Annulation 28 novembre 2025
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TA Guyane, 28 nov. 2025, n° 2401656 |
|---|---|
| Juridiction : | Tribunal administratif de Guyane |
| Numéro : | 2401656 |
| Type de recours : | Excès de pouvoir |
| Dispositif : | Non-lieu |
| Date de dernière mise à jour : | 14 décembre 2025 |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 novembre 2024, M. C… B… A…, représenté par Me Balima, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d’annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet sur sa demande d’admission au séjour ;
3°) d’enjoindre au préfet de la Guyane de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » l’autorisant à travailler, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard en application des articles L.911-1 et L.911-3 du code de justice administrative ;
4°) à défaut d’annulation, d’enjoindre au préfet de la Guyane de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenu sous astreinte de 50 euros par jour de retard et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen et jusqu’à la prise d’une nouvelle décision en application des articles L.911-2 et L.911-3 du code de justice administrative ;
5°) d’enjoindre au préfet de la Guyane de lu délivrer une convocation afin qu’il puisse déposer sa demande d’admission au séjour, ;
6°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions combinées de l’article L.761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, distraits au profit de Me Balima.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 octobre 2025, le préfet de la Guyane conclut au non-lieu à statuer et au rejet des conclusions présentées sur le fondement de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que M. B… A… s’est vu octroyer le bénéfice de la protection subsidiaire et qu’une carte de séjour pluriannuelle, valable du 11 octobre 2025 au 10 octobre 2029 lui a été délivrée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
-le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1.
Aux termes de l’article 20 de la loi visée ci-dessus du 10 juillet 1991 : « Dans les cas d’urgence, sous réserve de l’application des règles relatives aux commissions ou désignations d’office, l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. / (…) ». Dans les circonstances de l’espèce, M. B… A… ne fait état d’aucune urgence justifiant qu’il soit admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire. Sa demande doit ainsi être rejetée.
2.
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : / 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
3.
Il ressort de l’extrait de la fiche Telemofpra de M. B… A… produite par le préfet de la Guyane le 29 octobre 2025 que, postérieurement à la date d’introduction de la requête, le requérant a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire par une décision de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides en date du 26 février 2025. Il ressort en outre de la fiche de M. B… A… au fichier national des étrangers (FNE), que le requérant s’est vu délivrer une carte de séjour pluriannuelle, valable du 11 octobre 2025 au 10 octobre 2029. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête sont devenues sans objet. Par suite, il n’y a plus lieu d’y statuer.
4.
Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre une somme à la charge de l’Etat en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E:
Article 1 : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction présentées par le requérant.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B… A… est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C… B… A… et au préfet de la Guyane
Rendue publique par mise à disposition au greffe le 28 novembre 2025.
Le président,
Signé
O. GUISERIX
La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier,
Signé
C. PAUILLAC
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Justice administrative ·
- Permis de construire ·
- Commune ·
- Retrait ·
- Urbanisme ·
- Annulation ·
- Rejet ·
- Recours gracieux ·
- Maire ·
- Décision implicite
- Justice administrative ·
- Titre ·
- Annulation ·
- Liberté fondamentale ·
- Vie privée ·
- Décision implicite ·
- Convention européenne ·
- Sauvegarde ·
- Autorisation provisoire ·
- Pays
- Territoire français ·
- Pays ·
- Liberté fondamentale ·
- Refus ·
- Annulation ·
- Convention européenne ·
- Sauvegarde ·
- Asile ·
- Justice administrative ·
- Stipulation
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Infraction ·
- Retrait ·
- Composition pénale ·
- Permis de conduire ·
- Amende ·
- Route ·
- Information ·
- Titre exécutoire ·
- Annulation ·
- Droit d'accès
- Département ·
- Délibération ·
- Fonction publique ·
- Service social ·
- Collectivités territoriales ·
- Décret ·
- Professionnel ·
- Justice administrative ·
- Illégalité ·
- Indemnité
- Décision implicite ·
- Justice administrative ·
- Police ·
- Autorisation provisoire ·
- Rejet ·
- Délai ·
- Tribunaux administratifs ·
- Administration ·
- Demande ·
- Recours contentieux
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Territoire français ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Liberté fondamentale ·
- Ressortissant ·
- Éloignement ·
- Titre ·
- Convention européenne ·
- Sauvegarde ·
- Liberté
- Justice administrative ·
- Police ·
- Statuer ·
- Annulation ·
- Injonction ·
- Commissaire de justice ·
- Astreinte ·
- Conclusion ·
- Fins ·
- Titre
- Associations ·
- Justice administrative ·
- Légalité ·
- Enseignement agricole ·
- Urgence ·
- Établissement ·
- Éducation nationale ·
- Juge des référés ·
- Suspension ·
- Référé
Sur les mêmes thèmes • 3
- Justice administrative ·
- Autorisation de travail ·
- Demande ·
- Juge des référés ·
- Urgence ·
- Titre ·
- Délivrance ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Asile
- Justice administrative ·
- Permis de conduire ·
- Commissaire de justice ·
- Solde ·
- Informatique ·
- Infraction ·
- Sécurité routière ·
- Lettre ·
- Retrait ·
- Recours administratif
- Logement ·
- Allocations familiales ·
- Aide ·
- Justice administrative ·
- Remise ·
- Réel ·
- Erreur ·
- Déclaration ·
- Situation sociale ·
- Montant
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.