Conseil d'État, 4ème chambre, 10 mars 2023, 456602, Inédit au recueil Lebon
CE
Annulation 10 mars 2023

Arguments

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  • Accepté
    Insuffisance de motivation de la décision du CNESER

    La cour a jugé que le CNESER a effectivement omis de répondre à un moyen non inopérant, ce qui constitue une insuffisance de motivation de sa décision.

  • Accepté
    Mauvaise qualification des faits de harcèlement sexuel

    La cour a estimé que le CNESER a inexactement qualifié les faits, qui, au regard de la relation d'autorité entre M. A et ses étudiantes, justifiaient une sanction plus sévère.

  • Accepté
    Partie perdante dans l'instance

    La cour a décidé de mettre à la charge de M. A une somme à verser à Sorbonne Université, considérant que l'établissement n'est pas la partie perdante.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État était saisi en cassation après une décision du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) concernant des poursuites disciplinaires engagées par le président de l'établissement Sorbonne Université contre M. A, maître de conférences. Le CNESER a infligé à M. A la sanction du blâme. Le Conseil d'État casse totalement la décision du CNESER car celui-ci n'a pas répondu à un moyen invoqué par l'établissement Sorbonne Université, qui soutenait que M. A avait manqué aux devoirs de secret et de discrétion professionnels ainsi que d'impartialité, d'intégrité et de probité. De plus, le Conseil d'État considère que les faits reprochés à M. A, qui ont créé une situation intimidante et offensante pour certaines étudiantes, sont constitutifs de harcèlement sexuel et que la sanction du blâme est disproportionnée. Le pourvoi incident de M. A est privé d'objet suite à l'annulation de la décision du CNESER. Le Conseil d'État rejette les conclusions présentées par M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Commentaires4

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1Le blâme est une sanction disciplinaire insuffisante contre le harcèlement sexuel
rdavocats.com · 3 décembre 2023

2Sélection de jurisprudence du Conseil d'État
Vulpi Avocats - Chronique de jurisprudence · 12 juin 2023

3Le blâme infligé à un maître de conférences ayant commis des actes constitutifs de harcèlement sexuel est une sanction insuffisante
Chrono Vivaldi · 11 avril 2023
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Sur la décision

Référence :
CE, 4e chs, 10 mars 2023, n° 456602
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 456602
Importance : Inédit au recueil Lebon
Type de recours : Plein contentieux
Dispositif : Satisfaction totale
Date de dernière mise à jour : 28 août 2023
Identifiant Légifrance : CETATEXT000047318529
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHS:2023:456602.20230310
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