoi est intégralement rejeté.

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Sur la décision

Référence :
Cass. 1re civ., 6 juin 2018, n° 17-15.261
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 17-15.261
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Riom, 30 janvier 2017
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000037077999
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2018:C100571
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Sur les parties

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