Tribunal administratif de Lyon, 22 octobre 2021, n° 2107952
TA Lyon
Rejet 22 octobre 2021
>
CE
Annulation 22 avril 2022

Arguments

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  • Accepté
    Doute sur la légalité de la décision de suspension

    La cour a estimé que le moyen avancé par M me X. était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision de suspension, justifiant ainsi la suspension de son exécution.

  • Accepté
    Urgence de la situation

    La cour a jugé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu des conséquences de la suspension sur la requérante.

  • Rejeté
    Droit au versement de la rémunération

    La cour a rejeté cette demande, précisant que la suspension de la décision n'implique pas le versement des sommes correspondant à la rémunération pour la période antérieure à l'ordonnance.

  • Accepté
    Frais liés à la présente instance

    La cour a décidé que le CHU devait verser à M me X. une somme pour couvrir les frais liés à l'instance, car elle n'était pas partie perdante.

Résumé par Doctrine IA

Mme X., ouvrière principale de 2e classe au CHU de Saint-Etienne, a contesté sa suspension de fonctions décidée le 20 septembre 2021 par le directeur général de l'établissement, au motif qu'elle ne justifiait pas de la régularité de sa situation au regard de l'obligation légale de vaccination contre la covid-19, conformément aux articles 12 et suivants de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire. Elle a saisi le juge des référés pour demander la suspension de l'exécution de cette décision et le versement de sa rémunération depuis sa suspension, invoquant l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le CHU a réclamé le rejet de la requête et demandé que les frais de litige soient imputés à Mme X. Le juge des référés a estimé que le moyen invoqué par Mme X. concernant l'obligation vaccinale était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision de suspension et que l'urgence était caractérisée par la privation de son activité professionnelle et de ses revenus. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision a été ordonnée et le CHU a été condamné à verser à Mme X. 600 euros au titre des frais liés à l'instance de référé, tandis que les demandes de versement de rémunération antérieure à l'ordonnance et les frais de litige réclamés par le CHU ont été rejetés.

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1Obligation vaccinale – Bilan contentieux des référés engagés devant le juge administratif
www.seban-associes.avocat.fr · 18 novembre 2021
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Sur la décision

Référence :
TA Lyon, 22 oct. 2021, n° 2107952
Juridiction : Tribunal administratif de Lyon
Numéro : 2107952

Sur les parties

Texte intégral

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