Conseil d'État, 10ème - 9ème chambres réunies, 25 mai 2022, 455127
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CE
Rejet 16 février 2024

Arguments

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  • Accepté
    Erreur de droit dans l'application du règlement du PLU

    La cour a reconnu que la cour administrative d'appel a effectivement commis une erreur de droit en ne prenant pas en compte les balcons en saillie dans le calcul des distances minimales.

  • Accepté
    Droit à l'indemnisation en cas de victoire

    La cour a décidé de mettre à la charge de la commune une somme à verser aux requérants, considérant qu'ils n'étaient pas la partie perdante.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en cassation, a annulé l'arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon qui avait rejeté la demande d'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Divonne-les-Bains. Les requérants, MM. B et I (M. C s'étant désisté), contestaient la conformité de la construction aux dispositions de l'article N7 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) concernant les distances minimales par rapport aux limites séparatives. La cour administrative d'appel avait jugé que la façade de la construction respectait ces distances, en ne prenant pas en compte les balcons en saillie. Le Conseil d'État a estimé que cette interprétation était erronée, car le règlement du PLU n'exclut pas la prise en compte des balcons pour le calcul des distances, entraînant ainsi une erreur de droit. En conséquence, l'arrêt de la cour administrative d'appel a été annulé et l'affaire renvoyée devant cette même cour. De plus, la commune de Divonne-les-Bains a été condamnée à verser 3 000 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 10-9 chr, 25 mai 2022, n° 455127, Lebon T.
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 455127
Importance : Mentionné aux tables du recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Décision précédente : Cour administrative d'appel de Lyon, 1 juin 2021, N° 19LY01952
Précédents jurisprudentiels : [RJ1] Cf. CE, 14 avril 1995, S.C.I. « Les terrasses de la mer », n° 129479, T. p. 1079....[RJ2] Cf. CE, 28 septembre 1998, Commune de Saint-Bon-Tarentaise, n° 172656, T. p. 1230.
Dispositif : Renvoi après cassation
Date de dernière mise à jour : 26 septembre 2023
Identifiant Légifrance : CETATEXT000045842893
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2022:455127.20220525
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Sur les parties

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