Conseil d'État, Juge des référés, 11 mars 2022, 461570, Inédit au recueil Lebon
CE
Rejet 11 mars 2022

Arguments

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  • Rejeté
    Atteinte grave et immédiate aux intérêts moraux des requérants

    La cour a estimé que les mesures contestées, bien que contraignantes, ne créent pas de doute sérieux quant à leur légalité, compte tenu de la situation sanitaire.

  • Rejeté
    Doute sérieux quant à la légalité de la mesure contestée

    La cour a jugé que les éléments présentés ne suffisent pas à établir un doute sérieux sur la légalité des dispositions contestées.

  • Rejeté
    Erreur manifeste d'appréciation

    La cour a considéré que les modifications apportées par le décret sont justifiées par l'évolution de la situation sanitaire et des connaissances scientifiques.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en premier ressort sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution du décret n° 2022-176 du 14 février 2022, qui modifie le décret n° 2021-699 du 1er juin 2021 relatif aux mesures générales pour la gestion de la sortie de crise sanitaire, présentée par M. E… et autres. Les requérants soutenaient que le décret portait atteinte à leurs intérêts moraux en réduisant la validité de leur passe vaccinal et en les obligeant à une vaccination rapprochée, invoquant une atteinte grave et immédiate à leurs intérêts, un doute sérieux quant à la légalité de la mesure, une erreur manifeste d'appréciation faute d'études scientifiques justifiant la réduction de la durée de validité des certificats de rétablissement et des doses de rappel, et une mesure disproportionnée à la situation sanitaire. Le ministre des solidarités et de la santé a répliqué que l'urgence n'était pas caractérisée et que les moyens n'étaient pas fondés. Le Conseil d'État a jugé que les mesures contestées étaient adaptées, nécessaires et proportionnées au regard de la situation sanitaire marquée par la prédominance du variant Omicron et l'impact sur le système de soins, et que les modifications du schéma vaccinal complet étaient justifiées par l'évolution de l'épidémie et des connaissances scientifiques. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'urgence.

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Commentaires4

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1Sélection de jurisprudence du Conseil d’État
Vulpi Avocats - Chronique de jurisprudence · 26 avril 2022

2Conseil d’Etat, ORD., 11 mars 2022, M. B, requête numéro 461570
www.revuegeneraledudroit.eu · 11 mars 2022

3Le CE valide la réduction de la durée du certificat de rétablissement et la vaccination « complète » pour le maintien du passe vaccinal.
blog.landot-avocats.net · 11 mars 2022
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Sur la décision

Référence :
CE, juge des réf., 11 mars 2022, n° 461570
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 461570
Importance : Inédit au recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Date de dernière mise à jour : 4 juillet 2025
Identifiant Légifrance : CETATEXT000045372491
Identifiant européen : ECLI:FR:CEORD:2022:461570.20220311
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Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. LOI n°2021-689 du 31 mai 2021
  2. Décret n°2021-699 du 1er juin 2021
  3. LOI n°2022-46 du 22 janvier 2022
  4. Décret n°2022-176 du 14 février 2022
  5. Code de justice administrative
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Conseil d'État, Juge des référés, 11 mars 2022, 461570, Inédit au recueil Lebon