Conseil d'État, Assemblée, 28 octobre 2020, 428048, Publié au recueil Lebon
TA Paris
Rejet 4 janvier 2017
>
CAA Paris
Rejet 20 décembre 2018
>
CE
Rejet 28 octobre 2020

Arguments

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  • Rejeté
    Montage artificiel pour éluder l'impôt

    La cour a jugé que l'administration pouvait écarter les opérations réalisées par M. A… en raison de leur caractère artificiel, visant à réduire sa participation dans le capital de la SA Balmain à moins de 1 % pour bénéficier d'un abattement fiscal.

  • Rejeté
    Interprétation des instructions fiscales

    La cour a confirmé que l'administration pouvait procéder à un rehaussement d'imposition en cas de montage artificiel, même si le contribuable avait suivi les instructions fiscales en vigueur.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en cassation, a rejeté le pourvoi de M. A… contre l'arrêt de la cour administrative d'appel de Paris qui avait confirmé le jugement du tribunal administratif de Paris rejetant sa demande de réduction de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu et des pénalités y afférentes au titre de l'année 2010. M. A… avait cédé des actions pour se placer sous le seuil de 1 % de détention de capital dans la société cessionnaire, condition requise par l'instruction 5 C-1-07 pour bénéficier d'un abattement de 100 % sur la plus-value réalisée lors de la cession de titres d'une autre société dont il était dirigeant. L'administration fiscale a jugé que cette cession était un abus de droit, visant à éluder l'impôt, et a imposé une cotisation supplémentaire avec une pénalité de 80 %. M. A… invoquait l'erreur de droit de la cour pour avoir considéré que l'administration pouvait écarter les opérations réalisées comme abus de droit, alors qu'il se conformait à l'interprétation formellement admise par l'administration fiscale. Le Conseil d'État a jugé que la cour n'avait pas commis d'erreur de droit en estimant que l'administration pouvait se fonder sur la procédure de répression des abus de droit pour écarter un montage artificiel, et a confirmé que le montage réalisé par M. A… était dénué de substance et élaboré uniquement pour éluder l'impôt. En conséquence, le Conseil d'État a rejeté le pourvoi et refusé d'imposer des frais à l'État, conformément à l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, ass., 28 oct. 2020, n° 428048, Lebon
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 428048
Importance : Publié au recueil Lebon
Type de recours : Plein contentieux
Décision précédente : Cour administrative d'appel de Paris, 20 décembre 2018, N° 17PA00747
Précédents jurisprudentiels : [RJ1] Cf. CE, Assemblée, avis, 8 avril 1998, Société de distribution de chaleur de Meudon et d'Orléans, n° 192539, p. 170.,,[RJ2] Rappr., sur la possibilité pour l'administration d'écarter un montage artificiel pour l'application de la loi, CE, 18 mai 2005, Min. c/ Société Sagal, n° 267087, p. 203
pour l'application d'une convention internationale, CE, Plénière, 25 octobre 2017, M.,et autres, n° 396954, p. 321.,,[RJ3] Rappr., s'agissant d'opérations qualifiées de montages artificiels, CE, 18 mai 2005, Min. c/ Société Sagal, n° 267087, p. 203
CE, 29 décembre 2006, Min. c/ Société Bank of Scotland, n° 283314, p. 578
CE, 28 février 2007, Min. c/ Mme,, n° 284565, p. 107
CE, 27 juillet 2009, Caisse interfédérale de crédit mutuel, n° 295358, T. p. 684
CE, Plénière, 25 octobre 2017, M.,et autres, n° 396954, p. 321.
Identifiant Légifrance : CETATEXT000042474925
Identifiant européen : ECLI:FR:CEASS:2020:428048.20201028

Sur les parties

Texte intégral

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Conseil d'État, Assemblée, 28 octobre 2020, 428048, Publié au recueil Lebon