Rejet 4 juin 2025
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TA Cergy-Pontoise, 4 juin 2025, n° 2509660 |
|---|---|
| Juridiction : | Tribunal administratif de Cergy-Pontoise |
| Numéro : | 2509660 |
| Type de recours : | Excès de pouvoir |
| Dispositif : | Rejet |
| Date de dernière mise à jour : | 6 juin 2025 |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 juin 2025, Mme B C, épouse A, représentée par Me Rochiccioli, demande au juge des référés, statuant par application des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande dans un délai de 48 heures à compter de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la condition d’urgence est caractérisée compte tenu de la gravité des conséquences de l’inertie administrative sur sa situation personnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
— le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
— le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Cantié en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante iranienne née le 30 mars 1986, faisant valoir qu’elle a sollicité, le 8 février 2024 puis le 7 octobre 2024, le renouvellement du titre de séjour qui lui a été délivré en qualité de bénéficiaire de la protection subsidiaire et se trouve sans aucun document de séjour valide, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande.
2. Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. / Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ». L’article L. 522-3 de ce code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ». Enfin, aux termes du premier alinéa de l’article R. 522-1 du même code : « La requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit () justifier de l’urgence de l’affaire ».
3. En se bornant à invoquer, sans le démontrer par des éléments précis et probants, qu’elle se trouve sans ressources et encourt à très bref l’arrêt de la cryoconservation de ses embryons en raison de l’inertie administrative dont elle se plaint, ni justifier d’une particulière vulnérabilité, Mme C, qui n’atteste d’aucune circonstance particulière, n’établit pas qu’elle se trouverait dans une situation d’urgence caractérisée, justifiant qu’une injonction soit prononcée à l’encontre de l’administration dans un délai de quarante-huit heures.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme C doit être rejetée, en toutes ses conclusions, par application des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit besoin d’examiner si les autres conditions prévues par l’article L. 521-2 du même code sont réunies.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C, épouse A.
Fait à Cergy, le 4 juin 2025.
Le juge des référés,
signé
C. Cantié
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Logement ·
- Astreinte ·
- Médiation ·
- Capacité ·
- Commission ·
- Urgence ·
- Habitation ·
- Construction ·
- Injonction ·
- Liquidation
- Naturalisation ·
- Insertion professionnelle ·
- Recours gracieux ·
- Ajournement ·
- Nationalité française ·
- Durée ·
- Commissaire de justice ·
- Administration ·
- Demande ·
- Professeur
- Infraction ·
- Permis de conduire ·
- Amende ·
- Retrait ·
- Justice administrative ·
- Information ·
- Contravention ·
- Route ·
- Avis ·
- Administration
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Justice administrative ·
- Urgence ·
- Juge des référés ·
- Report ·
- Suspension ·
- Courrier ·
- Soins infirmiers ·
- Formation ·
- Annulation ·
- Demande
- Justice administrative ·
- Sous astreinte ·
- Injonction ·
- Commissaire de justice ·
- Suspension ·
- Juge des référés ·
- Désistement ·
- L'etat ·
- Fins ·
- Ordonnance
- Industrie ·
- Statut du personnel ·
- Chambres de commerce ·
- Indemnités de licenciement ·
- Justice administrative ·
- Pension de retraite ·
- Indemnité ·
- Personnel administratif ·
- Sécurité sociale ·
- Assurances
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Recours administratif ·
- Justice administrative ·
- Action sociale ·
- Solidarité ·
- Commissaire de justice ·
- Revenu ·
- Famille ·
- Allocations familiales ·
- Recours contentieux ·
- Action
- Commune ·
- Maire ·
- Justice administrative ·
- Harcèlement au travail ·
- Sanction disciplinaire ·
- Fonction publique ·
- Réseau social ·
- Détournement de pouvoir ·
- Police municipale ·
- Fonctionnaire
- Urgence ·
- Justice administrative ·
- Médiation ·
- Juge des référés ·
- Logement-foyer ·
- Décision implicite ·
- Commission ·
- Légalité ·
- Hébergement ·
- Exécution
Sur les mêmes thèmes • 3
- Justice administrative ·
- Juge des référés ·
- Commissaire de justice ·
- Urgence ·
- Enseignement supérieur ·
- Suspension ·
- Terme ·
- Demande ·
- Décision implicite ·
- Éducation nationale
- Mayotte ·
- Enfant ·
- Justice administrative ·
- Décision implicite ·
- Convention internationale ·
- Vie privée ·
- Stipulation ·
- Liberté fondamentale ·
- Sauvegarde ·
- Atteinte disproportionnée
- Justice administrative ·
- Centre hospitalier ·
- Pays ·
- Traitement ·
- Expertise ·
- L'etat ·
- Mission ·
- Document ·
- Manquement ·
- Dossier médical
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.